Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation, 1987
By: Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation
Type Edited Book
Language undefined
Date 1987
Publication Place Paris
Publisher Vrin
Series Bibliothèque d’histoire de la philosophie
Categories no categories
Author(s)
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)

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Parménide d'Élée chez les Néoplatoniciens, 1987
By: Guérard, Christian, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Parménide d'Élée chez les Néoplatoniciens
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation
Pages 294-313
Categories no categories
Author(s) Guérard, Christian
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
«Le néoplatonisme, écrit J. Trouillard, succède au ‘moyen platonisme’ le jour où les platoniciens se mettent à chercher dans le Parménide le secret de la philosophie de Platon»¹. Effectivement, en paraphrasant Proclus, on peut même dire que la lecture néoplatonicienne du dialogue, et avant tout de la première hypothèse, est le Néoplatonisme lui-même². Sans revenir davantage sur le rôle considérable du Parménide chez Plotin³, bornons-nous à rappeler qu’il a été commenté de façon systématique par Porphyre⁴, puis, comme en témoigne Proclus⁵, par Amélius, Théodore d’Asiné, Jamblique, l’obscur philosophe de Rhodes, Plutarque d’Athènes et Syrianus. À son tour, le Lycien a rédigé un commentaire probablement complet du dialogue qu’il a repris dans son ouvrage final, la Théologie platonicienne. De même, les deux œuvres rassemblées par C.E. Ruelle sous le titre Dubitationes et solutiones de primis principiis in Platonis Parmenidem⁶ montrent l’importance du dialogue chez Damascius. Cette relecture du Parménide a posé bien des questions aux historiens de la philosophie. On a alors invoqué l’influence d’idées orientales. Il fallait, semble-t-il, excuser des esprits aussi exceptionnels d’avoir « sombré dans l’irrationalisme ». Une telle attitude, déjà fort visible chez V. Cousin⁷, l’éditeur même de Proclus, malheureusement demeure⁸. En fait, chez Plotin, l’orientalisme se limiterait au plus à l’aspiration mystique⁹ : la définition du Bien (épékeina tês ousias) est dans la République, VI 509B9, et les spéculations néopythagoriciennes avaient reconnu dans l’Un du Parménide le Principe de tout¹⁰. Il ne restait qu’à faire le lien, peut-être en retrouvant ainsi la pensée de Speusippe¹¹, mais, sans aucun doute, en s’opposant au platonisme de l’époque. Au IIᵉ siècle notamment, le Parménide était considéré comme une œuvre « logique », un exercice éristique ou un pastiche de la sophistique mégarique. C’était l’opinion des aristotéliciens dont Alexandre d’Aphrodise¹², et aussi celle d’Albinus¹³, par exemple. Pour presque tous¹⁴, le dialogue n’était qu’un jeu discursif employant la méthode des Topiques d’Aristote¹⁵. Il était admis qu’il s’agissait d’une réfutation de l’éléatisme, et, dans la première hypothèse en particulier, d’une réplique ironique de Gorgias¹⁶. La conception néoplatonicienne n’était pas très aisée à soutenir : si le dialogue porte sur des réalités sublimes, pourquoi les faire exposer par Parménide ? D’ailleurs, l’hypothèse est-elle celle de l’Éléate¹⁷ ? Enfin, connaissait-il l’Un avant l’être et la théologie négative ? Comment donc admettre que le dialogue puisse révéler les choses les plus hautes si le Parménide du Poème n’a rien à voir avec le personnage de Platon ? Devant ces questions, la figure de l’Éléate prenait un relief nouveau nécessitant à son tour une lecture nouvelle. Nous allons tenter de montrer comment, principalement chez Plotin et Proclus, Parménide allait s’inscrire dans la perspective historique propre au néoplatonisme, et qui, d’une certaine manière, le définit. [introduction p. 294-295]

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Aristote: quantité et contrariété. Une critique de l’école d’Oxford, 1980
By: O'Brien, Denis, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Aristote: quantité et contrariété. Une critique de l’école d’Oxford
Type Book Section
Language English
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 89-165
Categories no categories
Author(s) O'Brien, Denis
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Avant-propos L’école d’Oxford et le commentaire du Professeur J. L. Ackrill sur les Catégories d’Aristote. Les divisions du texte — un point de repère. Objet de l’argument (5b11-15) Distinction entre propriétés et possesseurs de propriétés. Distinction entre l’aire et la surface, le volume et le corps. Distinction entre quantités déterminées et quantités indéterminées. Le premier argument (5b15-29) La grandeur relative et la grandeur en soi. Les nombreux et les peu nombreux : motif de la double comparaison. Commentaire de Simplicius : les deux formes du paradoxe. Commentaire de Simplicius : la grandeur relative et la grandeur absolue. Le doublet (5b26-29). Le deuxième argument (5b30-33) Rubrique liminaire : une même chose peut-elle se rencontrer dans plus d’une catégorie ? Les relatifs peuvent-ils avoir des contraires ? Les deux groupes de relatifs : ceux qui peuvent avoir un contraire, ceux qui ne peuvent pas avoir de contraire. Relation et contrariété : la prémisse sous-jacente de l’argument. Le troisième argument (5b33-6a11) Introduction à l’argument (5b33-35). Première partie de l’argument : une chose admettra deux contraires à la fois (5b35-6a4). Seconde partie de l’argument : les choses contraires seront, à elles-mêmes, contraires (6a4-8). Conclusion de l’argument (6a8-11). Traduction-Paraphrase du chapitre six des Catégories (4b20-6a35) [structure by the author]

