Les prières en prose de Simplicius, entre rhétorique et théologie, 2020
By: Hoffmann, Philippe, Hoffmann, Philippe (Ed.), Timotin, Andrei (Ed.)
Title Les prières en prose de Simplicius, entre rhétorique et théologie
Type Book Section
Language French
Date 2020
Published in Théories et practiques de la prière à la fin de l'antiquité
Pages 209-267
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hoffmann, Philippe , Timotin, Andrei
Translator(s)
Les prières en prose de Simplicius, quant à elles, appartiennent toutes à la catégorie des prières conclusives – dont le modèle est fourni par la prière à Pan à la fin du Phèdre de Platon, qui est une référence pour les prières philosophiques 158. De ce point de vue, formel, elles peuvent être rapprochées de la prière finale de la Réponse à Por- phyre (De Mysteriis) de Jamblique, ou de tel « hymne » en prose de Proclus marquant une césure importante dans la Théologie Platoni- cienne 159. Les autres prières néoplatoniciennes que nous avons citées ou évoquées sont soit des prières initiales soit des prières intervenant dans le cours même d’une œuvre. Mais la comparaison entre toutes ces prières – souvent complexes – et celles de Simplicius n’est pas illégitime et fait apparaître une indéniable parenté : Simplicius s’inscrit dans une tradition spécifiquement néoplatonicienne, où la rhéto- rique de la prière sert à l’expression d’un savoir théologique et d’une forme de piété personnelle dont le lecteur contemporain entend encore les accents. Ses prières sont tout à la fois des prières philosophiques et littéraires, des prières personnelles, des prières demandant des grâces particulières, mais aussi de véritables prières cultuelles, dans la mesure où, comme tous les professeurs néoplatoniciens, Simplicius célèbre par ses commentaires une véritable liturgie en l’honneur des dieux; et l’on a remarqué aussi l’affleurement d’une dimension théurgique que ses prières partagent avec les Hymnes de Proclus. Ces différentes catégories ne doivent pas être opposées, car elles se fondent ici dans l’unité dynamique de l’acte de parole, qui est aussi un élan de l’âme. Car si ces prières sont des textes écrits, leur vertu anagogique ne peut s’actualiser que dans la vibration sonore et les rythmes révélés par l’analyse stylistique, qui demandent à être prononcés et entendus. Le raffinement de l’écriture, ici, appelle une oralisation, et l’on se plaît à imaginer que Simplicius a pu, au moins en son privé, peut-être dans un discours « mental », prononcer ces prières et les faire résonner. Mais parce que ses prières sont l’achèvement de commentaires destinés à des « commençants » et non à des philosophes confirmés, Simplicius s’en tient à des déclarations théologiques élémentaires et s’exprime de façon beaucoup plus sobre que Jamblique ou Proclus ; son style clair et simple parvient à maîtriser la solennité qui est de règle dans des adresses aux dieux 163, mais comme ses prédécesseurs néoplatoniciens il ordonne chacune de ses prières au dieu ou aux dieux qui veillent, de façon précise, sur l’ordre de réalité visé par son enseignement. À tous ces dieux Simplicius demande un accompagnement bienveillant et une aide sur la voie d’une ἀναγωγή indissolublement scientifique et spirituelle qui dépassera la discursivité et à son terme n’aura plus besoin du langage, ni même de prière, car elle s’accomplira dans le Silence. [conclusion, pp. 264-267]

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Simplicius’ Corollary on Place: Method of Philosophising and Doctrines, 2016
By: Hoffmann, Philippe, Golitsis, Pantelis, Sorabji, Richard (Ed.)
Title Simplicius’ Corollary on Place: Method of Philosophising and Doctrines
Type Book Section
Language English
Date 2016
Published in Aristotle Re-Interpreted. New Findings on Seven Hundred Years of the Ancient Commentators
Pages 531–540
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe , Golitsis, Pantelis
Editor(s) Sorabji, Richard
Translator(s)
Simplicius’ Corollary on Place (Corollarium de loco) is not a doxographic text but a strictly Neoplatonic philosophical work, with its own philosophical method. It takes the form of a digression interrupting the continuity of Simplicius’ commentary on Aristotle’s Physics (itself a written work intended for readers, hoi entugkhanontes, hoi enteuxomenoi), and its literary genre is that of a monograph treatise using dialectic and exegesis as its principal methods. The dialectical method consists in discussing the opinions of Simplicius’ predecessors, ancient and modern, mainly Aristotle and Proclus, to pave the way for the exposition of the truth, following the method inaugurated by Aristotle in the Topics and still very much alive. It also proceeds by puzzles and solutions (aporiai kai luseis). Th e exegetic method reappears even within a digression which breaks with the continuous commentary and Simplicius devotes sometimes long passages to quoting and commenting on texts from Aristotle, Theophrastus, Proclus, and Damascius, but also from the Chaldaean Oracles, Iamblichus, or Syrianus. Throughout this piece Simplicius maintains complete control over his material which includes the art of rhetoric, dialectical technique, and his philosophic intention. In it, he replaces the Aristotelian defi nition of place (‘the first unmoved boundary of the surrounding body’ (to tou periekhontos peras akinêton prôton), Phys . 4.4, 212a20–1) with a new defi nition taken from his master Damascius (place is the measure of the intrinsic positioning (metron tês theseôs) of the parts of a body, and of its right position in a greater surrounding whole), and he departs from Aristotle’s thought with a radical innovation which progressively works its way in. [introduction p. 531-532]

