Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 3: Alexander von Aphrodisias |
Type | Book Series |
Language | German |
Date | 2001 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | Wiesner, Jürgen , Wolfgang Kullmann , Robert W. Sharples |
Translator(s) |
In der spätantiken Philosophie, weiß Rezensent Thomas Sören Hoffmann zu berichten, war es nicht verpönt, auf die eigene Originalität zu verzichten und sich als Sprachrohr und Exeget der großen Denker zu verstehen - im Gegenteil. Auch Alexander von Aphrodisias (um 200 n.Chr.), dem Paul Moraux sein Buch gewidmet hat, gehört zu dieser Exegeten-Tradition. Ihm verdankt die "Nachwelt" Referate von verschollenen Aristoteles-Texten. Bemerkenswert findet Hoffmann, dass Moraux sich vor allem den noch nicht eingehend erforschten Gebieten des aristotelischen Denkens in der Alexander-Rezeption widmet. Dass bedingt, dass Moraux kein lückenloses Kompendium bietet, aber auf jeden Fall, lobt Hoffmann, eine "umfassende" Dokumentation über Moraux' Beschäftigung mit den Begriffen der Zeit, der Seele und der Metaphysik bei Alexander. Der Rezensent bedauert allerdings, dass das Ethik-Kapitel, mit dem der verstorbene Moraux sich nicht mehr auseinandersetzen konnte, unter fremder Feder in den Band aufgenommen wurde. Hier komme es zu einem Stilbruch, der nach Ansicht des Rezensenten hätte vermieden werden können, wenn das Ethik-Kapitel im geplanten Supplement-Band erschienen wäre, anstelle des Registers, das der Leser, so Hoffmann, "schmerzlich vermisst". Versöhnlich jedoch das Fazit: Lange hat die Forschung auf diesen Band gewartet - zu Recht. [Rezensionsnotiz Frankfurter Allgemeine Zeitung] |
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Title | Porphyre, Commentateur de la Physique d'Aristote |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1985 |
Published in | Aristotelica: Mélanges offerts à Marcel de Corte |
Pages | 227-239 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | Motte, André , Rutten, Christian |
Translator(s) |
Comme nous l’avons vu, il ne semble pas que Simplicius ait utilisé systématiquement la synopsis des livres V à VIII. Celle-ci a-t-elle laissé des traces ailleurs dans la littérature tardive ? Nous n’en avons aucune preuve formelle. Je voudrais pourtant attirer l’attention sur un passage du commentaire de Macrobe au Somnium Scipionis de Cicéron. Il s’agit d’une discussion de la thèse platonicienne selon laquelle l’âme est immortelle parce qu’elle est automotrice. Macrobe note qu’Aristote a contesté la légitimité de cette thèse et affirmé que l’âme ne peut se mouvoir elle-même et ne peut même subir aucun mouvement. Aristote montrait d’abord qu’il y a, dans la nature, quelque chose d’immobile. Ensuite, il cherchait à prouver que tout ce qui est mû l’est par quelque chose d’autre. Puis il établissait l’existence d’un premier moteur non mû. Contre Platon, il montrait alors que tout principe de mouvement est immobile, et que donc, si l’âme est principe de mouvement, elle doit être immobile. Pour illustrer ces diverses thèses d’Aristote, Macrobe reproduit, sous une forme assez squelettique, des arguments présentés par Aristote au livre VIII de la Physique. Il ne s’agit pas là de citations ou d’extraits littéraux, mais bien de résumés où la substance des développements d’Aristote est réduite à l’essentiel, donc d’une sorte d’epidromê ou de synopsis des passages utilisés. Or, nous savons que de tous les néoplatoniciens, Porphyre est l’un de ceux que Macrobe, qui dépend d’ordinaire de sources plus anciennes, utilise le plus volontiers et le plus fréquemment. Dans son ensemble, la critique moderne admet comme très probable l’hypothèse selon laquelle Macrobe aurait emprunté au traité de Porphyre Peri Psychês pros Boêthon les développements qu’il consacre au passage du Phèdre, traduit par Cicéron, sur l’automotricité et l’immortalité de l’âme. La question se pose donc de savoir si les objections d’Aristote ont été tirées de la même source, ou si Macrobe les a trouvées ailleurs, chez un péripatéticien, par exemple. Si l’on tient compte du fait que Porphyre connaissait très bien Aristote, dont il avait en partie commenté et en partie résumé la Physique, on pourra, ce me semble, fort bien imaginer que, dans son ouvrage sur l’âme, il s’était attaché non seulement à présenter les vues de Platon, mais aussi à les défendre contre les objections auxquelles elles pouvaient se heurter. Il est donc tout naturel que Porphyre se soit assez longuement étendu sur les difficultés que les théories aristotéliciennes du mouvement et du premier moteur suscitaient contre les arguments de Platon sur l’automotricité de l’âme. À cet effet, Porphyre avait exploité surtout le dernier livre de la Physique. Et comme il avait résumé sous la forme d’une synopsis les livres V à VIII, tout nous invite à croire qu’il avait largement utilisé cette synopsis en rédigeant son propre Peri Psychês. Mais pour le dire en toute franchise, cette hypothèse, tout alléchante qu’elle est, ne dépasse pas la vraisemblance. Nous ne disposons pas de fragments certains du résumé porphyrien du huitième livre de la Physique et, dès lors, nous ne sommes pas en mesure de prouver, par voie de comparaison, que les objections d’Aristote présentées par Macrobe remontent bien, en dernière analyse, à la synopsis qui a fait l’objet de la présente étude. [conclusion p. 237-239] |