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Ackrill sur les Cat\u00e9gories d\u2019Aristote.\r\nLes divisions du texte \u2014 un point de rep\u00e8re.\r\nObjet de l\u2019argument (5b11-15)\r\n\r\n Distinction entre propri\u00e9t\u00e9s et possesseurs de propri\u00e9t\u00e9s.\r\n Distinction entre l\u2019aire et la surface, le volume et le corps.\r\n Distinction entre quantit\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es et quantit\u00e9s ind\u00e9termin\u00e9es.\r\n\r\nLe premier argument (5b15-29)\r\n\r\n La grandeur relative et la grandeur en soi.\r\n Les nombreux et les peu nombreux : motif de la double comparaison.\r\n Commentaire de Simplicius : les deux formes du paradoxe.\r\n Commentaire de Simplicius : la grandeur relative et la grandeur absolue.\r\n Le doublet (5b26-29).\r\n\r\nLe deuxi\u00e8me argument (5b30-33)\r\n\r\n Rubrique liminaire : une m\u00eame chose peut-elle se rencontrer dans plus d\u2019une cat\u00e9gorie ?\r\n Les relatifs peuvent-ils avoir des contraires ?\r\n Les deux groupes de relatifs : ceux qui peuvent avoir un contraire, ceux qui ne peuvent pas avoir de contraire.\r\n Relation et contrari\u00e9t\u00e9 : la pr\u00e9misse sous-jacente de l\u2019argument.\r\n\r\nLe troisi\u00e8me argument (5b33-6a11)\r\n\r\n Introduction \u00e0 l\u2019argument (5b33-35).\r\n Premi\u00e8re partie de l\u2019argument : une chose admettra deux contraires \u00e0 la fois (5b35-6a4).\r\n Seconde partie de l\u2019argument : les choses contraires seront, \u00e0 elles-m\u00eames, contraires (6a4-8).\r\n Conclusion de l\u2019argument (6a8-11).\r\n\r\nTraduction-Paraphrase du chapitre six des Cat\u00e9gories (4b20-6a35) [structure by the author]","btype":2,"date":"1980","language":"English","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/fSSFgeHBQMgQH3p","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":144,"full_name":"O'Brien, Denis","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":149,"full_name":"Aubenque, Pierre","role":{"id":2,"role_name":"editor"}}],"book":null,"booksection":{"id":1099,"section_of":302,"pages":"89-165","is_catalog":null,"book":{"id":302,"bilderberg_idno":null,"dare_idno":null,"catalog_idno":null,"entry_type":null,"type":4,"language":"fr","title":"Concepts et cat\u00e9gories dans la pens\u00e9e antique","title_transcript":"","title_translation":"","short_title":"Aubenque1980b","has_no_author":null,"volume":null,"date":"1980","edition_no":null,"free_date":"1980","abstract":"Depuis Aristote, on entend par cat\u00e9gories des concepts tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9raux, dont la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 ne d\u00e9rive pas de l\u2019exp\u00e9rience, mais en quelque sorte la pr\u00e9c\u00e8de, puisque c\u2019est eux et eux seuls qui nous permettent de l\u2019organiser et de la penser. Ces concepts \u2013 substance, quantit\u00e9, relation, qualit\u00e9, lieu, temps, action, passion, situation, avoir \u2013 sont-ils des structures universelles de toute pens\u00e9e ou bien sont-ils li\u00e9s aux particularit\u00e9s s\u00e9mantiques ou syntaxiques d\u2019un syst\u00e8me linguistique particulier, en l\u2019occurrence de la langue grecque, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e9nonc\u00e9s et rassembl\u00e9s?\r\nLes \u00e9tudes ici r\u00e9unies, issues d\u2019un s\u00e9minaire qui s\u2019est poursuivi durant plusieurs ann\u00e9es au Centre de recherche sur la Pens\u00e9e antique de l\u2019Universit\u00e9 de Paris-Sorbonne, associ\u00e9 au C.N.R.S. (Centre L\u00e9on-Robin), s\u2019efforcent d\u2019apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 cette grande question, qui demeure au centre des discussions contemporaines sur les rapports de la philosophie et du langage. Leur apport sp\u00e9cifique consiste dans une ex\u00e9g\u00e8se rigoureuse des analyses du trait\u00e9 aristot\u00e9licien des Cat\u00e9gories, \u00e9clair\u00e9 par les d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs de la doctrine, tels que nous les connaissons notamment \u00e0 travers le Commentaire du N\u00e9oplatonicien Simplicius. Certaines de ces \u00e9tudes examinent l\u2019influence ou les transformations des cat\u00e9gories aristot\u00e9liciennes chez les Sto\u00efciens, les grammairiens grecs de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9, les N\u00e9oplatoniciens tardifs, les P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise et dans la tradition latine antique et m\u00e9di\u00e9vale. 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Qu'est-ce qu'une figure? Une difficulté de la doctrine aristotélicienne de la qualité (Aristote Catégories 8, 10 b 26-11 a 14), 1980
By: Narcy, Michel, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Qu'est-ce qu'une figure? Une difficulté de la doctrine aristotélicienne de la qualité (Aristote Catégories 8, 10 b 26-11 a 14)
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 197-216
Categories no categories
Author(s) Narcy, Michel
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Au chapitre 8 des Catégories, consacré à la qualité (poiotes), Aristote, comme il l’a fait à propos des catégories précédentes (substance, quantité, relation), fait suivre son exposé de l’examen de deux questions : savoir si, dans l’ordre de la qualité, se trouvent contrariété (enantiótes) et accroissement ou diminution (to mallon kai to héttion). On peut noter d’ailleurs qu’à la réponse à ces deux questions se limiteront, au chapitre 9, les indications fournies au sujet des catégories de l’action et de la passion. Questions dont on a pu reconnaître qu’elles constituent comme l’application aux catégories aristotéliciennes d’un système catégorial plus ancien, provenant de l’Académie et dérivé, à travers le platonisme, du pythagorisme. Il peut paraître étrange de délimiter ici, en vue d’une étude de la catégorie de qualité, un passage d’allure adventice, où vient pour ainsi dire s’entrecroiser avec le fil de l’exposé d’Aristote, et contredire l’assurance de sa classification, une problématique qui semble d’autant moins lui appartenir en propre qu’elle contribue surtout à jeter le doute sur la cohérence de l’exposé qui précède. À chacune des deux questions, en effet, Aristote donne tout d’abord une réponse affirmative (contrariété : 10 b 12 ; accroissement et diminution : 10 b 26), mais c’est pour noter ensuite, à la règle ainsi posée, des exceptions. Ainsi, donnant comme exemple de contrariété le blanc et le noir (10 b 13), il remarque un peu plus bas que d’autres couleurs, telles que le rouge et le jaune, n’ont pas de contraires (10 b 16-17). De même, dans le passage qui va nous occuper, affirme-t-il qu’à la différence des autres qualités, la figure n’est pas susceptible de plus et de moins : exception de taille, cette fois, puisque c’est ainsi l’une des quatre subdivisions de la qualité qui se voit assigner un statut à part. Rejoignant là l’objection que fait Plotin au principe même d’une division au sein de la qualité, on ne peut éviter de se demander pourquoi la figure est rangée sous cette catégorie. Soit donc que, dans la rencontre avec le système catégorial académique, Aristote se trouve confronté à une difficulté dont il ne vient pas à bout, soit qu’il souligne ainsi l’inadéquation de la « grille » qu’il abandonne, ce passage peut sembler rien moins que central dans le chapitre. À moins que se révèlent, dans la difficulté précisément, pour autant qu’elle est comme une trace de la cassure opérée, et à moins que, pourquoi pas, dans cette cassure se constituent, la signification et la raison d’être de la catégorie aristotélicienne de la qualité, et avec elle, la doctrine des catégories. L’exception constituée par la figure, en effet, n’est pas une faiblesse qui se laisse seulement apercevoir : Aristote, au contraire, loin de la masquer ou de la mentionner sans plus, comme il fait du rouge et du jaune à propos de la contrariété, non seulement l’expose avec un soin particulier, mais produit une argumentation à l’appui. Ce qui doit d’autant plus retenir l’attention, qu’il a tout d’abord travaillé à réduire une première exception, celle que constitueraient des dispositions telles que la justice ou la santé (10 b 30-11 a 5). Le soin égal apporté, d’abord à réduire une première exception, puis à en produire une autre, donne à croire qu’à entendre au plus près la difficulté, on a chance d’y saisir une ligne de force de la doctrine. Examinons donc tout d’abord la première partie de notre passage (10 b 26-11 a 5). C’est l’affirmation que les qualités (tà poià) reçoivent « le plus et le moins » (tà mallon kai tà héttion) : « du blanc, en effet : l’un est dit plus et moins qu’un autre. Et du juste : l’un qu’un autre, plus ». [introduction p. 197-198]