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Building on the strength of the series, which has been hailed as \u2018a scholarly marvel\u2019, \u2018a truly breath-taking achievement\u2019 and \u2018one of the great scholarly achievements of our time\u2019 and on the widely praised edited volume brought out in 1990 (Aristotle Transformed) this new book brings together critical new scholarship that is a must-read for any scholar in the field.\r\n\r\nWith a wide range of contributors from across the globe, the articles look at the commentators themselves, discussing problems of analysis and interpretation that have arisen through close study of the texts. Richard Sorabji introduces the volume and himself contributes two new papers. A key recent area of research has been into the Arabic, Latin and Hebrew versions of texts, and several important essays look in depth at these. 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Φάος et τόπος. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chaldaïques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco), 2014
By: Hoffmann, Philippe, Lecerf, Adrien (Ed.), Saudelli, Lucia (Ed.), Seng, Helmut (Ed.)
Title Φάος et τόπος. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chaldaïques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)
Type Book Section
Language French
Date 2014
Published in Oracles Chaldaïques: fragments et philosophie
Pages 101-152
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Lecerf, Adrien , Saudelli, Lucia , Seng, Helmut
Translator(s)
La longue digression introduite par Simplicius dans son Commentaire à la Physique d’Aristote, qui est consacrée à la notion de « lieu » et qui prend la suite de l’explication continue du texte même d’Aristote (Physique IV 1-5, 208a27 - 213a11), est traditionnellement désignée par le titre (sans support dans la tradition manuscrite) de Corollarium de loco. Avec le Corollarium de tempore, qui accompagne parallèlement l’explication du traité aristotélicien du temps (Physique IV 10-14, 217b29 - 224a17), il constitue un diptyque essentiel pour notre connaissance de la philosophie néoplatonicienne de la Nature, car il offre sur les doctrines néoplatoniciennes de l’espace et du temps des exposés d’importance majeure. Le Corollarium de loco présente, sur 45 pages des CAG, une histoire néoplatonicienne des doctrines du « lieu », d’Aristote à Damascius (et Simplicius lui-même), qui nous a conservé de précieux fragments de deux traités perdus de Proclus et de Damascius, et suit un plan en deux parties très nettement distinguées. Une section dialectique, tout d’abord, dans laquelle Simplicius mène un examen critique des contradictions du dossier aristotélicien (Physique et De caelo), en répondant au traitement par Alexandre d’Aphrodise de la magna quaestio. Il discute dans cette première partie les doctrines antérieures à celle de Damascius (d’Aristote à Syrianus) et s’attache à comprendre les raisons de leur échec. Vient ensuite une pars construens, ou plutôt un exposé systématique consacré à la doctrine véridique du « lieu », celle de Damascius, que Simplicius retouche et précise. Dans la première partie, dialectique, Simplicius consacre près de 13 pages (de l’édition Diels), soit près du tiers de l’ensemble de la digression, à l’examen critique des doctrines du « lieu » qui se sont intéressées à un type de définition rejeté (et négligé) par Aristote, celui qui fait du lieu un « espace » ou une « étendue ». La discussion de ces doctrines (représentées sous des formes diverses par Démocrite, Straton de Lampsaque, Syrianus, et Proclus) est particulièrement importante car, conformément à une méthode d’origine aristotélicienne, l’examen dialectique des opinions consiste non seulement en une critique et une réfutation, mais vise aussi à extraire la part de vérité contenue dans les opinions examinées. La lecture d’ensemble de la digression permet de comprendre que Simplicius a prêté un intérêt tout particulier aux définitions du « lieu » comme « étendue » (corporelle ou incorporelle) parce qu’elles préfiguraient en quelque sorte – de façon certes maladroite et fautive – la doctrine de son maître Damascius. On passe alors de la considération de l’« étendue » à celle de la « distension » néoplatonicienne. En effet, lorsqu’il en vient à l’exposé complet de la doctrine de Damascius, Simplicius met en lumière le fait qu’il y a une liaison fondamentale entre le « lieu » et la « distension », qui se réalise dans la Procession. Le lieu est une détermination « inétendue », qui « œuvre à la perfection des corps », et plus précisément il est la « mesure rassemblante » d’une modalité particulière de la « distension », désignée par le terme de « disposition » : disposition des parties d’une totalité à l’intérieur de cette totalité ou encore position d’un corps à l’intérieur d’un autre corps envisagé comme totalité plus englobante. Malgré l’autorité dont Proclus est revêtu aux yeux de tous les néoplatoniciens de la fin de l’Antiquité, et malgré le respect profond que Simplicius éprouve pour lui, il lui importe ici de réfuter que le lieu soit un corps, fût-ce un corps immatériel, afin que le lieu puisse ultérieurement être défini comme une mesure inétendue et incorporelle de la « distension » des corps (Damascius). Dans le traité perdu dont des passages centraux sont conservés par Simplicius, Proclus démontre sa doctrine par la conjonction d’une démarche proprement philosophique et apodictique, et par un recours à deux confirmations offertes par des autorités sacrées : la Raison rencontre la Révélation. La première démarche part de prémisses aristotéliciennes (Physique IV 4, 212a2-6). Elle promeut l’hypothèse selon laquelle le « lieu » serait une « étendue », et elle démontre que c’est une « étendue » corporelle, comprise comme sphère de lumière pure coïncidant avec la sphère cosmique : un corps immobile, indivisible, immatériel. La seconde démarche consiste à poser la concordance de cette conclusion rationnelle avec les données du mythe d’Er dans la République, et avec le sens attribué à un vers chaldaïque qui énonce de façon mystérieuse que l’Âme du Monde « anime de fond en comble lumière, feu, éther, mondes ». Le lieu-lumière démontré par la procédure rationnelle est enseigné par le sens profond (et caché) que l’on décèle dans le mythe (c’est la colonne de lumière de République X 616b4-c4) et dans la parole même des dieux. Le commentaire de Proclus sur la République identifie parallèlement la lumière de République X au lieu du Ciel, réaffirme son identité avec la lumière chaldaïque, et fait référence à ce traité en offrant une doctrine tout à fait concordante. L’autorité des Oracles Chaldaïques est pour les néoplatoniciens de cette époque la source ultime de la Vérité, et Simplicius engage contre Proclus, pas à pas, une longue discussion exégétique sur le sens de cet Oracle. Cette discussion est un document exceptionnel sur l’intérêt porté aux Oracles Chaldaïques par Simplicius, au sein même d’un commentaire sur Aristote et sur une question de physique. L’objet des pages qui suivent est de proposer une traduction commentée de l’ensemble du texte de Simplicius (In Phys. 611,8 - 618,7 D.), de façon à montrer l’osmose entre la démarche proprement philosophique de Simplicius (et de Proclus), qui correspond à une recherche de Physique, et l’opération herméneutique appliquée à une parole oraculaire, laquelle est une confirmation d’un raisonnement et une expérience de foi puisqu’elle porte sur un objet divin. La traduction du texte de Simplicius sera précédée de quelques remarques préliminaires sur l’Oracle 51. Le texte grec de Simplicius est accessible à la fois dans l’édition de Diels et dans l’édition mise en ligne déjà mentionnée (éd. Golitsis-Hoffmann). [introduction p. 101-106]