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Celle-ci a-t-elle laiss\u00e9 des traces ailleurs dans la litt\u00e9rature tardive ? Nous n\u2019en avons aucune preuve formelle. Je voudrais pourtant attirer l\u2019attention sur un passage du commentaire de Macrobe au Somnium Scipionis de Cic\u00e9ron. Il s\u2019agit d\u2019une discussion de la th\u00e8se platonicienne selon laquelle l\u2019\u00e2me est immortelle parce qu\u2019elle est automotrice.\r\n\r\nMacrobe note qu\u2019Aristote a contest\u00e9 la l\u00e9gitimit\u00e9 de cette th\u00e8se et affirm\u00e9 que l\u2019\u00e2me ne peut se mouvoir elle-m\u00eame et ne peut m\u00eame subir aucun mouvement. Aristote montrait d\u2019abord qu\u2019il y a, dans la nature, quelque chose d\u2019immobile. Ensuite, il cherchait \u00e0 prouver que tout ce qui est m\u00fb l\u2019est par quelque chose d\u2019autre. Puis il \u00e9tablissait l\u2019existence d\u2019un premier moteur non m\u00fb. 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Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 2: Der Aristotelismus im I. und II. Jh. n.Chr. |
Type | Monograph |
Language | German |
Date | 1984 |
Publication Place | Berlin – New York |
Publisher | de Gruyter |
Series | Peripatoi |
Volume | 6 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Durch seine Tendenzen und seine Leistungen unterscheidet sich der Aristotelismus der beiden ersten nachchristlichen Jahrhunderte kaum von dem der zweiten Hälfte des ersten Jahrhunderts v. Chr. In der hier behandelten frühen Kaiserzeit lassen sich keine neuen Merkmale beobachten, die eine scharfe Trennung zwischen diesen beiden Jahrhunderten und dem vorhergehenden rechtfertigten. Vielmehr erscheint die Periode von Andronikos bis einschließlich Alexander von Aphrodisias als relativ einheitlich in ihrer Interpretation des Aristoteles. Sie unterscheidet sich vom neuplatonischen Aristotelesverständnis hauptsächlich dadurch, dass sie sich noch nicht zur grundsätzlichen Identität zwischen Aristoteles und Platon bekennt. Nur die Menge des Materials, das es zu untersuchen galt, hat mich gezwungen, die Darstellung dieser ganzen Periode auf drei Bände zu verteilen. [...] In der zweiten Hälfte dieser Arbeit wollen wir uns mit dem Aristotelismus in der Sicht anderer Schulen befassen. Die Entlehnungen aus dem Aristotelismus bei einigen Mittelplatonikern, ferner die gegen Aristoteles gerichtete Kritik und schließlich die Auseinandersetzungen von Nicht-Aristotelikern mit Schriften des Stagiriten dürfen in einer Untersuchung über den Aristotelismus in den ersten beiden nachchristlichen Jahrhunderten nicht außer Acht gelassen werden. Auch dort wird sich zeigen, wie in der Einleitung zum zweiten Buch ausführlicher dargelegt wird, dass etwa bei Platonikern das grundsätzliche Bekenntnis zum Platonismus oft Hand in Hand geht mit einem tatsächlichen Eklektizismus. Die Deutung Platons unter Benutzung typisch aristotelischer Errungenschaften erschien also als durchaus legitim. [preface] |
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Title | La critique d’authenticite chez les commentateurs grecs d’Aristote |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1974 |
Published in | Mansel’e Armağan. Mélanges Mansel, vol. I |
Pages | 265-288 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | Akurgal, Ekrem , Alkım, Uluğ Bahadır , Mansel, Arif Müfid |
Translator(s) |
Tout comme l’archéologie, la numismatique ou l’épigraphie, l’histoire littéraire est parfois amenée à se demander si les matériaux sur lesquels elle travaille sont bien authentiques. Dans la transmission des textes antiques, en effet, les erreurs fortuites d’attribution devaient se produire plus aisément que de nos jours. Par ailleurs, la notion de propriété littéraire était assez flottante ; un auteur plus récent ne se faisait aucun scrupule à reproduire, parfois littéralement, ce qu’un auteur plus ancien avait écrit sur le même sujet. Enfin, pour les raisons les plus diverses, il y a eu parfois fraude délibérée, le faussaire lançant sous un autre nom, souvent un nom illustre, un ouvrage de son cru. Il est remarquable que, dans les derniers siècles de l’Antiquité grecque, les commentateurs d’Aristote se soient posé la question de savoir si tel ou tel écrit dont ils avaient à s’occuper était bien l’œuvre d’Aristote. Divers témoignages nous apprennent même que le problème de l’authenticité était l’un de ceux que le commentateur devait aborder dans son introduction, avant de s’attaquer à l’analyse et à l’interprétation du texte proprement dit. On se rappellera que dans une sorte d’introduction générale à la lecture d’Aristote, Ammonius et plusieurs