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Une difficult\u00e9 de la doctrine aristot\u00e9licienne de la qualit\u00e9 (Aristote Cat\u00e9gories 8, 10 b 26-11 a 14)","main_title":{"title":"Qu'est-ce qu'une figure? Une difficult\u00e9 de la doctrine aristot\u00e9licienne de la qualit\u00e9 (Aristote Cat\u00e9gories 8, 10 b 26-11 a 14)"},"abstract":"Au chapitre 8 des Cat\u00e9gories, consacr\u00e9 \u00e0 la qualit\u00e9 (poiotes), Aristote, comme il l\u2019a fait \u00e0 propos des cat\u00e9gories pr\u00e9c\u00e9dentes (substance, quantit\u00e9, relation), fait suivre son expos\u00e9 de l\u2019examen de deux questions : savoir si, dans l\u2019ordre de la qualit\u00e9, se trouvent contrari\u00e9t\u00e9 (enanti\u00f3tes) et accroissement ou diminution (to mallon kai to h\u00e9ttion). On peut noter d\u2019ailleurs qu\u2019\u00e0 la r\u00e9ponse \u00e0 ces deux questions se limiteront, au chapitre 9, les indications fournies au sujet des cat\u00e9gories de l\u2019action et de la passion. 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Ainsi, donnant comme exemple de contrari\u00e9t\u00e9 le blanc et le noir (10 b 13), il remarque un peu plus bas que d\u2019autres couleurs, telles que le rouge et le jaune, n\u2019ont pas de contraires (10 b 16-17). De m\u00eame, dans le passage qui va nous occuper, affirme-t-il qu\u2019\u00e0 la diff\u00e9rence des autres qualit\u00e9s, la figure n\u2019est pas susceptible de plus et de moins : exception de taille, cette fois, puisque c\u2019est ainsi l\u2019une des quatre subdivisions de la qualit\u00e9 qui se voit assigner un statut \u00e0 part.\r\n\r\nRejoignant l\u00e0 l\u2019objection que fait Plotin au principe m\u00eame d\u2019une division au sein de la qualit\u00e9, on ne peut \u00e9viter de se demander pourquoi la figure est rang\u00e9e sous cette cat\u00e9gorie. 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Concepts et catégories dans la pensée antique, 1980
By: Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Concepts et catégories dans la pensée antique
Type Edited Book
Language French
Date 1980
Publication Place Paris
Publisher Vrin
Series Bibliotheque d’histoire de la philosophie
Categories no categories
Author(s)
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Depuis Aristote, on entend par catégories des concepts très généraux, dont la généralité ne dérive pas de l’expérience, mais en quelque sorte la précède, puisque c’est eux et eux seuls qui nous permettent de l’organiser et de la penser. Ces concepts – substance, quantité, relation, qualité, lieu, temps, action, passion, situation, avoir – sont-ils des structures universelles de toute pensée ou bien sont-ils liés aux particularités sémantiques ou syntaxiques d’un système linguistique particulier, en l’occurrence de la langue grecque, à l’intérieur de laquelle ils ont été pour la première fois énoncés et rassemblés? Les études ici réunies, issues d’un séminaire qui s’est poursuivi durant plusieurs années au Centre de recherche sur la Pensée antique de l’Université de Paris-Sorbonne, associé au C.N.R.S. (Centre Léon-Robin), s’efforcent d’apporter des éléments de réponse à cette grande question, qui demeure au centre des discussions contemporaines sur les rapports de la philosophie et du langage. Leur apport spécifique consiste dans une exégèse rigoureuse des analyses du traité aristotélicien des Catégories, éclairé par les développements ultérieurs de la doctrine, tels que nous les connaissons notamment à travers le Commentaire du Néoplatonicien Simplicius. Certaines de ces études examinent l’influence ou les transformations des catégories aristotéliciennes chez les Stoïciens, les grammairiens grecs de la fin de l’Antiquité, les Néoplatoniciens tardifs, les Pères de l’Église et dans la tradition latine antique et médiévale. [author's abstract]

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Les catégories aristotéliciennes d’action et de passion vues par Simplicius, 1980
By: Vamvoukakis, Nicolas, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories aristotéliciennes d’action et de passion vues par Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 253-269
Categories no categories
Author(s) Vamvoukakis, Nicolas
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L’analyse du commentaire de Simplicius sur les catégories aristotéliciennes d’action et de passion (ou, plus exactement, d’«agir» et de «pâtir») est d’un intérêt multiple. Les notions mêmes sont d’une importance capitale aussi bien pour Aristote que pour le néoplatonisme tardif : en tant que catégories, elles désignent la mobilité, le dynamisme et la créativité de l’être ; en tant que réalités physiques ou métaphysiques désignées par ces mots, l’action et la passion sont directement liées à la théorie aristotélicienne de puissance, d’acte et de mouvement, et non moins à la problématique néoplatonicienne sur la Procession. L’importance du sujet fait du commentaire de Simplicius une bonne occasion pour manifester l’utilité de ce genre de commentaires pour la meilleure compréhension de la pensée aristotélicienne ; et cela d’autant plus que Simplicius consacre aux catégories d’action et de passion quarante pages de commentaire alors que le texte aristotélicien dans le traité des Catégories ne dépasse pas huit lignes. Par l’exposé exhaustif et raisonné de tous les points de vue concernant ces deux catégories, Simplicius nous offre un tableau aussi complet que possible des problèmes sur l’action et la passion qu’Aristote aurait pu ou aurait dû se poser lui-même dans son discours sur les Catégories. Ainsi l’examen portera sur les caractères principaux de l’action et de la passion, sur ce qui est le propre de chacune et justifie sa position comme une catégorie à part, sur le problème de la réductibilité de ces deux catégories aux autres ou à une seule et sur leur division en espèces. Toutes ces questions, prises dans leur généralité, sont indiscutablement conformes à l’esprit de l’auteur du traité des Catégories ; mais lorsqu’on aborde leur examen détaillé dans le commentaire de Simplicius, on est souvent étonné par l’intrusion d’éléments, surtout spéculatifs, qui, en apparence, relèvent d’un mode de pensée complètement étranger à celui d’Aristote. Mais, en fait, une étude serrée du commentaire montre qu’il est possible (et même nécessaire, si l’on veut tirer le meilleur parti de ce texte) de distinguer : les éléments purement aristotéliciens ; ceux qui, exprimés en termes néoplatoniciens, sont aisément transposables dans l’univers d’Aristote ; ceux qui prolongent la problématique aristotélicienne dans la perspective du néoplatonisme tardif. Ces prolongements ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt pour l’aristotélisme : en posant et en résolvant des problèmes qu’Aristote lui-même n’avait pas posés, mais qui, en dernière analyse, découlent de ses propres thèses, et auxquels on doit donc chercher une réponse même si Aristote ne l’a pas donnée, on comprend beaucoup plus à fond toutes les ramifications de sa problématique ; et de même par l’examen des réponses proposées ou en essayant de répondre soi-même à la place d’Aristote. D’où il ressort que la bonne compréhension et l’appréciation juste d’un commentaire de Simplicius sur Aristote présupposent une connaissance adéquate de la philosophie aristotélicienne ainsi qu’une certaine expérience des traits particuliers à la pensée et à la sensibilité des néoplatoniciens tardifs. Car ces commentaires ne sont pas exégétiques au sens, malheureusement si familier pour nous, de la paraphrase élaborée, mais, sans négliger les nuances, s’attaquent au cœur même des problèmes, sur lesquels ils proposent des solutions bien articulées. [introduction p. 253-254]