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Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chalda\u00efques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)","main_title":{"title":"\u03a6\u03ac\u03bf\u03c2 et \u03c4\u03cc\u03c0\u03bf\u03c2. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chalda\u00efques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)"},"abstract":"La longue digression introduite par Simplicius dans son Commentaire \u00e0 la Physique d\u2019Aristote, qui est consacr\u00e9e \u00e0 la notion de \u00ab lieu \u00bb et qui prend la suite de l\u2019explication continue du texte m\u00eame d\u2019Aristote (Physique IV 1-5, 208a27 - 213a11), est traditionnellement d\u00e9sign\u00e9e par le titre (sans support dans la tradition manuscrite) de Corollarium de loco. Avec le Corollarium de tempore, qui accompagne parall\u00e8lement l\u2019explication du trait\u00e9 aristot\u00e9licien du temps (Physique IV 10-14, 217b29 - 224a17), il constitue un diptyque essentiel pour notre connaissance de la philosophie n\u00e9oplatonicienne de la Nature, car il offre sur les doctrines n\u00e9oplatoniciennes de l\u2019espace et du temps des expos\u00e9s d\u2019importance majeure.\r\n\r\nLe Corollarium de loco pr\u00e9sente, sur 45 pages des CAG, une histoire n\u00e9oplatonicienne des doctrines du \u00ab lieu \u00bb, d\u2019Aristote \u00e0 Damascius (et Simplicius lui-m\u00eame), qui nous a conserv\u00e9 de pr\u00e9cieux fragments de deux trait\u00e9s perdus de Proclus et de Damascius, et suit un plan en deux parties tr\u00e8s nettement distingu\u00e9es. Une section dialectique, tout d\u2019abord, dans laquelle Simplicius m\u00e8ne un examen critique des contradictions du dossier aristot\u00e9licien (Physique et De caelo), en r\u00e9pondant au traitement par Alexandre d\u2019Aphrodise de la magna quaestio. Il discute dans cette premi\u00e8re partie les doctrines ant\u00e9rieures \u00e0 celle de Damascius (d\u2019Aristote \u00e0 Syrianus) et s\u2019attache \u00e0 comprendre les raisons de leur \u00e9chec.\r\n\r\nVient ensuite une pars construens, ou plut\u00f4t un expos\u00e9 syst\u00e9matique consacr\u00e9 \u00e0 la doctrine v\u00e9ridique du \u00ab lieu \u00bb, celle de Damascius, que Simplicius retouche et pr\u00e9cise. Dans la premi\u00e8re partie, dialectique, Simplicius consacre pr\u00e8s de 13 pages (de l\u2019\u00e9dition Diels), soit pr\u00e8s du tiers de l\u2019ensemble de la digression, \u00e0 l\u2019examen critique des doctrines du \u00ab lieu \u00bb qui se sont int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 un type de d\u00e9finition rejet\u00e9 (et n\u00e9glig\u00e9) par Aristote, celui qui fait du lieu un \u00ab espace \u00bb ou une \u00ab \u00e9tendue \u00bb. La discussion de ces doctrines (repr\u00e9sent\u00e9es sous des formes diverses par D\u00e9mocrite, Straton de Lampsaque, Syrianus, et Proclus) est particuli\u00e8rement importante car, conform\u00e9ment \u00e0 une m\u00e9thode d\u2019origine aristot\u00e9licienne, l\u2019examen dialectique des opinions consiste non seulement en une critique et une r\u00e9futation, mais vise aussi \u00e0 extraire la part de v\u00e9rit\u00e9 contenue dans les opinions examin\u00e9es.\r\n\r\nLa lecture d\u2019ensemble de la digression permet de comprendre que Simplicius a pr\u00eat\u00e9 un int\u00e9r\u00eat tout particulier aux d\u00e9finitions du \u00ab lieu \u00bb comme \u00ab \u00e9tendue \u00bb (corporelle ou incorporelle) parce qu\u2019elles pr\u00e9figuraient en quelque sorte \u2013 de fa\u00e7on certes maladroite et fautive \u2013 la doctrine de son ma\u00eetre Damascius. On passe alors de la consid\u00e9ration de l\u2019\u00ab \u00e9tendue \u00bb \u00e0 celle de la \u00ab distension \u00bb n\u00e9oplatonicienne. En effet, lorsqu\u2019il en vient \u00e0 l\u2019expos\u00e9 complet de la doctrine de Damascius, Simplicius met en lumi\u00e8re le fait qu\u2019il y a une liaison fondamentale entre le \u00ab lieu \u00bb et la \u00ab distension \u00bb, qui se r\u00e9alise dans la Procession. Le lieu est une d\u00e9termination \u00ab in\u00e9tendue \u00bb, qui \u00ab \u0153uvre \u00e0 la perfection des corps \u00bb, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment il est la \u00ab mesure rassemblante \u00bb d\u2019une modalit\u00e9 particuli\u00e8re de la \u00ab distension \u00bb, d\u00e9sign\u00e9e par le terme de \u00ab disposition \u00bb : disposition des parties d\u2019une totalit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cette totalit\u00e9 ou encore position d\u2019un corps \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un autre corps envisag\u00e9 comme totalit\u00e9 plus englobante.\r\n\r\nMalgr\u00e9 l\u2019autorit\u00e9 dont Proclus est rev\u00eatu aux yeux de tous les n\u00e9oplatoniciens de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9, et malgr\u00e9 le respect profond que Simplicius \u00e9prouve pour lui, il lui importe ici de r\u00e9futer que le lieu soit un corps, f\u00fbt-ce un corps immat\u00e9riel, afin que le lieu puisse ult\u00e9rieurement \u00eatre d\u00e9fini comme une mesure in\u00e9tendue et incorporelle de la \u00ab distension \u00bb des corps (Damascius). Dans le trait\u00e9 perdu dont des passages centraux sont conserv\u00e9s par Simplicius, Proclus d\u00e9montre sa doctrine par la conjonction d\u2019une d\u00e9marche proprement philosophique et apodictique, et par un recours \u00e0 deux confirmations offertes par des autorit\u00e9s sacr\u00e9es : la Raison rencontre la R\u00e9v\u00e9lation.\r\n\r\nLa premi\u00e8re d\u00e9marche part de pr\u00e9misses aristot\u00e9liciennes (Physique IV 4, 212a2-6). Elle promeut l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle le \u00ab lieu \u00bb serait une \u00ab \u00e9tendue \u00bb, et elle d\u00e9montre que c\u2019est une \u00ab \u00e9tendue \u00bb corporelle, comprise comme sph\u00e8re de lumi\u00e8re pure co\u00efncidant avec la sph\u00e8re cosmique : un corps immobile, indivisible, immat\u00e9riel. La seconde d\u00e9marche consiste \u00e0 poser la concordance de cette conclusion rationnelle avec les donn\u00e9es du mythe d\u2019Er dans la R\u00e9publique, et avec le sens attribu\u00e9 \u00e0 un vers chalda\u00efque qui \u00e9nonce de fa\u00e7on myst\u00e9rieuse que l\u2019\u00c2me du Monde \u00ab anime de fond en comble lumi\u00e8re, feu, \u00e9ther, mondes \u00bb.\r\n\r\nLe lieu-lumi\u00e8re d\u00e9montr\u00e9 par la proc\u00e9dure rationnelle est enseign\u00e9 par le sens profond (et cach\u00e9) que l\u2019on d\u00e9c\u00e8le dans le mythe (c\u2019est la colonne de lumi\u00e8re de R\u00e9publique X 616b4-c4) et dans la parole m\u00eame des dieux. Le commentaire de Proclus sur la R\u00e9publique identifie parall\u00e8lement la lumi\u00e8re de R\u00e9publique X au lieu du Ciel, r\u00e9affirme son identit\u00e9 avec la lumi\u00e8re chalda\u00efque, et fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce trait\u00e9 en offrant une doctrine tout \u00e0 fait concordante.\r\n\r\nL\u2019autorit\u00e9 des Oracles Chalda\u00efques est pour les n\u00e9oplatoniciens de cette \u00e9poque la source ultime de la V\u00e9rit\u00e9, et Simplicius engage contre Proclus, pas \u00e0 pas, une longue discussion ex\u00e9g\u00e9tique sur le sens de cet Oracle. 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Science théologique et foi selon le commentaire de Simplicius au De Caelo d’Aristote, 2014
By: Hoffmann, Philippe, Coda, Elisa (Ed.), Martini Bonadeo, Cecilia (Ed.)
Title Science théologique et foi selon le commentaire de Simplicius au De Caelo d’Aristote
Type Book Section
Language French
Date 2014
Published in De l'Antiquité tardive au Moyen Âge. Études de logique aristotélicienne et de philosophie grecque, syriaque, arabe et latine offertes à Henri Hugonnard-Roche
Pages 277-363
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Coda, Elisa , Martini Bonadeo, Cecilia
Translator(s)
En hommage aux recherches de Henri Hugonnard-Roche sur la philosophie naturelle dans le Moyen Âge latin, sur l’astronomie et la cosmologie, mais aussi sur les commentaires arabes au De Caelo d’Aristote, et plus généralement sur la postérité syriaque et arabe de la pensée aristotélicienne, cette étude générale portera sur un texte grec de l’Antiquité tardive : le commentaire de Simplicius au De Caelo. Son propos est de considérer la nature de la religion philosophique néoplatonicienne dans le commentaire de Simplicius et d’en proposer une interprétation d’ensemble, en nouant les fils d’une recherche engagée dans trois publications antérieures : un article ancien consacré à la polémique de Simplicius contre Jean Philopon et à la question de la structure physique de la substance céleste, et deux autres études, plus récentes, consacrées à la triade chaldaïque Amour - Vérité - Foi (Érōs, Alêtheia, Pistis), qui a été formalisée par Proclus comme principe dynamique de la prière, et sur laquelle les commentaires à la Physique et au De Caelo offrent de précieux témoignages. Cette triade de puissances anagogiques est à l’œuvre notamment dans cet « hymne » au Démiurge que constitue le Commentaire au De Caelo. Au cours de la présente enquête, consacrée à une interprétation globale de l’œuvre de Simplicius, on complétera le dossier déjà rassemblé au sujet de la triade chaldaïque, en produisant notamment deux textes supplémentaires de Simplicius qui confirment explicitement que l’élaboration d’une pistis philosophique, à l’extrême fin de l’Antiquité, doit se comprendre dans le contexte de la controverse païenne contre l’« athéisme » chrétien. La traduction commentée d’un long extrait du commentaire, en annexe, permettra enfin d’étudier de près les présupposés spécifiquement néoplatoniciens qui guident l’exégète dans sa lecture d’Aristote, et les enjeux théologiques qui dominent son interprétation du De Caelo et préparent, dans l’expérience de la Foi, une union de « sympathie » avec la substance même du Ciel et avec le Démiurge. L’étude des œuvres philosophiques de l’Antiquité tardive, principalement des textes néoplatoniciens grecs, favorisée par un nombre impressionnant d’éditions critiques d’importance majeure, a connu ces dernières décennies un profond renouvellement herméneutique, grâce à une compréhension toujours approfondie des doctrines elles-mêmes, mais aussi à une attention accrue portée aux dimensions rhétoriques de ces textes, comme aux enjeux historiques, politiques, religieux, qui sont inséparables du très complexe système philosophique en devenir, forgé pendant près de quatre siècles, de Porphyre jusqu’aux derniers professeurs d’Alexandrie. L’étude du néoplatonisme ne peut être séparée de l’histoire générale, politique et religieuse, de l’Antiquité tardive. La théologie savante et la philosophie sont intimement liées, soit que la théologie apparaisse comme une « partie » de la philosophie, soit que l’ensemble du système philosophique se désigne lui-même comme une théologie, ainsi que le montrent les ouvrages majeurs de Proclus, intitulés Peri tôn kata Platōna Theologias (Théologie Platonicienne) ou Stoicheiosis Theologikê (Éléments de théologie), qui présentent selon des modes d’exposition très différents le déploiement de l’ensemble du système. La théologie savante s’enrichit et s’accompagne d’autres dimensions relevant du mode de vie même des philosophes néoplatoniciens et de leurs pratiques : rituels théurgiques, formes diverses de la piété à l’égard des dieux (eusebeia), mais aussi religion personnelle ou encore engagement dans la polémique anti-chrétienne. L’interprétation des textes eux-mêmes a été renouvelée par une attention accrue portée aux genres littéraires philosophiques et à la dimension pragmatique des œuvres. Les analyses de Pierre Hadot, en particulier, nourries d’une réflexion sur les « jeux de langage » de Wittgenstein, ont contribué à renouveler l’interprétation des commentaires néoplatoniciens, ceux de Simplicius notamment, envisagés comme des œuvres littéraires à part entière, avec leur régime spécifique de systématicité, leurs règles, leurs codes, leurs finalités pragmatiques propres. Au-delà de l’érudition scientifique et de la puissance conceptuelle qui caractérise le discours philosophique – nourri à la fois de la tradition péripatéticienne et des recherches des exégètes néoplatoniciens depuis Plotin et Porphyre – ces commentaires doivent se comprendre aussi comme des exercices de méditation spirituelle à finalité anagogique, que l’auteur pratique à la fois pour lui-même et pour ses destinataires, auditeurs ou lecteurs. Par leur dimension pragmatique, ils relèvent de la vie philosophique (bios) et ne sont plus seulement des éléments du discours philosophique (logos). [introduction p. 277-279]