autres commentateurs issus de son école s’arrêtaient aux dix questions suivantes : D’où les diverses écoles philosophiques tirent-elles leur nom ? Comment faut-il classer les ouvrages d’Aristote ? Par quelle discipline doit-on commencer l’étude de la philosophie aristotélicienne ? Quel est le but de cette philosophie ? Par quels moyens peut-on arriver à ce but ? Quels sont les caractères de l’exposé ou du style d’Aristote ? Comment justifier l’obscurité d’Aristote ? Quelles sont les qualités requises de l’interprète d’Aristote ? Quelles sont les qualités requises de l’étudiant qui aborde la philosophie d’Aristote ? Quelles questions convient-il d’examiner avant d’étudier chaque traité en particulier ? Nous n’avons pas à nous étendre ici sur le problème, assez controversé, de l’origine de ce schéma. Disons simplement que, même si sa forme stéréotypée est assez récente, certains de ses éléments sont à coup sûr bien antérieurs à Ammonius, chez qui le schéma apparaît pour la première fois. C’est le dixième point qui doit retenir ici notre attention. De l’avis des commentateurs, il convient, en effet, avant d’expliquer chaque traité, de répondre dans l’introduction aux six questions suivantes : Quel est le but du traité en question ? Quelle est son utilité ? Quelle est sa place dans l’œuvre d’Aristote ? Comment expliquer son titre ? Le traité est-il authentique ? Quelles en sont les grandes divisions ? Bien sûr, toutes ces questions ne se posent pas dans tous les cas avec la même acuité : il peut arriver, par exemple, que l’utilité de l’ouvrage soit évidente, ou que son titre soit clair, ou encore que son authenticité saute aux yeux et n’ait jamais été contestée ; alors, le commentateur n’aura pas à s’étendre sur ces questions. Quoi qu’il en soit, il est intéressant de noter que le problème de l’authenticité faisait partie des sujets habituellement abordés par les commentateurs dans leurs introductions aux divers ouvrages d’Aristote. Nous nous proposons d’examiner, dans les pages qui suivent, les quelques traces de cette critique d’authenticité qui ont survécu dans les commentaires arrivés jusqu’à nous. Plusieurs commentateurs néoplatoniciens indiquent pour quelles raisons et à la suite de quelles circonstances il a pu se faire que l’on attribue au Stagirite des ouvrages n’émanant pas de lui. En gros, ils citent les motifs suivants : Certains rois payaient bien les textes qu’ils acquéraient pour les bibliothèques qu’ils avaient créées ; cela ne pouvait qu’inciter les faussaires au travail. Par ailleurs, la similitude de certains noms d’auteurs ou de certains titres a pu provoquer des confusions ou des erreurs d’attribution. Enfin, partant de bonnes intentions, certains disciples ont fait à leur maître l’honneur de lui attribuer leurs propres productions. Ces indications des commentateurs sur les causes des attributions erronées viennent de faire l’objet d’une bonne étude ; nous n’y reviendrons donc pas. En revanche, nous croyons utile d’examiner plus en détail les déclarations des commentateurs relatives à l’authenticité de certains traités du corpus aristotelicum. Cela nous permettra de voir quels arguments étaient utilisés pour établir ou contester l’authenticité d’un ouvrage, et aussi de mesurer la valeur des jugements portés dans les différents cas. Les traités ou parties de traités sur lesquels nous possédons, à cet égard, des renseignements concrets sont : les Catégories, les Postprédicaments (chapitres 10-15 des Catégories), le De interpretatione, les Analytiques, la Physique, les Météorologiques, et les deux premiers livres de la Métaphysique. [introduction p. 265-267] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/0K9jPcuuBUt3j54 |
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De l\u2019avis des commentateurs, il convient, en effet, avant d\u2019expliquer chaque trait\u00e9, de r\u00e9pondre dans l\u2019introduction aux six questions suivantes :\r\n\r\n Quel est le but du trait\u00e9 en question ?\r\n Quelle est son utilit\u00e9 ?\r\n Quelle est sa place dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Aristote ?\r\n Comment expliquer son titre ?\r\n Le trait\u00e9 est-il authentique ?\r\n Quelles en sont les grandes divisions ?\r\n\r\nBien s\u00fbr, toutes ces questions ne se posent pas dans tous les cas avec la m\u00eame acuit\u00e9\u202f: il peut arriver, par exemple, que l\u2019utilit\u00e9 de l\u2019ouvrage soit \u00e9vidente, ou que son titre soit clair, ou encore que son authenticit\u00e9 saute aux yeux et n\u2019ait jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e\u202f; alors, le commentateur n\u2019aura pas \u00e0 s\u2019\u00e9tendre sur ces questions. Quoi qu\u2019il en soit, il est int\u00e9ressant de noter que le probl\u00e8me de l\u2019authenticit\u00e9 faisait partie des sujets habituellement abord\u00e9s par les commentateurs dans leurs introductions aux divers ouvrages d\u2019Aristote.