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Les notions m\u00eames sont d\u2019une importance capitale aussi bien pour Aristote que pour le n\u00e9oplatonisme tardif : en tant que cat\u00e9gories, elles d\u00e9signent la mobilit\u00e9, le dynamisme et la cr\u00e9ativit\u00e9 de l\u2019\u00eatre ; en tant que r\u00e9alit\u00e9s physiques ou m\u00e9taphysiques d\u00e9sign\u00e9es par ces mots, l\u2019action et la passion sont directement li\u00e9es \u00e0 la th\u00e9orie aristot\u00e9licienne de puissance, d\u2019acte et de mouvement, et non moins \u00e0 la probl\u00e9matique n\u00e9oplatonicienne sur la Procession.\r\n\r\nL\u2019importance du sujet fait du commentaire de Simplicius une bonne occasion pour manifester l\u2019utilit\u00e9 de ce genre de commentaires pour la meilleure compr\u00e9hension de la pens\u00e9e aristot\u00e9licienne ; et cela d\u2019autant plus que Simplicius consacre aux cat\u00e9gories d\u2019action et de passion quarante pages de commentaire alors que le texte aristot\u00e9licien dans le trait\u00e9 des Cat\u00e9gories ne d\u00e9passe pas huit lignes. Par l\u2019expos\u00e9 exhaustif et raisonn\u00e9 de tous les points de vue concernant ces deux cat\u00e9gories, Simplicius nous offre un tableau aussi complet que possible des probl\u00e8mes sur l\u2019action et la passion qu\u2019Aristote aurait pu ou aurait d\u00fb se poser lui-m\u00eame dans son discours sur les Cat\u00e9gories.\r\n\r\nAinsi l\u2019examen portera sur les caract\u00e8res principaux de l\u2019action et de la passion, sur ce qui est le propre de chacune et justifie sa position comme une cat\u00e9gorie \u00e0 part, sur le probl\u00e8me de la r\u00e9ductibilit\u00e9 de ces deux cat\u00e9gories aux autres ou \u00e0 une seule et sur leur division en esp\u00e8ces. 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Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius, 1980
By: Hoffmann, Philippe, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 217-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L'exposé que l'on va lire ne se propose pas d'étudier les concepts de lieu ou de temps chez Aristote et son commentateur Simplicius, mais de scruter les quelques indications qu’Aristote, dans son Traité des Catégories, nous donne sur les prédicats ποῦ et ποτέ, ou que l'on peut trouver dans certains passages de Physique IV. La matière fournie par les textes aristotéliciens étant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius. Si les catégories ποῦ et ποτέ ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c’est pourtant par rapport à eux, c'est-à-dire par différence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. C'est pourquoi, et bien que ce ne soit qu’à titre secondaire, la méditation sur le temps et le lieu nourrit le commentaire de Simplicius, chez qui elle fonde (ainsi d’ailleurs que chez nombre de commentateurs antérieurs) l'ordre relatif des deux catégories : selon que le temps ou le lieu est considéré comme plus « proche » de l'essence, plus « apparenté » à elle, la catégorie ποῦ (ou la catégorie ποτέ) se situera plus près de l’ousia dans la liste des catégories. Tel étant le critère du classement, l'analyse catégoriale court toujours le risque d’être remplacée par une étude « physique » du temps ou du lieu. Mais Simplicius situe la doctrine des catégories au niveau d’une étude des signifiés et des significations. Un second danger se présente alors, qui est de confondre l'analyse catégoriale et l'analyse grammaticale des « parties du discours ». En effet, les catégories ποῦ et ποτέ correspondent presque exclusivement à deux classes d’adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps. Nous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compléments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit exposée dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives à cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. Guidé par l'idée d’une étroite parenté entre les catégories ποῦ et ποτέ, Simplicius étudie les adverbes de temps en suivant comme modèle la doctrine grammaticale des adverbes de lieu. À la suite de Jamblique, il défend, contre les attaques de Plotin, la thèse soutenue par Aristote dans son Traité des Catégories : ποτέ et ποῦ sont des catégories distinctes et propres, tandis que temps et lieu relèvent de la quantité. Pour fonder cette distinction, Jamblique et Simplicius établissent que ποῦ signifie « la relation au lieu de ce qui est dans le lieu », et ποτέ « la relation au temps de ce qui est dans le temps ». D'autre part, ποῦ et ποτέ se différencient des relatifs, en ce que la relation constitutive de ces derniers est convertible, ce qui n’est pas le cas de la relation constitutive de ces deux catégories : il s'agit, par exemple, de la relation au lieu de ce qui est dans le lieu, et non de la relation du lieu à ce qui est en lui. [introduction p. 217-218]

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La mati\u00e8re fournie par les textes aristot\u00e9liciens \u00e9tant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius.\r\n\r\nSi les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c\u2019est pourtant par rapport \u00e0 eux, c'est-\u00e0-dire par diff\u00e9rence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. 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Un second danger se pr\u00e9sente alors, qui est de confondre l'analyse cat\u00e9goriale et l'analyse grammaticale des \u00ab parties du discours \u00bb. En effet, les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad correspondent presque exclusivement \u00e0 deux classes d\u2019adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps.\r\n\r\nNous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compl\u00e9ments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit expos\u00e9e dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives \u00e0 cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. 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Aristote: quantité et contrariété. Une critique de l’école d’Oxford, 1980
By: O'Brien, Denis, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Aristote: quantité et contrariété. Une critique de l’école d’Oxford
Type Book Section
Language English
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 89-165
Categories no categories
Author(s) O'Brien, Denis
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Avant-propos
L’école d’Oxford et le commentaire du Professeur J. L. Ackrill sur les Catégories d’Aristote.
Les divisions du texte — un point de repère.
Objet de l’argument (5b11-15)

    Distinction entre propriétés et possesseurs de propriétés.
    Distinction entre l’aire et la surface, le volume et le corps.
    Distinction entre quantités déterminées et quantités indéterminées.