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Au cours de la pr\u00e9sente enqu\u00eate, consacr\u00e9e \u00e0 une interpr\u00e9tation globale de l\u2019\u0153uvre de Simplicius, on compl\u00e9tera le dossier d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9 au sujet de la triade chalda\u00efque, en produisant notamment deux textes suppl\u00e9mentaires de Simplicius qui confirment explicitement que l\u2019\u00e9laboration d\u2019une pistis philosophique, \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin de l\u2019Antiquit\u00e9, doit se comprendre dans le contexte de la controverse pa\u00efenne contre l\u2019\u00ab ath\u00e9isme \u00bb chr\u00e9tien.\r\n\r\nLa traduction comment\u00e9e d\u2019un long extrait du commentaire, en annexe, permettra enfin d\u2019\u00e9tudier de pr\u00e8s les pr\u00e9suppos\u00e9s sp\u00e9cifiquement n\u00e9oplatoniciens qui guident l\u2019ex\u00e9g\u00e8te dans sa lecture d\u2019Aristote, et les enjeux th\u00e9ologiques qui dominent son interpr\u00e9tation du De Caelo et pr\u00e9parent, dans l\u2019exp\u00e9rience de la Foi, une union de \u00ab sympathie \u00bb avec la substance m\u00eame du Ciel et avec le D\u00e9miurge.\r\n\r\nL\u2019\u00e9tude des \u0153uvres philosophiques de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, principalement des textes n\u00e9oplatoniciens grecs, favoris\u00e9e par un nombre impressionnant d\u2019\u00e9ditions critiques d\u2019importance majeure, a connu ces derni\u00e8res d\u00e9cennies un profond renouvellement herm\u00e9neutique, gr\u00e2ce \u00e0 une compr\u00e9hension toujours approfondie des doctrines elles-m\u00eames, mais aussi \u00e0 une attention accrue port\u00e9e aux dimensions rh\u00e9toriques de ces textes, comme aux enjeux historiques, politiques, religieux, qui sont ins\u00e9parables du tr\u00e8s complexe syst\u00e8me philosophique en devenir, forg\u00e9 pendant pr\u00e8s de quatre si\u00e8cles, de Porphyre jusqu\u2019aux derniers professeurs d\u2019Alexandrie.\r\n\r\nL\u2019\u00e9tude du n\u00e9oplatonisme ne peut \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale, politique et religieuse, de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive. 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Les analyses de Pierre Hadot, en particulier, nourries d\u2019une r\u00e9flexion sur les \u00ab jeux de langage \u00bb de Wittgenstein, ont contribu\u00e9 \u00e0 renouveler l\u2019interpr\u00e9tation des commentaires n\u00e9oplatoniciens, ceux de Simplicius notamment, envisag\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires \u00e0 part enti\u00e8re, avec leur r\u00e9gime sp\u00e9cifique de syst\u00e9maticit\u00e9, leurs r\u00e8gles, leurs codes, leurs finalit\u00e9s pragmatiques propres.\r\n\r\nAu-del\u00e0 de l\u2019\u00e9rudition scientifique et de la puissance conceptuelle qui caract\u00e9rise le discours philosophique \u2013 nourri \u00e0 la fois de la tradition p\u00e9ripat\u00e9ticienne et des recherches des ex\u00e9g\u00e8tes n\u00e9oplatoniciens depuis Plotin et Porphyre \u2013 ces commentaires doivent se comprendre aussi comme des exercices de m\u00e9ditation spirituelle \u00e0 finalit\u00e9 anagogique, que l\u2019auteur pratique \u00e0 la fois pour lui-m\u00eame et pour ses destinataires, auditeurs ou lecteurs. 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Ce volume, par la vari\u00e9t\u00e9 des langues qui s\u2019y entrem\u00ealent, des traditions de pens\u00e9e qu\u2019il fait fusionner, par l\u2019acribie des contributions et le caract\u00e8re novateur des \u00e9ditions de textes et des \u00e9tudes ponctuelles qu\u2019il contient, t\u00e9moigne du rayonnement international du savant auquel il est offert, et de l\u2019effervescence du domaine de recherche auquel il a si grandement contribu\u00e9. [Author's abstract]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/j7haSVMVm5wa9du","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":360,"pubplace":"Paris","publisher":"Vrin","series":"\u00c9tudes musulmanes","volume":"","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":[2014]}

Un grief antichrétien chez Proclus: l'ignorance en théologie, 2012
By: Hoffmann, Philippe, Perrot, Arnaud (Ed.)
Title Un grief antichrétien chez Proclus: l'ignorance en théologie
Type Book Section
Language French
Date 2012
Published in Les chrétiens et l’hellénisme: identités religieuses et culture grecque dans l’Antiquité tardive
Pages 161-197
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Perrot, Arnaud
Translator(s)
Concluons brièvement. Le dossier de textes que nous venons d’étudier montre que Proclus n’appréhendait la réalité de son temps, et les chrétiens qui l’entouraient, qu’avec des schèmes de pensée directement issus de la science philosophique platonicienne construite et enseignée par lui-même et par les philosophes de son école. La théorie de l’âme qui lui permet de comprendre l’état d’«ignorance» dans lequel se trouvent les chrétiens est directement issue du Livre IV de la République de Platon. La doctrine de l’oubli (lêthê) est elle aussi platonicienne et permet de situer les âmes ignorantes des chrétiens, incarnées et individuelles, dans l’horizon indépassable qui est le leur – le monde de la génésis. La théorie proclienne de la causalité, qui lie la puissance de la Cause à l’extension de ses effets, renforce l’explication par «l’oubli». Et le monothéisme rudimentaire des chrétiens prend son sens par rapport à (et en décalage avec) l’architecture majestueuse de la Théologie platonicienne, qui déploie les ordres divins à partir de l’Un-Bien. Ce monothéisme est comme un lambeau appauvri d’une science théologique à laquelle les chrétiens sont étrangers, tout comme leur est inaccessible l’expérience ultime de la vision unitive. Cette perception de la réalité peut sans doute être mise en relation avec une attitude politique prudente de Proclus, qui ne cherchait pas à provoquer les chrétiens en dépit des difficultés, ainsi que l’a justement suggéré H. D. Saffrey. Au début du VIe siècle, les choses changent, la situation des païens s’assombrit encore – en dépit, ou à cause, de la restauration de l’école néoplatonicienne d’Athènes et de l’enseignement philosophique sous la direction de Damascius – et le ton se durcit : le panorama des âges de l’Humanité, dans la Vie d’Isidore de Damascius, qui ouvrait cette enquête, laisse éclater une indignation véhémente contre l’Empire chrétien, qui se retrouve ensuite chez Simplicius. L’on sait ce que fut l’édit de Justinien en 529, et quelles furent ses conséquences. Mais s’il est une chose qui n’a pas varié, c’est probablement la conscience hautaine que les derniers néoplatoniciens avaient d’être les détenteurs de l’authentique science théologique. Étaient-ils complètement inconscients de la grandeur doctrinale et spirituelle, et de l’ampleur quantitative, de la littérature chrétienne des premiers siècles ? Peut-on penser qu’ils ignoraient vraiment les œuvres de leurs adversaires ? Nous n’entendons que leur silence... [conclusion p. 196-197]