\r\n\r\nNous nous proposons d\u2019examiner, dans les pages qui suivent, les quelques traces de cette critique d\u2019authenticit\u00e9 qui ont surv\u00e9cu dans les commentaires arriv\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 nous. Plusieurs commentateurs n\u00e9oplatoniciens indiquent pour quelles raisons et \u00e0 la suite de quelles circonstances il a pu se faire que l\u2019on attribue au Stagirite des ouvrages n\u2019\u00e9manant pas de lui. En gros, ils citent les motifs suivants :\r\n\r\n Certains rois payaient bien les textes qu\u2019ils acqu\u00e9raient pour les biblioth\u00e8ques qu\u2019ils avaient cr\u00e9\u00e9es\u202f; cela ne pouvait qu\u2019inciter les faussaires au travail.\r\n Par ailleurs, la similitude de certains noms d\u2019auteurs ou de certains titres a pu provoquer des confusions ou des erreurs d\u2019attribution.\r\n Enfin, partant de bonnes intentions, certains disciples ont fait \u00e0 leur ma\u00eetre l\u2019honneur de lui attribuer leurs propres productions.\r\n\r\nCes indications des commentateurs sur les causes des attributions erron\u00e9es viennent de faire l\u2019objet d\u2019une bonne \u00e9tude\u202f; nous n\u2019y reviendrons donc pas. En revanche, nous croyons utile d\u2019examiner plus en d\u00e9tail les d\u00e9clarations des commentateurs relatives \u00e0 l\u2019authenticit\u00e9 de certains trait\u00e9s du corpus aristotelicum. 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Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 1: Die Renaissance des Aristotelismus im I. Jh. v. Chr. |
Type | Monograph |
Language | German |
Date | 1973 |
Publication Place | Berlin – New York |
Publisher | de Gruyter |
Series | Peripatoi |
Volume | 5 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/VBBIsjdgwwe3ta8 |
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Title | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux. Introduction |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1965 |
Published in | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux |
Pages | VII-CXC |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
The introduction discusses the object and structure of Aristotle's treatise De caelo, which presents a challenge for commentators due to its lack of unity. While some ancient commentators saw the study of the world as a whole as the main object of the treatise, others focused on the study of the celestial body and its relation to the sublunar world. The modern understanding of the genesis of Aristotle's works suggests that the treatise may have been formed by combining previously independent monographs. Additionally, Aristotle himself may have attempted to give his works a coherent structure, but did so in a somewhat artificial way. Despite these challenges, the treatise is seen as an important work in the history of philosophy and science. [introduction] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/EzAHeSeExATtJIm |
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Title | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux |
Type | Monograph |
Language | French |
Date | 1965 |
Publication Place | Paris |
Publisher | Les Belles Lettres |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul , Aristote |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Cet article examine les différentes interprétations du De caelo d’Aristote par les commentateurs antiques ainsi que les défis posés par la structure de l’ouvrage. Tandis qu’Alexandre d’Aphrodise considère ce traité comme une étude globale du cosmos, les Néoplatoniciens, dont Jamblique et Syrien, estiment qu’Aristote s’intéresse avant tout à la substance céleste et à son influence sur les éléments sublunaires. Simplicius rejette ces deux perspectives et affirme que le véritable objet du De caelo est l’étude des cinq éléments, en particulier de l’élément céleste, qui donne son titre à l’ouvrage. L’article explore également les difficultés liées à la composition et à la transmission des textes d’Aristote. La philologie moderne suggère que nombre de ses ouvrages ne furent pas rédigés en une seule fois selon un plan préétabli, mais plutôt constitués progressivement par l’assemblage de monographies indépendantes. Cette genèse particulière explique en partie les incohérences structurelles du De caelo. Aristote lui-même semble ne pas avoir toujours poursuivi une cohérence absolue dans la rédaction de ses traités, laissant parfois à ses disciples et éditeurs posthumes, comme Andronicos de Rhodes et Tyrannion, le soin de regrouper ses écrits. L’analyse montre que De caelo se divise en deux grands axes : l’étude de l’univers dans son ensemble et l’examen des corps élémentaires qui le composent. Les deux premiers livres portent principalement sur la nature et la structure du cosmos, tandis que la seconde moitié du traité se concentre sur les éléments sublunaires et leurs propriétés. Ainsi, les divergences interprétatives et les discontinuités textuelles du De caelo ne résultent pas uniquement d’une rédaction hâtive ou d’interventions ultérieures, mais reflètent aussi les méthodes de travail d’Aristote et les perspectives philosophiques variées de ses commentateurs. [introduction] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/IXzsAQc4o9nCoao |