Le premier argument (5b15-29)

    La grandeur relative et la grandeur en soi.
    Les nombreux et les peu nombreux : motif de la double comparaison.
    Commentaire de Simplicius : les deux formes du paradoxe.
    Commentaire de Simplicius : la grandeur relative et la grandeur absolue.
    Le doublet (5b26-29).

Le deuxième argument (5b30-33)

    Rubrique liminaire : une même chose peut-elle se rencontrer dans plus d’une catégorie ?
    Les relatifs peuvent-ils avoir des contraires ?
    Les deux groupes de relatifs : ceux qui peuvent avoir un contraire, ceux qui ne peuvent pas avoir de contraire.
    Relation et contrariété : la prémisse sous-jacente de l’argument.

Le troisième argument (5b33-6a11)

    Introduction à l’argument (5b33-35).
    Première partie de l’argument : une chose admettra deux contraires à la fois (5b35-6a4).
    Seconde partie de l’argument : les choses contraires seront, à elles-mêmes, contraires (6a4-8).
    Conclusion de l’argument (6a8-11).

Traduction-Paraphrase du chapitre six des Catégories (4b20-6a35) [structure by the author]

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Ackrill sur les Cat\u00e9gories d\u2019Aristote.\r\nLes divisions du texte \u2014 un point de rep\u00e8re.\r\nObjet de l\u2019argument (5b11-15)\r\n\r\n Distinction entre propri\u00e9t\u00e9s et possesseurs de propri\u00e9t\u00e9s.\r\n Distinction entre l\u2019aire et la surface, le volume et le corps.\r\n Distinction entre quantit\u00e9s d\u00e9termin\u00e9es et quantit\u00e9s ind\u00e9termin\u00e9es.\r\n\r\nLe premier argument (5b15-29)\r\n\r\n La grandeur relative et la grandeur en soi.\r\n Les nombreux et les peu nombreux : motif de la double comparaison.\r\n Commentaire de Simplicius : les deux formes du paradoxe.\r\n Commentaire de Simplicius : la grandeur relative et la grandeur absolue.\r\n Le doublet (5b26-29).\r\n\r\nLe deuxi\u00e8me argument (5b30-33)\r\n\r\n Rubrique liminaire : une m\u00eame chose peut-elle se rencontrer dans plus d\u2019une cat\u00e9gorie ?\r\n Les relatifs peuvent-ils avoir des contraires ?\r\n Les deux groupes de relatifs : ceux qui peuvent avoir un contraire, ceux qui ne peuvent pas avoir de contraire.\r\n Relation et contrari\u00e9t\u00e9 : la pr\u00e9misse sous-jacente de l\u2019argument.\r\n\r\nLe troisi\u00e8me argument (5b33-6a11)\r\n\r\n Introduction \u00e0 l\u2019argument (5b33-35).\r\n Premi\u00e8re partie de l\u2019argument : une chose admettra deux contraires \u00e0 la fois (5b35-6a4).\r\n Seconde partie de l\u2019argument : les choses contraires seront, \u00e0 elles-m\u00eames, contraires (6a4-8).\r\n Conclusion de l\u2019argument (6a8-11).\r\n\r\nTraduction-Paraphrase du chapitre six des Cat\u00e9gories (4b20-6a35) [structure by the author]","btype":2,"date":"1980","language":"English","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/fSSFgeHBQMgQH3p","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":144,"full_name":"O'Brien, Denis","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":149,"full_name":"Aubenque, Pierre","role":{"id":2,"role_name":"editor"}}],"book":null,"booksection":{"id":1099,"section_of":302,"pages":"89-165","is_catalog":null,"book":{"id":302,"bilderberg_idno":null,"dare_idno":null,"catalog_idno":null,"entry_type":null,"type":4,"language":"fr","title":"Concepts et cat\u00e9gories dans la pens\u00e9e antique","title_transcript":"","title_translation":"","short_title":"Aubenque1980b","has_no_author":null,"volume":null,"date":"1980","edition_no":null,"free_date":"1980","abstract":"Depuis Aristote, on entend par cat\u00e9gories des concepts tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9raux, dont la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 ne d\u00e9rive pas de l\u2019exp\u00e9rience, mais en quelque sorte la pr\u00e9c\u00e8de, puisque c\u2019est eux et eux seuls qui nous permettent de l\u2019organiser et de la penser. 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Concepts et catégories dans la pensée antique, 1980
By: Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Concepts et catégories dans la pensée antique
Type Edited Book
Language French
Date 1980
Publication Place Paris
Publisher Vrin
Series Bibliotheque d’histoire de la philosophie
Categories no categories
Author(s)
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Depuis Aristote, on entend par catégories des concepts très généraux, dont la généralité ne dérive pas de l’expérience, mais en quelque sorte la précède, puisque c’est eux et eux seuls qui nous permettent de l’organiser et de la penser. Ces concepts – substance, quantité, relation, qualité, lieu, temps, action, passion, situation, avoir – sont-ils des structures universelles de toute pensée ou bien sont-ils liés aux particularités sémantiques ou syntaxiques d’un système linguistique particulier, en l’occurrence de la langue grecque, à l’intérieur de laquelle ils ont été pour la première fois énoncés et rassemblés?
Les études ici réunies, issues d’un séminaire qui s’est poursuivi durant plusieurs années au Centre de recherche sur la Pensée antique de l’Université de Paris-Sorbonne, associé au C.N.R.S. (Centre Léon-Robin), s’efforcent d’apporter des éléments de réponse à cette grande question, qui demeure au centre des discussions contemporaines sur les rapports de la philosophie et du langage. Leur apport spécifique consiste dans une exégèse rigoureuse des analyses du traité aristotélicien des Catégories, éclairé par les développements ultérieurs de la doctrine, tels que nous les connaissons notamment à travers le Commentaire du Néoplatonicien Simplicius. Certaines de ces études examinent l’influence ou les transformations des catégories aristotéliciennes chez les Stoïciens, les grammairiens grecs de la fin de l’Antiquité, les Néoplatoniciens tardifs, les Pères de l’Église et dans la tradition latine antique et médiévale. [author's abstract]