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Au d\u00e9but du VIe si\u00e8cle, les choses changent, la situation des pa\u00efens s\u2019assombrit encore \u2013 en d\u00e9pit, ou \u00e0 cause, de la restauration de l\u2019\u00e9cole n\u00e9oplatonicienne d\u2019Ath\u00e8nes et de l\u2019enseignement philosophique sous la direction de Damascius \u2013 et le ton se durcit : le panorama des \u00e2ges de l\u2019Humanit\u00e9, dans la Vie d\u2019Isidore de Damascius, qui ouvrait cette enqu\u00eate, laisse \u00e9clater une indignation v\u00e9h\u00e9mente contre l\u2019Empire chr\u00e9tien, qui se retrouve ensuite chez Simplicius. L\u2019on sait ce que fut l\u2019\u00e9dit de Justinien en 529, et quelles furent ses cons\u00e9quences.\r\n\r\nMais s\u2019il est une chose qui n\u2019a pas vari\u00e9, c\u2019est probablement la conscience hautaine que les derniers n\u00e9oplatoniciens avaient d\u2019\u00eatre les d\u00e9tenteurs de l\u2019authentique science th\u00e9ologique. \u00c9taient-ils compl\u00e8tement inconscients de la grandeur doctrinale et spirituelle, et de l\u2019ampleur quantitative, de la litt\u00e9rature chr\u00e9tienne des premiers si\u00e8cles ? Peut-on penser qu\u2019ils ignoraient vraiment les \u0153uvres de leurs adversaires ? Nous n\u2019entendons que leur silence... [conclusion p. 196-197]","btype":2,"date":"2012","language":"French","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/C6ajOBbEqvD83jH","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":138,"full_name":"Hoffmann, Philippe ","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":212,"full_name":"Perrot, Arnaud","role":{"id":2,"role_name":"editor"}}],"book":null,"booksection":{"id":1143,"section_of":358,"pages":"161-197","is_catalog":null,"book":{"id":358,"bilderberg_idno":null,"dare_idno":null,"catalog_idno":null,"entry_type":null,"type":4,"language":"fr","title":"Les chr\u00e9tiens et l\u2019hell\u00e9nisme: identit\u00e9s religieuses et culture grecque dans l\u2019Antiquit\u00e9 tardive","title_transcript":"","title_translation":"","short_title":"Perrot2012","has_no_author":null,"volume":null,"date":"2012","edition_no":null,"free_date":"2012","abstract":"Les modernes ont souvent oppos\u00e9 les chr\u00e9tiens \u00e0 l\u2019hell\u00e9nisme. Les auteurs antiques eux-m\u00eames \u2013 qu\u2019ils soient \u00ab Grecs \u00bb ou chr\u00e9tiens \u2013 semblent avoir th\u00e9matis\u00e9 leur antagonisme. Que vaut cette ligne de fracture ? Qu\u2019est-ce qu\u2019\u00eatre Grec \u00e0 la fin de l\u2019Antiquit\u00e9 ? Pour quelles raisons un chr\u00e9tien hell\u00e9nophone, pass\u00e9 par les \u00e9coles de l\u2019Empire et nourri de paideia, ne saurait-il \u00eatre un Grec, au m\u00eame titre que les autres ? Qui donne, qui revendique et qui refuse ce titre \u2013 et pourquoi ? Les termes dans lesquels le sujet est pos\u00e9 ne sont ni simples, ni neutres. La notion d\u2019hell\u00e9nisme, qui peut para\u00eetre moins confessionnelle que celle de \u00ab paganisme \u00bb, est en r\u00e9alit\u00e9 marqu\u00e9e par les conflits religieux des \u00e9poques hell\u00e9nistique et tardive. Ce sont, on le montrera, les besoins de l\u2019autod\u00e9finition et l\u2019\u00e9laboration de la pol\u00e9mique contre l\u2019Autre qui conditionnent les rapports entre les chr\u00e9tiens et \u00ab l\u2019hell\u00e9nisme \u00bb. Cet ouvrage porte une attention particuli\u00e8re au but poursuivi par les auteurs anciens dans chacune de leurs d\u00e9clarations identitaires, entre langue commune et particularisme religieux. [official abstract]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/9Fs2iPPdApqIvv7","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":358,"pubplace":"Paris","publisher":"Rue d'Ulm","series":"\u00c9tudes de litt\u00e9rature ancienne","volume":"20","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":[2012]}

Les bibliothèques philosophiques d’après le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles, 2007
By: Hoffmann, Philippe, D'Ancona Costa, Cristina (Ed.)
L’enquête que nous venons de mener est semée d’incertitudes, et elle est souvent aporétique. Mais quelques conclusions peuvent être tirées de façon prudente. L’enseignement dispensé dans les écoles néoplatoniciennes suivait un programme qui, depuis les diverses propédeutiques jusqu’à l’étude des poèmes “révélés”, impliquait l’usage de livres – le programme pouvant être interprété comme une sorte de “catalogue idéal”. La pratique du commentaire, essentielle dans ces milieux, semble s’être accompagnée, dans certains cas du moins, d’un usage de manuscrits – sans doute de grand format – dans les marges desquels étaient consignés des développements exégétiques (et l’on aimerait mieux savoir quel type d’écriture pouvait être alors utilisé : faut-il imaginer parfois un recours à une micrographie, comme dans l’exemple byzantin du Vaticanus Urbinas gr. 35, copié pour Aréthas vers 900 ?). Sur certains dossiers, comme celui de l’origine des modèles de la “Collection philosophique” (la bibliothèque de l’école néoplatonicienne d’Alexandrie ?), la recherche a progressé, mettant en lumière le rôle probable de Stéphanos d’Alexandrie dans le transfert à Constantinople, au début du VIIᵉ siècle, des modèles tardo-antiques de la Collection. Cet exemple montre que l’on peut attendre, au gré des recherches, un progrès de nos connaissances, par-delà les considérations souvent hypothétiques qui ont été ici présentées. [conclusion p. 152-153]

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Mais quelques conclusions peuvent \u00eatre tir\u00e9es de fa\u00e7on prudente.\r\n\r\nL\u2019enseignement dispens\u00e9 dans les \u00e9coles n\u00e9oplatoniciennes suivait un programme qui, depuis les diverses prop\u00e9deutiques jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tude des po\u00e8mes \u201cr\u00e9v\u00e9l\u00e9s\u201d, impliquait l\u2019usage de livres \u2013 le programme pouvant \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme une sorte de \u201ccatalogue id\u00e9al\u201d. 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Proceedings of the Meeting of the European Science Foundation Network \"Late Antiquity and Arabic Thought: Patterns in the Constitution of European Culture\", Strasbourg, March 12-14, 2004 under the Scientific Committee of the meeting, composed by Matthias Baltes, Michel Cacouros, Cristina D\u2019Ancona, Tiziano Dorandi, Gerhard Endre\u00df, Philippe Hoffmann, Henri Hugonnard Roche","title_transcript":"","title_translation":"","short_title":"D_Ancona_Costa2007","has_no_author":null,"volume":null,"date":"2007","edition_no":null,"free_date":"2007","abstract":"The transmission of Greek learning to the Arabic-speaking world paved the way to the rise of Arabic philosophy. This volume offers a deep and multifarious survey of transmission of Greek philosophy through the schools of late Antiquity to the Syriac-speaking and Arabic-speaking worlds [a.a]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/Adnom07DPUlmcQv","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":37,"pubplace":"Leiden \u2013 Boston","publisher":"Brill","series":"Philosophia Antiqua","volume":"107","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":[2007]}

What was Commentary in Late Antiquity? The Example of the Neoplatonic Commentators, 2006
By: Hoffmann, Philippe, Gill, Mary Louise (Ed.), Pellegrin, Pierre (Ed.)
Title What was Commentary in Late Antiquity? The Example of the Neoplatonic Commentators
Type Book Section
Language English
Date 2006
Published in A Companion to Ancient Philosophy
Pages 597-622
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Gill, Mary Louise , Pellegrin, Pierre
Translator(s)
Neoplatonic thought at the end of antiquity - like that of most of the schools of the Hellenistic and Roman period - has an essentially exegetical and scholastic dimension. Beginning with the classical and Hellenistic period, philosophy in Greece is inseparable from the existence of schools (private or public), often organized as places of com­munal life (sunousia), in which the explication of the texts of the school's founders came to be one of the main activities. The practice of exegesis of written texts supplanted the ancient practice of dialogue. It was sustained through its application to canonical texts, and was put to everyday use in the framework of courses in the explication of texts. The social reality of the school as an institution, with its hierarchy, its diadochos (i.e., the successor to the school’s founder), its structure as a conventicle in which communal life was practiced, its library, its regulation of time, and its programs organ­ized around the reading of canonical texts, constitutes a concrete context into which we should reinsert the practice of exegesis, which is the heart of philosophical ped­agogy and the matrix of doctrinal and dogmatic works. [Author's abstract]