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Title | Notes sur la tradition indirecte du 'de Caelo' d'Aristote |
Type | Article |
Language | French |
Date | 1954 |
Journal | Hermes |
Volume | 82 |
Issue | 2 |
Pages | 145-182 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Nous en revenons ainsi à une constatation formulée dans les premières pages de cette étude : la tradition manuscrite d'Aristote accessible aux commentateurs était incomparablement plus riche ou, du moins, plus diversifiée que notre tradition médiévale. Plusieurs rameaux de cette tradition sont morts sans quasi laisser de traces ; d'autres ne semblent plus avoir de descendants directs, mais certains de leurs éléments ont été sauvés, en partie grâce à des codices mixti, en partie grâce aux yqépexat et aux variantes des commentateurs. La tradition médiévale, avec son unité relative, semble donc bien représenter, par rapport à la richesse antérieure, un réel appauvrissement. Une sélection, accidentelle ou voulue, doit avoir rétréci, dans des proportions considérables, la variété des manuscrits en cours à l'époque de Simplicius. Quand, comment et pourquoi cette sélection s'est-elle opérée ? À combien d'ancêtres réels remontent nos manuscrits médiévaux ? Ce sont là des questions auxquelles je ne puis répondre, et je crois qu’on n’y pourra répondre avant d'avoir mené à bien, avec toutes les ressources de la paléographie, de la critique et de la codicologie, l'étude systématique de la tradition directe. [conclusion p. 182] |
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Title | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux |
Type | Monograph |
Language | French |
Date | 1965 |
Publication Place | Paris |
Publisher | Les Belles Lettres |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul , Aristote |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Cet article examine les différentes interprétations du De caelo d’Aristote par les commentateurs antiques ainsi que les défis posés par la structure de l’ouvrage. Tandis qu’Alexandre d’Aphrodise considère ce traité comme une étude globale du cosmos, les Néoplatoniciens, dont Jamblique et Syrien, estiment qu’Aristote s’intéresse avant tout à la substance céleste et à son influence sur les éléments sublunaires. Simplicius rejette ces deux perspectives et affirme que le véritable objet du De caelo est l’étude des cinq éléments, en particulier de l’élément céleste, qui donne son titre à l’ouvrage. L’article explore également les difficultés liées à la composition et à la transmission des textes d’Aristote. La philologie moderne suggère que nombre de ses ouvrages ne furent pas rédigés en une seule fois selon un plan préétabli, mais plutôt constitués progressivement par l’assemblage de monographies indépendantes. Cette genèse particulière explique en partie les incohérences structurelles du De caelo. Aristote lui-même semble ne pas avoir toujours poursuivi une cohérence absolue dans la rédaction de ses traités, laissant parfois à ses disciples et éditeurs posthumes, comme Andronicos de Rhodes et Tyrannion, le soin de regrouper ses écrits. L’analyse montre que De caelo se divise en deux grands axes : l’étude de l’univers dans son ensemble et l’examen des corps élémentaires qui le composent. Les deux premiers livres portent principalement sur la nature et la structure du cosmos, tandis que la seconde moitié du traité se concentre sur les éléments sublunaires et leurs propriétés. Ainsi, les divergences interprétatives et les discontinuités textuelles du De caelo ne résultent pas uniquement d’une rédaction hâtive ou d’interventions ultérieures, mais reflètent aussi les méthodes de travail d’Aristote et les perspectives philosophiques variées de ses commentateurs. [introduction] |
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Title | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux. Introduction |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1965 |
Published in | Aristote, Du ciel. Texte établi et traduit par Paul Moraux |
Pages | VII-CXC |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
The introduction discusses the object and structure of Aristotle's treatise De caelo, which presents a challenge for commentators due to its lack of unity. While some ancient commentators saw the study of the world as a whole as the main object of the treatise, others focused on the study of the celestial body and its relation to the sublunar world. The modern understanding of the genesis of Aristotle's works suggests that the treatise may have been formed by combining previously independent monographs. Additionally, Aristotle himself may have attempted to give his works a coherent structure, but did so in a somewhat artificial way. Despite these challenges, the treatise is seen as an important work in the history of philosophy and science. [introduction] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/EzAHeSeExATtJIm |
