Title | Le Commentaire de Simplicius sur le Manuel d’Epictete comme Exercice Spirituel |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1995 |
Published in | Esegesi, parafrasi e compilazione in età tardoantica: atti del terzo Convegno dell'Associazione di studi tardoantichi |
Pages | 175-185 |
Categories | no categories |
Author(s) | Hadot, Ilsetraut |
Editor(s) | Moreschini, Claudio |
Translator(s) |
Dans mon livre Le problème du néoplatonisme alexandrin : Hiéroclès et Simplicius¹, j’ai expliqué d’une manière détaillée la place que tenait le commentaire sur le Manuel d’Épictète dans l’enseignement néoplatonicien. Il s’agissait de répondre à la question suivante : comment le néoplatonicien Simplicius pouvait-il se sentir la vocation de commenter le Manuel du stoïcien Épictète, et, qui plus est, dans la perspective de la métripathie aristotélicienne ? Je ne peux reprendre l’argumentation développée que j’ai donnée dans mon livre et je me borne à en résumer ici les principaux résultats. Les néoplatoniciens étaient persuadés qu’il fallait, pour pouvoir commencer avec profit les études de philosophie proprement dites, avoir acquis auparavant certaines dispositions morales et avoir de cette manière purifié son âme, au moins dans une certaine mesure. C’est ce que nous expliquent Simplicius, Ammonius, Philopon, Olympiodore et David (Élias) dans les introductions à leurs commentaires sur les Catégories d’Aristote, dans un chapitre traitant des qualités requises du bon auditeur (ou étudiant)². Mais pour cette formation morale pré-philosophique, il fallait, comme Simplicius et les autres commentateurs des Catégories l’expliquent dans un autre chapitre introductif³, une instruction qui soit une catéchèse purement parénétique, sans démonstrations logiques. Comme le disent Simplicius et Ammonius⁴, une telle instruction ne se trouve pas dans l’œuvre d’Aristote, par laquelle commençaient les études philosophiques des néoplatoniciens. Les traités d’Aristote sont remplis de divisions et de démonstrations, dont la compréhension présuppose la maîtrise de la méthode apodictique, que le débutant en philosophie ne possède pas. Ce ne sont donc pas les Éthiques d’Aristote qui peuvent fournir une instruction éthique préparatoire, continue Simplicius, mais des exhortations non techniques sous forme écrite ou non écrite, comme on en trouve beaucoup chez les pythagoriciens. La dernière allusion de Simplicius vise certainement les sentences pythagoriciennes et le célèbre Carmen aureum, qui a effectivement été commenté par les néoplatoniciens Hiéroclès, Jamblique⁵ et Proclus⁶. David (Élias), pour sa part, nomme les parénèses d’Isocrate⁷, visant de toute évidence les discours À Démonicos et À Nicoclès. Or, au début de son commentaire sur le Manuel d’Épictète⁸, Simplicius précise que le genre littéraire de cet ouvrage est celui des « courtes sentences » et des « maximes morales », et il ajoute que ce genre littéraire est analogue à celui que les pythagoriciens appellent préceptes (προστακτικαί). Nous pouvons donc être assurés de tenir là le motif du choix que Simplicius avait fait du Manuel d’Épictète. [introduction p. 51-52] |
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Title | Esegesi, parafrasi e compilazione in età tardoantica: atti del terzo Convegno dell'Associazione di studi tardoantichi |
Type | Edited Book |
Language | Italian |
Date | 1995 |
Publication Place | Napoli |
Publisher | M. D'Auria |
Series | Collectanea (D'Auria) |
Volume | 9 |
Categories | no categories |
Author(s) | |
Editor(s) | Moreschini, Claudio |
Translator(s) |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/9TdVasyOFO7lHMY |
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