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Les catégories aristotéliciennes ΠΟΤE et ΠΟΥ d’après le commentaire de Simplicius. Méthode d’exégèse et aspects doctrinaux, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Goulet- Cazé, Marie-Odile (Ed.)
Title Les catégories aristotéliciennes ΠΟΤE et ΠΟΥ d’après le commentaire de Simplicius. Méthode d’exégèse et aspects doctrinaux
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in Le commentaire entre tradition et innovation. Actes du colloque international de l'institute des traditions textuelles, Paris et Villejuif, 22-25 septembre 1999
Pages 355-376
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Goulet- Cazé, Marie-Odile
Translator(s)
Simplicius aligns himself fundamentally with Porphyry and Jamblichus, preserving the tradition of responding to Plotinus’s aporias on the Categories. He also reveals trends in the Peripatetic commentaries that Plotinus was reacting to. Simplicius demonstrates the specificity of the categories ΠΟΤE and ΠΟΥ, using Jamblichus's definition of neo-Platonic skopos, which relies on a unity of meaning to establish the unity of a category corresponding to the unity of a genus. Despite being influenced by Jamblichus, Simplicius ultimately follows a philosophical orientation that aligns him with his master Damascius. [conclusion]

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La triade chaldaïque ἔρως, ἀλήθεια, πίστις: De Proclus à Simplicius, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Segonds, A. Ph. (Ed.), Steel, Carlos (Ed.), Mettraux, A. F. (Coll.) (Ed.), Luna, Concetta (Coll.) (Ed.)
Title La triade chaldaïque ἔρως, ἀλήθεια, πίστις: De Proclus à Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in Proclus et la théologie platonicienne. Actes du colloque international de Louvain (13 -16 mai 1998). En l'honneur de H.D. Saffrey et L.G. Westerink
Pages 459-489
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Segonds, A. Ph. , Steel, Carlos , Mettraux, A. F. (Coll.) , Luna, Concetta (Coll.)
Translator(s)
L'analyse des textes montre que dans l’œuvre de Simplicius s'établit une correspondance ferme entre le prologue de son Commentaire à la Physique et la prière finale du Commentaire au De caelo. Selon l’ordre néoplatonicien de lecture des traités d'Aristote, la Physique précède le De caelo. Ne peut-on, dans ces conditions, et malgré un ordre chronologique de composition in­verse, expliquer par une raison de fond - c'est-à-dire par une sorte de continuité intentionnelle entre les deux ouvrages - l’absence d’une prière à la fin du Commentaire à la Physique, en considérant que la prière finale de l'In De caelo couronne à la fois ces deux commentaires, puisque l'un comme l'autre instruisent une polémique contre l'impiété de Jean Philopon, et font remonter l'exégète - et avec lui ses lecteurs - jusqu’à une forme d'union avec le corps céleste et avec le Démiurge, c’est-à-dire jusqu'à une « sympathie » donatrice de félicité? Ainsi se trouve atteint le telos évoqué dans le prologue du Commentaire aux Catégories, tandis qu'un fil thématique précis unit les trois Commentaires de Simplicius sur Aristote. [conclusion, p. 489]

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Bibliothèques et formes du livre a la fin de l’antiquité. Le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Prato, Giancarlo (Ed.)
Title Bibliothèques et formes du livre a la fin de l’antiquité. Le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in I manoscritti greci tra riflessione e dibattito. Atti del V Colloquio Internazionale di Paleografia Greca (Cremona, 4-10 ottobre 1998), Tomo 2
Pages 601-632
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Prato, Giancarlo
Translator(s)
Quels sont donc les maigres résultats de notre enquête ? On déduit d’un cursus d’études tardo-antique des Ve et VIe siècles la nécessaire existence de riches bibliothèques dont l’histoire ultérieure n’est qu’un tissu d’hypothèses ou de questions nécessaires, et le chemin est long jusqu’à la copie des volumes platoniciens de la Collection philosophique au IXe siècle. Les livres utilisés, conservés ou réalisés dans ces milieux néoplatoniciens devaient probablement – pour les œuvres les plus prolixes du moins – être de ces codices de grand format, et aux vastes marges, évoqués par Monsieur Crisci pour une période il est vrai postérieure de plusieurs décennies. On a pu mettre en relation le chapitre 27 de la Vie de Proclus avec le célèbre codex de papyrus de Callimaque (P.Oxy. XX 2258), écrit en majuscule alexandrine. Ce codex, décrit en 1959 par Jean Irigoin et en 1971 par sir Eric Turner, est de dimensions stupéfiantes. Il est daté en général du VIe ou du VIIe siècle, et Turner, après Edgar Lobel, le situe plutôt vers 500 ou 600 que vers 700. C’est le meilleur exemple connu, pour cette époque, d’un type de mise en pages comportant un texte et son commentaire. (On lui ajoutera – me suggère Jean Irigoin – l’exemple des citations marginales de Galien et de Cratévas lisibles dans le Dioscoride de Vienne, et qui nous instruisent sur le processus de formation d’une chaîne, un autre exemple postérieur étant le Venetus A de l’Iliade, Marc. gr. 454). La mise en pages attestée dans le Callimaque se retrouvera, peu après 900, dans le Vat. Urb. gr. 35 (Organon d’Aristote), dont les marges comportent, pour l’Isagogè de Porphyre et le début des Catégories, une compilation de la littérature exégétique alexandrine et athénienne (on y trouve du Simplicius), enrichie çà et là de nouveautés postérieures au VIe siècle. Le module de l’écriture adopté par Aréthas pour transcrire les commentaires dans les marges de l’Urb. gr. 35 permet de saisir une pratique de la micrographie, également illustrée (et de manière extrême) dans un autre contexte et à une tout autre époque, par le codex Mani de Cologne. Plus que le module des commentaires marginaux du Callimaque, les modules infimes du manuscrit d’Aristote comme du codex Mani nous mettent peut-être sur la voie du type d’écriture utilisé pour la copie des œuvres immenses d’un Proclus, d’un Damascius ou d’un Simplicius. On peut imaginer que les livres de l’école néoplatonicienne prenaient volontiers la forme des codices de grand format déjà évoqués, et dont l’usage est attesté pour des textes profanes ou classiques. S’ils contenaient un texte des auctoritates, de vastes marges pouvaient accueillir des commentaires de l’école (c’est le cas des commentaires de Proclus sur Hésiode et sur Orphée). S’ils contenaient une œuvre exégétique « moderne » (de Proclus ou de Simplicius), la pratique d’écritures de petit module ne pouvait-elle permettre de maintenir dans des limites spatiales maniables des textes correspondant à des centaines de pages dans les éditions modernes ? Mais ce n’est là, bien sûr, qu’une suggestion, ou plutôt une ultime question. [conclusion p. 630-632]