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Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 1: Die Renaissance des Aristotelismus im I. Jh. v. Chr. |
Type | Monograph |
Language | German |
Date | 1973 |
Publication Place | Berlin – New York |
Publisher | de Gruyter |
Series | Peripatoi |
Volume | 5 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/VBBIsjdgwwe3ta8 |
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Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 2: Der Aristotelismus im I. und II. Jh. n.Chr. |
Type | Monograph |
Language | German |
Date | 1984 |
Publication Place | Berlin – New York |
Publisher | de Gruyter |
Series | Peripatoi |
Volume | 6 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Durch seine Tendenzen und seine Leistungen unterscheidet sich der Aristotelismus der beiden ersten nachchristlichen Jahrhunderte kaum von dem der zweiten Hälfte des ersten Jahrhunderts v. Chr. In der hier behandelten frühen Kaiserzeit lassen sich keine neuen Merkmale beobachten, die eine scharfe Trennung zwischen diesen beiden Jahrhunderten und dem vorhergehenden rechtfertigten. Vielmehr erscheint die Periode von Andronikos bis einschließlich Alexander von Aphrodisias als relativ einheitlich in ihrer Interpretation des Aristoteles. Sie unterscheidet sich vom neuplatonischen Aristotelesverständnis hauptsächlich dadurch, dass sie sich noch nicht zur grundsätzlichen Identität zwischen Aristoteles und Platon bekennt. Nur die Menge des Materials, das es zu untersuchen galt, hat mich gezwungen, die Darstellung dieser ganzen Periode auf drei Bände zu verteilen. [...] In der zweiten Hälfte dieser Arbeit wollen wir uns mit dem Aristotelismus in der Sicht anderer Schulen befassen. Die Entlehnungen aus dem Aristotelismus bei einigen Mittelplatonikern, ferner die gegen Aristoteles gerichtete Kritik und schließlich die Auseinandersetzungen von Nicht-Aristotelikern mit Schriften des Stagiriten dürfen in einer Untersuchung über den Aristotelismus in den ersten beiden nachchristlichen Jahrhunderten nicht außer Acht gelassen werden. Auch dort wird sich zeigen, wie in der Einleitung zum zweiten Buch ausführlicher dargelegt wird, dass etwa bei Platonikern das grundsätzliche Bekenntnis zum Platonismus oft Hand in Hand geht mit einem tatsächlichen Eklektizismus. Die Deutung Platons unter Benutzung typisch aristotelischer Errungenschaften erschien also als durchaus legitim. [preface] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/nSxL9S7Z1RoD9mZ |
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Title | Der Aristotelismus bei den Griechen. Von Andronikos bis Alexander von Aphrodisias. Band 3: Alexander von Aphrodisias |
Type | Book Series |
Language | German |
Date | 2001 |
Categories | no categories |
Author(s) | , Moraux, Paul |
Editor(s) | Wiesner, Jürgen , Wolfgang Kullmann , Robert W. Sharples |
Translator(s) |
In der spätantiken Philosophie, weiß Rezensent Thomas Sören Hoffmann zu berichten, war es nicht verpönt, auf die eigene Originalität zu verzichten und sich als Sprachrohr und Exeget der großen Denker zu verstehen - im Gegenteil. Auch Alexander von Aphrodisias (um 200 n.Chr.), dem Paul Moraux sein Buch gewidmet hat, gehört zu dieser Exegeten-Tradition. Ihm verdankt die "Nachwelt" Referate von verschollenen Aristoteles-Texten. Bemerkenswert findet Hoffmann, dass Moraux sich vor allem den noch nicht eingehend erforschten Gebieten des aristotelischen Denkens in der Alexander-Rezeption widmet. Dass bedingt, dass Moraux kein lückenloses Kompendium bietet, aber auf jeden Fall, lobt Hoffmann, eine "umfassende" Dokumentation über Moraux' Beschäftigung mit den Begriffen der Zeit, der Seele und der Metaphysik bei Alexander. Der Rezensent bedauert allerdings, dass das Ethik-Kapitel, mit dem der verstorbene Moraux sich nicht mehr auseinandersetzen konnte, unter fremder Feder in den Band aufgenommen wurde. Hier komme es zu einem Stilbruch, der nach Ansicht des Rezensenten hätte vermieden werden können, wenn das Ethik-Kapitel im geplanten Supplement-Band erschienen wäre, anstelle des Registers, das der Leser, so Hoffmann, "schmerzlich vermisst". Versöhnlich jedoch das Fazit: Lange hat die Forschung auf diesen Band gewartet - zu Recht. [Rezensionsnotiz Frankfurter Allgemeine Zeitung] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/n4lUtE7tjgwtpRZ |
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Title | La critique d’authenticite chez les commentateurs grecs d’Aristote |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1974 |
Published in | Mansel’e Armağan. Mélanges Mansel, vol. I |
Pages | 265-288 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | Akurgal, Ekrem , Alkım, Uluğ Bahadır , Mansel, Arif Müfid |
Translator(s) |