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Les catégories aristotéliciennes d’action et de passion vues par Simplicius, 1980
By: Vamvoukakis, Nicolas, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories aristotéliciennes d’action et de passion vues par Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 253-269
Categories no categories
Author(s) Vamvoukakis, Nicolas
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L’analyse du commentaire de Simplicius sur les catégories aristotéliciennes d’action et de passion (ou, plus exactement, d’«agir» et de «pâtir») est d’un intérêt multiple. Les notions mêmes sont d’une importance capitale aussi bien pour Aristote que pour le néoplatonisme tardif : en tant que catégories, elles désignent la mobilité, le dynamisme et la créativité de l’être ; en tant que réalités physiques ou métaphysiques désignées par ces mots, l’action et la passion sont directement liées à la théorie aristotélicienne de puissance, d’acte et de mouvement, et non moins à la problématique néoplatonicienne sur la Procession.

L’importance du sujet fait du commentaire de Simplicius une bonne occasion pour manifester l’utilité de ce genre de commentaires pour la meilleure compréhension de la pensée aristotélicienne ; et cela d’autant plus que Simplicius consacre aux catégories d’action et de passion quarante pages de commentaire alors que le texte aristotélicien dans le traité des Catégories ne dépasse pas huit lignes. Par l’exposé exhaustif et raisonné de tous les points de vue concernant ces deux catégories, Simplicius nous offre un tableau aussi complet que possible des problèmes sur l’action et la passion qu’Aristote aurait pu ou aurait dû se poser lui-même dans son discours sur les Catégories.

Ainsi l’examen portera sur les caractères principaux de l’action et de la passion, sur ce qui est le propre de chacune et justifie sa position comme une catégorie à part, sur le problème de la réductibilité de ces deux catégories aux autres ou à une seule et sur leur division en espèces. Toutes ces questions, prises dans leur généralité, sont indiscutablement conformes à l’esprit de l’auteur du traité des Catégories ; mais lorsqu’on aborde leur examen détaillé dans le commentaire de Simplicius, on est souvent étonné par l’intrusion d’éléments, surtout spéculatifs, qui, en apparence, relèvent d’un mode de pensée complètement étranger à celui d’Aristote.

Mais, en fait, une étude serrée du commentaire montre qu’il est possible (et même nécessaire, si l’on veut tirer le meilleur parti de ce texte) de distinguer :

    les éléments purement aristotéliciens ;
    ceux qui, exprimés en termes néoplatoniciens, sont aisément transposables dans l’univers d’Aristote ;
    ceux qui prolongent la problématique aristotélicienne dans la perspective du néoplatonisme tardif.

Ces prolongements ne sont pourtant pas dépourvus d’intérêt pour l’aristotélisme : en posant et en résolvant des problèmes qu’Aristote lui-même n’avait pas posés, mais qui, en dernière analyse, découlent de ses propres thèses, et auxquels on doit donc chercher une réponse même si Aristote ne l’a pas donnée, on comprend beaucoup plus à fond toutes les ramifications de sa problématique ; et de même par l’examen des réponses proposées ou en essayant de répondre soi-même à la place d’Aristote.

D’où il ressort que la bonne compréhension et l’appréciation juste d’un commentaire de Simplicius sur Aristote présupposent une connaissance adéquate de la philosophie aristotélicienne ainsi qu’une certaine expérience des traits particuliers à la pensée et à la sensibilité des néoplatoniciens tardifs. Car ces commentaires ne sont pas exégétiques au sens, malheureusement si familier pour nous, de la paraphrase élaborée, mais, sans négliger les nuances, s’attaquent au cœur même des problèmes, sur lesquels ils proposent des solutions bien articulées. [introduction p. 253-254]

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Les notions m\u00eames sont d\u2019une importance capitale aussi bien pour Aristote que pour le n\u00e9oplatonisme tardif : en tant que cat\u00e9gories, elles d\u00e9signent la mobilit\u00e9, le dynamisme et la cr\u00e9ativit\u00e9 de l\u2019\u00eatre ; en tant que r\u00e9alit\u00e9s physiques ou m\u00e9taphysiques d\u00e9sign\u00e9es par ces mots, l\u2019action et la passion sont directement li\u00e9es \u00e0 la th\u00e9orie aristot\u00e9licienne de puissance, d\u2019acte et de mouvement, et non moins \u00e0 la probl\u00e9matique n\u00e9oplatonicienne sur la Procession.\r\n\r\nL\u2019importance du sujet fait du commentaire de Simplicius une bonne occasion pour manifester l\u2019utilit\u00e9 de ce genre de commentaires pour la meilleure compr\u00e9hension de la pens\u00e9e aristot\u00e9licienne ; et cela d\u2019autant plus que Simplicius consacre aux cat\u00e9gories d\u2019action et de passion quarante pages de commentaire alors que le texte aristot\u00e9licien dans le trait\u00e9 des Cat\u00e9gories ne d\u00e9passe pas huit lignes. Par l\u2019expos\u00e9 exhaustif et raisonn\u00e9 de tous les points de vue concernant ces deux cat\u00e9gories, Simplicius nous offre un tableau aussi complet que possible des probl\u00e8mes sur l\u2019action et la passion qu\u2019Aristote aurait pu ou aurait d\u00fb se poser lui-m\u00eame dans son discours sur les Cat\u00e9gories.\r\n\r\nAinsi l\u2019examen portera sur les caract\u00e8res principaux de l\u2019action et de la passion, sur ce qui est le propre de chacune et justifie sa position comme une cat\u00e9gorie \u00e0 part, sur le probl\u00e8me de la r\u00e9ductibilit\u00e9 de ces deux cat\u00e9gories aux autres ou \u00e0 une seule et sur leur division en esp\u00e8ces. Toutes ces questions, prises dans leur g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, sont indiscutablement conformes \u00e0 l\u2019esprit de l\u2019auteur du trait\u00e9 des Cat\u00e9gories ; mais lorsqu\u2019on aborde leur examen d\u00e9taill\u00e9 dans le commentaire de Simplicius, on est souvent \u00e9tonn\u00e9 par l\u2019intrusion d\u2019\u00e9l\u00e9ments, surtout sp\u00e9culatifs, qui, en apparence, rel\u00e8vent d\u2019un mode de pens\u00e9e compl\u00e8tement \u00e9tranger \u00e0 celui d\u2019Aristote.\r\n\r\nMais, en fait, une \u00e9tude serr\u00e9e du commentaire montre qu\u2019il est possible (et m\u00eame n\u00e9cessaire, si l\u2019on veut tirer le meilleur parti de ce texte) de distinguer :\r\n\r\n les \u00e9l\u00e9ments purement aristot\u00e9liciens ;\r\n ceux qui, exprim\u00e9s en termes n\u00e9oplatoniciens, sont ais\u00e9ment transposables dans l\u2019univers d\u2019Aristote ;\r\n ceux qui prolongent la probl\u00e9matique aristot\u00e9licienne dans la perspective du n\u00e9oplatonisme tardif.\r\n\r\nCes prolongements ne sont pourtant pas d\u00e9pourvus d\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019aristot\u00e9lisme : en posant et en r\u00e9solvant des probl\u00e8mes qu\u2019Aristote lui-m\u00eame n\u2019avait pas pos\u00e9s, mais qui, en derni\u00e8re analyse, d\u00e9coulent de ses propres th\u00e8ses, et auxquels on doit donc chercher une r\u00e9ponse m\u00eame si Aristote ne l\u2019a pas donn\u00e9e, on comprend beaucoup plus \u00e0 fond toutes les ramifications de sa probl\u00e9matique ; et de m\u00eame par l\u2019examen des r\u00e9ponses propos\u00e9es ou en essayant de r\u00e9pondre soi-m\u00eame \u00e0 la place d\u2019Aristote.\r\n\r\nD\u2019o\u00f9 il ressort que la bonne compr\u00e9hension et l\u2019appr\u00e9ciation juste d\u2019un commentaire de Simplicius sur Aristote pr\u00e9supposent une connaissance ad\u00e9quate de la philosophie aristot\u00e9licienne ainsi qu\u2019une certaine exp\u00e9rience des traits particuliers \u00e0 la pens\u00e9e et \u00e0 la sensibilit\u00e9 des n\u00e9oplatoniciens tardifs. Car ces commentaires ne sont pas ex\u00e9g\u00e9tiques au sens, malheureusement si familier pour nous, de la paraphrase \u00e9labor\u00e9e, mais, sans n\u00e9gliger les nuances, s\u2019attaquent au c\u0153ur m\u00eame des probl\u00e8mes, sur lesquels ils proposent des solutions bien articul\u00e9es. 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Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius, 1980
By: Hoffmann, Philippe, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 217-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L'exposé que l'on va lire ne se propose pas d'étudier les concepts de lieu ou de temps chez Aristote et son commentateur Simplicius, mais de scruter les quelques indications qu’Aristote, dans son Traité des Catégories, nous donne sur les prédicats ποῦ et ποτέ, ou que l'on peut trouver dans certains passages de Physique IV. La matière fournie par les textes aristotéliciens étant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius.