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(On lui ajoutera \u2013 me sugg\u00e8re Jean Irigoin \u2013 l\u2019exemple des citations marginales de Galien et de Crat\u00e9vas lisibles dans le Dioscoride de Vienne, et qui nous instruisent sur le processus de formation d\u2019une cha\u00eene, un autre exemple post\u00e9rieur \u00e9tant le Venetus A de l\u2019Iliade, Marc. gr. 454).\r\n\r\nLa mise en pages attest\u00e9e dans le Callimaque se retrouvera, peu apr\u00e8s 900, dans le Vat. Urb. gr. 35 (Organon d\u2019Aristote), dont les marges comportent, pour l\u2019Isagog\u00e8 de Porphyre et le d\u00e9but des Cat\u00e9gories, une compilation de la litt\u00e9rature ex\u00e9g\u00e9tique alexandrine et ath\u00e9nienne (on y trouve du Simplicius), enrichie \u00e7\u00e0 et l\u00e0 de nouveaut\u00e9s post\u00e9rieures au VIe si\u00e8cle. 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Les analyses de l'énoncé: catégories et parties du discours selon les commentateurs néoplatoniciens, 1999
By: Hoffmann, Philippe, Diebler, Stéphane (Ed.), Rashed, Marwan (Ed.), Büttgen, Philippe (Ed.)
Title Les analyses de l'énoncé: catégories et parties du discours selon les commentateurs néoplatoniciens
Type Book Section
Language French
Date 1999
Published in Théories de la phrase et de la proposition, de Platon à Averroès
Pages 209-248
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Diebler, Stéphane , Rashed, Marwan , Büttgen, Philippe
Translator(s)
Avec les exégètes néoplatoniciens d’Aristote, à la fin de l'Antiquité, l'intérêt constant porté au discours par les philosophes grecs – depuis les sophistes, Platon, Aristote, les stoïciens – trouve son point d’achèvement, tandis que s’affirme nettement la différence des deux points de vue – grammatical et logique – que l’on peut porter sur l’énoncé. Cet effort de distinction caractérise la littérature des commentaires sur l’Organon, qui correspond, on le sait, au début du cours de philosophie néoplatonicienne dans l’Antiquité tardive. L’étude de l’Organon commençait, après des enseignements propédeutiques et une lecture de l’Isagoge de Porphyre, par l’exégèse du traité des Catégories, que domine une description fine du "but", du skopos. Les catégories sont les éléments constitutifs de l’énoncé déclaratif (logos apophantikós), seule espèce du logos à être vraie ou fausse, et qui est lui-même la base du syllogisme démonstratif, lequel est le point culminant ou la clé de voûte de la logique, puisque la démonstration est l’instrument de discernement du vrai et du faux dans le domaine de la théorie, et du bien et du mal dans le domaine de la pratique. Les catégories sont les termes “qui ne se disent pas en liaison”, c’est-à-dire qui ne sont pas pris dans une syntaxe attributive et qui se contentent encore de “signifier”. La doctrine des catégories est, en son fond, sémantique et ressortit à la logique. Mais elle reflète une division (diairesis) des étants en dix classes suprêmes, les “genres généralissimes”. Lorsqu’il commente le chapitre 2 des Catégories, Simplicius explique que la division en dix catégories s’inscrit elle-même dans une séquence dyade-tétrade-décade. Aristote, affirme-t-il, commence avec raison par donner une quadruple division des étants, puisque la tétrade est plus fondamentale que la décade, et que cette quadripartition se ramène elle-même à une bipartition : "[...] puisque, nous l'avons vu, le but (skopos) porte sur les mots simples et génériques, qui signifient les réalités simples et génériques, avant de les diviser (diairesis) en le plus grand nombre de termes possible – j'entends par là la division en dix catégories, au-delà desquelles on ne pouvait en trouver d’autres –, Aristote a jugé bon de commencer par une division minimale, car on ne pouvait rassembler les mots simples en un plus petit nombre de groupes : en effet cette façon de procéder était scientifique (epistêmonikón) parce que la décade est comprise dans la tétrade ; en effet en faisant la somme d’un, deux, trois et quatre, nous obtenons le nombre dix ; et la tétrade, à rebours, Aristote l’a rassemblée dans la dyade. Les quatre termes dont nous parlons sont : l’essence, l’accident, l’universel et le particulier. Les étants en effet se divisent en deux (ta onta diaireitai dikhôs) [...]". Ces deux termes sont l’essence (qui correspond à la première catégorie) et l’accident (sous le chef duquel se regroupent les neuf autres catégories). À la fin de l’explication de ce lemme, Simplicius précise que “la division en quatre termes n’est pas une division au sens propre, mais plutôt un dénombrement (anarithmêsis)”. L'analyse du logos apophantikós conduit donc le philosophe à distinguer entre dix “mots simples”, les dix catégories énumérées par Aristote, et qui constituent, aux yeux des exégètes antiques, une liste exhaustive en droit et close : la substance ou l’essence (ousia, ti esti), la quantité (poson), la qualité (poion), la relation (pros ti), l’agir et le pâtir (poiein, paschein), le "quand” et le “où” (pote, pou), la situation et l’avoir (keisthai, echein). Cette analyse ne coïncide en rien avec celle des grammairiens qui, à la fin de l'Antiquité, enseignent de manière fixe la doctrine des huit “parties du discours” (merê tou logou), progressivement élaborée comme le fruit de ce qu’ils nomment le merismos (“partition”). Ces huit “parties du discours” sont, dans l'ordre : le nom, le verbe, le participe, l’article, le pronom, la préposition, l'adverbe et la conjonction. Soucieux, pour plusieurs raisons, de distinguer leur recherche de l’activité grammaticale, les commentateurs néoplatoniciens d’Aristote ont soigneusement distingué entre ces deux modes d'analyse du logos (discours, phrase, proposition, énoncé) : la division des catégories, qui est fondée sur la diairesis des étants en dix genres – elle relève de la logique et participe de l’ontologie – et la merismos grammaticale des éléments du langage en huit classes (les huit “parties du discours”). La lecture des Catégories conduisait ces exégètes à rencontrer certaines difficultés. Tout d'abord, il y avait un débat sur la nature même des "catégories" (sont-elles des mots ? des notions ? des réalités ?). Des adversaires stoïciens d’Aristote (Athénodore et Cornutus) contestaient la complétude de la liste, insuffisante selon eux, puisqu’ils voyaient en elle le résultat d’une division des mots. Le débat sur l’origine grammaticale des catégories, ou sur le lien de cette doctrine avec l’objet propre et la discipline de la grammaire, illustré à l’époque moderne par les travaux d’auteurs aussi différents que Trendelenburg ou E. Benveniste, était déjà un débat antique. Autre question. Le début du De interpretatione présente un exposé sur le nom (onoma) et le verbe (rhêma), qui sont à la fois des termes logiques (sujet et prédicat) et les deux premières “parties du discours” selon la liste canonique des grammairiens. Comment rendre compte de la rencontre, mais aussi de la différence, entre le point de vue du philosophe lecteur de l’Organon et le point de vue du grammairien ? Comment expliquer la succession – dans la perspective de l’“ordre de lecture” néoplatonicien – des Catégories et du De interpretatione ? La tâche de tout commentateur néoplatonicien était donc d'expliquer à la fois comment distinguer entre l’analyse grammaticale d'une phrase et l’analyse logique d’un énoncé véridique, et quelle est l’articulation de la doctrine des Catégories et de la doctrine du De interpretatione. Il faut pour cela rappeler quels étaient les “buts” assignés par les exégètes à ces deux traités, qui étaient lus l’un à la suite de l’autre dans “l’ordre de lecture” des œuvres d’Aristote tel qu’il était pratiqué à la fin de l’Antiquité. [introduction p. 209-212]