Tout comme l’archéologie, la numismatique ou l’épigraphie, l’histoire littéraire est parfois amenée à se demander si les matériaux sur lesquels elle travaille sont bien authentiques. Dans la transmission des textes antiques, en effet, les erreurs fortuites d’attribution devaient se produire plus aisément que de nos jours. Par ailleurs, la notion de propriété littéraire était assez flottante ; un auteur plus récent ne se faisait aucun scrupule à reproduire, parfois littéralement, ce qu’un auteur plus ancien avait écrit sur le même sujet. Enfin, pour les raisons les plus diverses, il y a eu parfois fraude délibérée, le faussaire lançant sous un autre nom, souvent un nom illustre, un ouvrage de son cru. Il est remarquable que, dans les derniers siècles de l’Antiquité grecque, les commentateurs d’Aristote se soient posé la question de savoir si tel ou tel écrit dont ils avaient à s’occuper était bien l’œuvre d’Aristote. Divers témoignages nous apprennent même que le problème de l’authenticité était l’un de ceux que le commentateur devait aborder dans son introduction, avant de s’attaquer à l’analyse et à l’interprétation du texte proprement dit. On se rappellera que dans une sorte d’introduction générale à la lecture d’Aristote, Ammonius et plusieurs autres commentateurs issus de son école s’arrêtaient aux dix questions suivantes : D’où les diverses écoles philosophiques tirent-elles leur nom ? Comment faut-il classer les ouvrages d’Aristote ? Par quelle discipline doit-on commencer l’étude de la philosophie aristotélicienne ? Quel est le but de cette philosophie ? Par quels moyens peut-on arriver à ce but ? Quels sont les caractères de l’exposé ou du style d’Aristote ? Comment justifier l’obscurité d’Aristote ? Quelles sont les qualités requises de l’interprète d’Aristote ? Quelles sont les qualités requises de l’étudiant qui aborde la philosophie d’Aristote ? Quelles questions convient-il d’examiner avant d’étudier chaque traité en particulier ? Nous n’avons pas à nous étendre ici sur le problème, assez controversé, de l’origine de ce schéma. Disons simplement que, même si sa forme stéréotypée est assez récente, certains de ses éléments sont à coup sûr bien antérieurs à Ammonius, chez qui le schéma apparaît pour la première fois. C’est le dixième point qui doit retenir ici notre attention. De l’avis des commentateurs, il convient, en effet, avant d’expliquer chaque traité, de répondre dans l’introduction aux six questions suivantes : Quel est le but du traité en question ? Quelle est son utilité ? Quelle est sa place dans l’œuvre d’Aristote ? Comment expliquer son titre ? Le traité est-il authentique ? Quelles en sont les grandes divisions ? Bien sûr, toutes ces questions ne se posent pas dans tous les cas avec la même acuité : il peut arriver, par exemple, que l’utilité de l’ouvrage soit évidente, ou que son titre soit clair, ou encore que son authenticité saute aux yeux et n’ait jamais été contestée ; alors, le commentateur n’aura pas à s’étendre sur ces questions. Quoi qu’il en soit, il est intéressant de noter que le problème de l’authenticité faisait partie des sujets habituellement abordés par les commentateurs dans leurs introductions aux divers ouvrages d’Aristote. Nous nous proposons d’examiner, dans les pages qui suivent, les quelques traces de cette critique d’authenticité qui ont survécu dans les commentaires arrivés jusqu’à nous. Plusieurs commentateurs néoplatoniciens indiquent pour quelles raisons et à la suite de quelles circonstances il a pu se faire que l’on attribue au Stagirite des ouvrages n’émanant pas de lui. En gros, ils citent les motifs suivants : Certains rois payaient bien les textes qu’ils acquéraient pour les bibliothèques qu’ils avaient créées ; cela ne pouvait qu’inciter les faussaires au travail. Par ailleurs, la similitude de certains noms d’auteurs ou de certains titres a pu provoquer des confusions ou des erreurs d’attribution. Enfin, partant de bonnes intentions, certains disciples ont fait à leur maître l’honneur de lui attribuer leurs propres productions. Ces indications des commentateurs sur les causes des attributions erronées viennent de faire l’objet d’une bonne étude ; nous n’y reviendrons donc pas. En revanche, nous croyons utile d’examiner plus en détail les déclarations des commentateurs relatives à l’authenticité de certains traités du corpus aristotelicum. Cela nous permettra de voir quels arguments étaient utilisés pour établir ou contester l’authenticité d’un ouvrage, et aussi de mesurer la valeur des jugements portés dans les différents cas. Les traités ou parties de traités sur lesquels nous possédons, à cet égard, des renseignements concrets sont : les Catégories, les Postprédicaments (chapitres 10-15 des Catégories), le De interpretatione, les Analytiques, la Physique, les Météorologiques, et les deux premiers livres de la Métaphysique. [introduction p. 265-267] |
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Title | Notes sur la tradition indirecte du 'de Caelo' d'Aristote |
Type | Article |
Language | French |
Date | 1954 |
Journal | Hermes |
Volume | 82 |
Issue | 2 |
Pages | 145-182 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | |
Translator(s) |