Si les catégories ποῦ et ποτέ ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c’est pourtant par rapport à eux, c'est-à-dire par différence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. C'est pourquoi, et bien que ce ne soit qu’à titre secondaire, la méditation sur le temps et le lieu nourrit le commentaire de Simplicius, chez qui elle fonde (ainsi d’ailleurs que chez nombre de commentateurs antérieurs) l'ordre relatif des deux catégories : selon que le temps ou le lieu est considéré comme plus « proche » de l'essence, plus « apparenté » à elle, la catégorie ποῦ (ou la catégorie ποτέ) se situera plus près de l’ousia dans la liste des catégories.

Tel étant le critère du classement, l'analyse catégoriale court toujours le risque d’être remplacée par une étude « physique » du temps ou du lieu. Mais Simplicius situe la doctrine des catégories au niveau d’une étude des signifiés et des significations. Un second danger se présente alors, qui est de confondre l'analyse catégoriale et l'analyse grammaticale des « parties du discours ». En effet, les catégories ποῦ et ποτέ correspondent presque exclusivement à deux classes d’adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps.

Nous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compléments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit exposée dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives à cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. Guidé par l'idée d’une étroite parenté entre les catégories ποῦ et ποτέ, Simplicius étudie les adverbes de temps en suivant comme modèle la doctrine grammaticale des adverbes de lieu.

À la suite de Jamblique, il défend, contre les attaques de Plotin, la thèse soutenue par Aristote dans son Traité des Catégories : ποτέ et ποῦ sont des catégories distinctes et propres, tandis que temps et lieu relèvent de la quantité. Pour fonder cette distinction, Jamblique et Simplicius établissent que ποῦ signifie « la relation au lieu de ce qui est dans le lieu », et ποτέ « la relation au temps de ce qui est dans le temps ».

D'autre part, ποῦ et ποτέ se différencient des relatifs, en ce que la relation constitutive de ces derniers est convertible, ce qui n’est pas le cas de la relation constitutive de ces deux catégories : il s'agit, par exemple, de la relation au lieu de ce qui est dans le lieu, et non de la relation du lieu à ce qui est en lui. [introduction p.  217-218]

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La mati\u00e8re fournie par les textes aristot\u00e9liciens \u00e9tant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius.\r\n\r\nSi les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c\u2019est pourtant par rapport \u00e0 eux, c'est-\u00e0-dire par diff\u00e9rence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. 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Parménide d'Élée chez les Néoplatoniciens, 1987
By: Guérard, Christian, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Parménide d'Élée chez les Néoplatoniciens
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation
Pages 294-313
Categories no categories
Author(s) Guérard, Christian
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
«Le néoplatonisme, écrit J. Trouillard, succède au ‘moyen platonisme’ le jour où les platoniciens se mettent à chercher dans le Parménide le secret de la philosophie de Platon»¹. Effectivement, en paraphrasant Proclus, on peut même dire que la lecture néoplatonicienne du dialogue, et avant tout de la première hypothèse, est le Néoplatonisme lui-même².

Sans revenir davantage sur le rôle considérable du Parménide chez Plotin³, bornons-nous à rappeler qu’il a été commenté de façon systématique par Porphyre⁴, puis, comme en témoigne Proclus⁵, par Amélius, Théodore d’Asiné, Jamblique, l’obscur philosophe de Rhodes, Plutarque d’Athènes et Syrianus. À son tour, le Lycien a rédigé un commentaire probablement complet du dialogue qu’il a repris dans son ouvrage final, la Théologie platonicienne. De même, les deux œuvres rassemblées par C.E. Ruelle sous le titre Dubitationes et solutiones de primis principiis in Platonis Parmenidem⁶ montrent l’importance du dialogue chez Damascius.

Cette relecture du Parménide a posé bien des questions aux historiens de la philosophie. On a alors invoqué l’influence d’idées orientales. Il fallait, semble-t-il, excuser des esprits aussi exceptionnels d’avoir « sombré dans l’irrationalisme ». Une telle attitude, déjà fort visible chez V. Cousin⁷, l’éditeur même de Proclus, malheureusement demeure⁸.

En fait, chez Plotin, l’orientalisme se limiterait au plus à l’aspiration mystique⁹ : la définition du Bien (épékeina tês ousias) est dans la République, VI 509B9, et les spéculations néopythagoriciennes avaient reconnu dans l’Un du Parménide le Principe de tout¹⁰. Il ne restait qu’à faire le lien, peut-être en retrouvant ainsi la pensée de Speusippe¹¹, mais, sans aucun doute, en s’opposant au platonisme de l’époque.

Au IIᵉ siècle notamment, le Parménide était considéré comme une œuvre « logique », un exercice éristique ou un pastiche de la sophistique mégarique. C’était l’opinion des aristotéliciens dont Alexandre d’Aphrodise¹², et aussi celle d’Albinus¹³, par exemple. Pour presque tous¹⁴, le dialogue n’était qu’un jeu discursif employant la méthode des Topiques d’Aristote¹⁵. Il était admis qu’il s’agissait d’une réfutation de l’éléatisme, et, dans la première hypothèse en particulier, d’une réplique ironique de Gorgias¹⁶.

La conception néoplatonicienne n’était pas très aisée à soutenir : si le dialogue porte sur des réalités sublimes, pourquoi les faire exposer par Parménide ? D’ailleurs, l’hypothèse est-elle celle de l’Éléate¹⁷ ? Enfin, connaissait-il l’Un avant l’être et la théologie négative ? Comment donc admettre que le dialogue puisse révéler les choses les plus hautes si le Parménide du Poème n’a rien à voir avec le personnage de Platon ?

Devant ces questions, la figure de l’Éléate prenait un relief nouveau nécessitant à son tour une lecture nouvelle. Nous allons tenter de montrer comment, principalement chez Plotin et Proclus, Parménide allait s’inscrire dans la perspective historique propre au néoplatonisme, et qui, d’une certaine manière, le définit. [introduction p.  294-295]

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Qu'est-ce qu'une figure? Une difficulté de la doctrine aristotélicienne de la qualité (Aristote Catégories 8, 10 b 26-11 a 14), 1980
By: Narcy, Michel, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Qu'est-ce qu'une figure? Une difficulté de la doctrine aristotélicienne de la qualité (Aristote Catégories 8, 10 b 26-11 a 14)
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 197-216
Categories no categories
Author(s) Narcy, Michel
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
Au chapitre 8 des Catégories, consacré à la qualité (poiotes), Aristote, comme il l’a fait à propos des catégories précédentes (substance, quantité, relation), fait suivre son exposé de l’examen de deux questions : savoir si, dans l’ordre de la qualité, se trouvent contrariété (enantiótes) et accroissement ou diminution (to mallon kai to héttion). On peut noter d’ailleurs qu’à la réponse à ces deux questions se limiteront, au chapitre 9, les indications fournies au sujet des catégories de l’action et de la passion. Questions dont on a pu reconnaître qu’elles constituent comme l’application aux catégories aristotéliciennes d’un système catégorial plus ancien, provenant de l’Académie et dérivé, à travers le platonisme, du pythagorisme.

Il peut paraître étrange de délimiter ici, en vue d’une étude de la catégorie de qualité, un passage d’allure adventice, où vient pour ainsi dire s’entrecroiser avec le fil de l’exposé d’Aristote, et contredire l’assurance de sa classification, une problématique qui semble d’autant moins lui appartenir en propre qu’elle contribue surtout à jeter le doute sur la cohérence de l’exposé qui précède. À chacune des deux questions, en effet, Aristote donne tout d’abord une réponse affirmative (contrariété : 10 b 12 ; accroissement et diminution : 10 b 26), mais c’est pour noter ensuite, à la règle ainsi posée, des exceptions. Ainsi, donnant comme exemple de contrariété le blanc et le noir (10 b 13), il remarque un peu plus bas que d’autres couleurs, telles que le rouge et le jaune, n’ont pas de contraires (10 b 16-17). De même, dans le passage qui va nous occuper, affirme-t-il qu’à la différence des autres qualités, la figure n’est pas susceptible de plus et de moins : exception de taille, cette fois, puisque c’est ainsi l’une des quatre subdivisions de la qualité qui se voit assigner un statut à part.

Rejoignant là l’objection que fait Plotin au principe même d’une division au sein de la qualité, on ne peut éviter de se demander pourquoi la figure est rangée sous cette catégorie. Soit donc que, dans la rencontre avec le système catégorial académique, Aristote se trouve confronté à une difficulté dont il ne vient pas à bout, soit qu’il souligne ainsi l’inadéquation de la « grille » qu’il abandonne, ce passage peut sembler rien moins que central dans le chapitre. À moins que se révèlent, dans la difficulté précisément, pour autant qu’elle est comme une trace de la cassure opérée, et à moins que, pourquoi pas, dans cette cassure se constituent, la signification et la raison d’être de la catégorie aristotélicienne de la qualité, et avec elle, la doctrine des catégories.

L’exception constituée par la figure, en effet, n’est pas une faiblesse qui se laisse seulement apercevoir : Aristote, au contraire, loin de la masquer ou de la mentionner sans plus, comme il fait du rouge et du jaune à propos de la contrariété, non seulement l’expose avec un soin particulier, mais produit une argumentation à l’appui. Ce qui doit d’autant plus retenir l’attention, qu’il a tout d’abord travaillé à réduire une première exception, celle que constitueraient des dispositions telles que la justice ou la santé (10 b 30-11 a 5). Le soin égal apporté, d’abord à réduire une première exception, puis à en produire une autre, donne à croire qu’à entendre au plus près la difficulté, on a chance d’y saisir une ligne de force de la doctrine.

Examinons donc tout d’abord la première partie de notre passage (10 b 26-11 a 5). C’est l’affirmation que les qualités (tà poià) reçoivent « le plus et le moins » (tà mallon kai tà héttion) : « du blanc, en effet : l’un est dit plus et moins qu’un autre. Et du juste : l’un qu’un autre, plus ». [introduction p. 197-198]

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Leur apport sp\u00e9cifique consiste dans une ex\u00e9g\u00e8se rigoureuse des analyses du trait\u00e9 aristot\u00e9licien des Cat\u00e9gories, \u00e9clair\u00e9 par les d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs de la doctrine, tels que nous les connaissons notamment \u00e0 travers le Commentaire du N\u00e9oplatonicien Simplicius. Certaines de ces \u00e9tudes examinent l\u2019influence ou les transformations des cat\u00e9gories aristot\u00e9liciennes chez les Sto\u00efciens, les grammairiens grecs de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9, les N\u00e9oplatoniciens tardifs, les P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise et dans la tradition latine antique et m\u00e9di\u00e9vale. 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Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation, 1987
By: Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Études sur Parménide, Tome II: Problèmes d’interprétation
Type Edited Book
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Date 1987
Publication Place Paris
Publisher Vrin
Series Bibliothèque d’histoire de la philosophie
Categories no categories
Author(s)
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)

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