Nous en revenons ainsi à une constatation formulée dans les premières pages de cette étude : la tradition manuscrite d'Aristote accessible aux commentateurs était incomparablement plus riche ou, du moins, plus diversifiée que notre tradition médiévale. Plusieurs rameaux de cette tradition sont morts sans quasi laisser de traces ; d'autres ne semblent plus avoir de descendants directs, mais certains de leurs éléments ont été sauvés, en partie grâce à des codices mixti, en partie grâce aux yqépexat et aux variantes des commentateurs. La tradition médiévale, avec son unité relative, semble donc bien représenter, par rapport à la richesse antérieure, un réel appauvrissement. Une sélection, accidentelle ou voulue, doit avoir rétréci, dans des proportions considérables, la variété des manuscrits en cours à l'époque de Simplicius. Quand, comment et pourquoi cette sélection s'est-elle opérée ? À combien d'ancêtres réels remontent nos manuscrits médiévaux ? Ce sont là des questions auxquelles je ne puis répondre, et je crois qu’on n’y pourra répondre avant d'avoir mené à bien, avec toutes les ressources de la paléographie, de la critique et de la codicologie, l'étude systématique de la tradition directe. [conclusion p. 182] |
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Title | Porphyre, Commentateur de la Physique d'Aristote |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 1985 |
Published in | Aristotelica: Mélanges offerts à Marcel de Corte |
Pages | 227-239 |
Categories | no categories |
Author(s) | Moraux, Paul |
Editor(s) | Motte, André , Rutten, Christian |
Translator(s) |
Comme nous l’avons vu, il ne semble pas que Simplicius ait utilisé systématiquement la synopsis des livres V à VIII. Celle-ci a-t-elle laissé des traces ailleurs dans la littérature tardive ? Nous n’en avons aucune preuve formelle. Je voudrais pourtant attirer l’attention sur un passage du commentaire de Macrobe au Somnium Scipionis de Cicéron. Il s’agit d’une discussion de la thèse platonicienne selon laquelle l’âme est immortelle parce qu’elle est automotrice. Macrobe note qu’Aristote a contesté la légitimité de cette thèse et affirmé que l’âme ne peut se mouvoir elle-même et ne peut même subir aucun mouvement. Aristote montrait d’abord qu’il y a, dans la nature, quelque chose d’immobile. Ensuite, il cherchait à prouver que tout ce qui est mû l’est par quelque chose d’autre. Puis il établissait l’existence d’un premier moteur non mû. Contre Platon, il montrait alors que tout principe de mouvement est immobile, et que donc, si l’âme est principe de mouvement, elle doit être immobile. Pour illustrer ces diverses thèses d’Aristote, Macrobe reproduit, sous une forme assez squelettique, des arguments présentés par Aristote au livre VIII de la Physique. Il ne s’agit pas là de citations ou d’extraits littéraux, mais bien de résumés où la substance des développements d’Aristote est réduite à l’essentiel, donc d’une sorte d’epidromê ou de synopsis des passages utilisés. Or, nous savons que de tous les néoplatoniciens, Porphyre est l’un de ceux que Macrobe, qui dépend d’ordinaire de sources plus anciennes, utilise le plus volontiers et le plus fréquemment. Dans son ensemble, la critique moderne admet comme très probable l’hypothèse selon laquelle Macrobe aurait emprunté au traité de Porphyre Peri Psychês pros Boêthon les développements qu’il consacre au passage du Phèdre, traduit par Cicéron, sur l’automotricité et l’immortalité de l’âme. La question se pose donc de savoir si les objections d’Aristote ont été tirées de la même source, ou si Macrobe les a trouvées ailleurs, chez un péripatéticien, par exemple. Si l’on tient compte du fait que Porphyre connaissait très bien Aristote, dont il avait en partie commenté et en partie résumé la Physique, on pourra, ce me semble, fort bien imaginer que, dans son ouvrage sur l’âme, il s’était attaché non seulement à présenter les vues de Platon, mais aussi à les défendre contre les objections auxquelles elles pouvaient se heurter. Il est donc tout naturel que Porphyre se soit assez longuement étendu sur les difficultés que les théories aristotéliciennes du mouvement et du premier moteur suscitaient contre les arguments de Platon sur l’automotricité de l’âme. À cet effet, Porphyre avait exploité surtout le dernier livre de la Physique. Et comme il avait résumé sous la forme d’une synopsis les livres V à VIII, tout nous invite à croire qu’il avait largement utilisé cette synopsis en rédigeant son propre Peri Psychês. Mais pour le dire en toute franchise, cette hypothèse, tout alléchante qu’elle est, ne dépasse pas la vraisemblance. Nous ne disposons pas de fragments certains du résumé porphyrien du huitième livre de la Physique et, dès lors, nous ne sommes pas en mesure de prouver, par voie de comparaison, que les objections d’Aristote présentées par Macrobe remontent bien, en dernière analyse, à la synopsis qui a fait l’objet de la présente étude. [conclusion p. 237-239] |
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