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Cet effort de distinction caract\u00e9rise la litt\u00e9rature des commentaires sur l\u2019Organon, qui correspond, on le sait, au d\u00e9but du cours de philosophie n\u00e9oplatonicienne dans l\u2019Antiquit\u00e9 tardive.\r\n\r\nL\u2019\u00e9tude de l\u2019Organon commen\u00e7ait, apr\u00e8s des enseignements prop\u00e9deutiques et une lecture de l\u2019Isagoge de Porphyre, par l\u2019ex\u00e9g\u00e8se du trait\u00e9 des Cat\u00e9gories, que domine une description fine du \"but\", du skopos. Les cat\u00e9gories sont les \u00e9l\u00e9ments constitutifs de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 d\u00e9claratif (logos apophantik\u00f3s), seule esp\u00e8ce du logos \u00e0 \u00eatre vraie ou fausse, et qui est lui-m\u00eame la base du syllogisme d\u00e9monstratif, lequel est le point culminant ou la cl\u00e9 de vo\u00fbte de la logique, puisque la d\u00e9monstration est l\u2019instrument de discernement du vrai et du faux dans le domaine de la th\u00e9orie, et du bien et du mal dans le domaine de la pratique. Les cat\u00e9gories sont les termes \u201cqui ne se disent pas en liaison\u201d, c\u2019est-\u00e0-dire qui ne sont pas pris dans une syntaxe attributive et qui se contentent encore de \u201csignifier\u201d. La doctrine des cat\u00e9gories est, en son fond, s\u00e9mantique et ressortit \u00e0 la logique. Mais elle refl\u00e8te une division (diairesis) des \u00e9tants en dix classes supr\u00eames, les \u201cgenres g\u00e9n\u00e9ralissimes\u201d.\r\n\r\nLorsqu\u2019il commente le chapitre 2 des Cat\u00e9gories, Simplicius explique que la division en dix cat\u00e9gories s\u2019inscrit elle-m\u00eame dans une s\u00e9quence dyade-t\u00e9trade-d\u00e9cade. Aristote, affirme-t-il, commence avec raison par donner une quadruple division des \u00e9tants, puisque la t\u00e9trade est plus fondamentale que la d\u00e9cade, et que cette quadripartition se ram\u00e8ne elle-m\u00eame \u00e0 une bipartition :\r\n\r\n\"[...] puisque, nous l'avons vu, le but (skopos) porte sur les mots simples et g\u00e9n\u00e9riques, qui signifient les r\u00e9alit\u00e9s simples et g\u00e9n\u00e9riques, avant de les diviser (diairesis) en le plus grand nombre de termes possible \u2013 j'entends par l\u00e0 la division en dix cat\u00e9gories, au-del\u00e0 desquelles on ne pouvait en trouver d\u2019autres \u2013, Aristote a jug\u00e9 bon de commencer par une division minimale, car on ne pouvait rassembler les mots simples en un plus petit nombre de groupes : en effet cette fa\u00e7on de proc\u00e9der \u00e9tait scientifique (epist\u00eamonik\u00f3n) parce que la d\u00e9cade est comprise dans la t\u00e9trade ; en effet en faisant la somme d\u2019un, deux, trois et quatre, nous obtenons le nombre dix ; et la t\u00e9trade, \u00e0 rebours, Aristote l\u2019a rassembl\u00e9e dans la dyade. Les quatre termes dont nous parlons sont : l\u2019essence, l\u2019accident, l\u2019universel et le particulier. Les \u00e9tants en effet se divisent en deux (ta onta diaireitai dikh\u00f4s) [...]\".\r\n\r\nCes deux termes sont l\u2019essence (qui correspond \u00e0 la premi\u00e8re cat\u00e9gorie) et l\u2019accident (sous le chef duquel se regroupent les neuf autres cat\u00e9gories). \u00c0 la fin de l\u2019explication de ce lemme, Simplicius pr\u00e9cise que \u201cla division en quatre termes n\u2019est pas une division au sens propre, mais plut\u00f4t un d\u00e9nombrement (anarithm\u00easis)\u201d.\r\n\r\nL'analyse du logos apophantik\u00f3s conduit donc le philosophe \u00e0 distinguer entre dix \u201cmots simples\u201d, les dix cat\u00e9gories \u00e9num\u00e9r\u00e9es par Aristote, et qui constituent, aux yeux des ex\u00e9g\u00e8tes antiques, une liste exhaustive en droit et close : la substance ou l\u2019essence (ousia, ti esti), la quantit\u00e9 (poson), la qualit\u00e9 (poion), la relation (pros ti), l\u2019agir et le p\u00e2tir (poiein, paschein), le \"quand\u201d et le \u201co\u00f9\u201d (pote, pou), la situation et l\u2019avoir (keisthai, echein).\r\n\r\nCette analyse ne co\u00efncide en rien avec celle des grammairiens qui, \u00e0 la fin de l'Antiquit\u00e9, enseignent de mani\u00e8re fixe la doctrine des huit \u201cparties du discours\u201d (mer\u00ea tou logou), progressivement \u00e9labor\u00e9e comme le fruit de ce qu\u2019ils nomment le merismos (\u201cpartition\u201d). Ces huit \u201cparties du discours\u201d sont, dans l'ordre : le nom, le verbe, le participe, l\u2019article, le pronom, la pr\u00e9position, l'adverbe et la conjonction.\r\n\r\nSoucieux, pour plusieurs raisons, de distinguer leur recherche de l\u2019activit\u00e9 grammaticale, les commentateurs n\u00e9oplatoniciens d\u2019Aristote ont soigneusement distingu\u00e9 entre ces deux modes d'analyse du logos (discours, phrase, proposition, \u00e9nonc\u00e9) : la division des cat\u00e9gories, qui est fond\u00e9e sur la diairesis des \u00e9tants en dix genres \u2013 elle rel\u00e8ve de la logique et participe de l\u2019ontologie \u2013 et la merismos grammaticale des \u00e9l\u00e9ments du langage en huit classes (les huit \u201cparties du discours\u201d).\r\n\r\nLa lecture des Cat\u00e9gories conduisait ces ex\u00e9g\u00e8tes \u00e0 rencontrer certaines difficult\u00e9s. Tout d'abord, il y avait un d\u00e9bat sur la nature m\u00eame des \"cat\u00e9gories\" (sont-elles des mots ? des notions ? des r\u00e9alit\u00e9s ?). Des adversaires sto\u00efciens d\u2019Aristote (Ath\u00e9nodore et Cornutus) contestaient la compl\u00e9tude de la liste, insuffisante selon eux, puisqu\u2019ils voyaient en elle le r\u00e9sultat d\u2019une division des mots. Le d\u00e9bat sur l\u2019origine grammaticale des cat\u00e9gories, ou sur le lien de cette doctrine avec l\u2019objet propre et la discipline de la grammaire, illustr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne par les travaux d\u2019auteurs aussi diff\u00e9rents que Trendelenburg ou E. Benveniste, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un d\u00e9bat antique.\r\n\r\nAutre question. Le d\u00e9but du De interpretatione pr\u00e9sente un expos\u00e9 sur le nom (onoma) et le verbe (rh\u00eama), qui sont \u00e0 la fois des termes logiques (sujet et pr\u00e9dicat) et les deux premi\u00e8res \u201cparties du discours\u201d selon la liste canonique des grammairiens. Comment rendre compte de la rencontre, mais aussi de la diff\u00e9rence, entre le point de vue du philosophe lecteur de l\u2019Organon et le point de vue du grammairien ? Comment expliquer la succession \u2013 dans la perspective de l\u2019\u201cordre de lecture\u201d n\u00e9oplatonicien \u2013 des Cat\u00e9gories et du De interpretatione ?\r\n\r\nLa t\u00e2che de tout commentateur n\u00e9oplatonicien \u00e9tait donc d'expliquer \u00e0 la fois comment distinguer entre l\u2019analyse grammaticale d'une phrase et l\u2019analyse logique d\u2019un \u00e9nonc\u00e9 v\u00e9ridique, et quelle est l\u2019articulation de la doctrine des Cat\u00e9gories et de la doctrine du De interpretatione.\r\n\r\nIl faut pour cela rappeler quels \u00e9taient les \u201cbuts\u201d assign\u00e9s par les ex\u00e9g\u00e8tes \u00e0 ces deux trait\u00e9s, qui \u00e9taient lus l\u2019un \u00e0 la suite de l\u2019autre dans \u201cl\u2019ordre de lecture\u201d des \u0153uvres d\u2019Aristote tel qu\u2019il \u00e9tait pratiqu\u00e9 \u00e0 la fin de l\u2019Antiquit\u00e9. 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Le temps comme mesure et la mesure du temps selon Simplicius, 1998
By: Hoffmann, Philippe, Briquel-Chatonnet, Françoise (Ed.), Lozachmeur, Hélène (Ed.)
Title Le temps comme mesure et la mesure du temps selon Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1998
Published in Proche-Orient Ancien. Temps vécu, temps pensé
Pages 223-234
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Briquel-Chatonnet, Françoise , Lozachmeur, Hélène
Translator(s)
Cette enquête rapide a fait apparaître cinq thèses fondamentales : 1. toute mesure confère l’unité à ce qu’elle rassemble, et le fait participer, à son niveau, de l’Un lui-même ; 2. le temps, image de l’éternité (Platon), est l ’une des « mesures rassemblantes » qui sauvent le sensible du désastre ontologique ; il est, plus proprement, la « mesure de l’extension (paratasis) de l’être » ; 3. le temps est une quantité continue (Aristote), et il est mesuré par des mesures naturelles intrinsèques ; 4. la catégorie du pote, qui est distincte du temps et de la quantité, est définie par une pure relation non convertible au temps lui-même, ou à ses « mesures naturelles » ; 5. ainsi est pensée la datation d ’un événement historique (comme la bataille de Salamine), tandis que la taxis agissante du temps ordonne, conjoint et distingue les événements historiques (la guerre de Troie et la guerre du Péloponnèse ne se confondent pas). [conclusion, p. 234]

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La fonction des prologues exégétiques dans la pensée pédagogique néoplatonicienne, 1998
By: Hoffmann, Philippe, Dubois, Jean-Daniel (Ed.), Roussel, Bernard (Ed.)
Title La fonction des prologues exégétiques dans la pensée pédagogique néoplatonicienne
Type Book Section
Language French
Date 1998
Published in Entrer en matière. Les prologues
Pages 209-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Dubois, Jean-Daniel , Roussel, Bernard
Translator(s)
La philosophie néoplatonicienne a développé une doctrine de la relation pédagogique entre le Maître (image visible du Bien) et les étudiants (âmes imparfaites), qui se fonde sur la définition même de la philosophie comme « assimilation à Dieu », et qui inscrit dans une perspective anagogique la pratique de l'exégèse et de l'enseignement. Dans un tel cadre, la question du « prologue » s*entend en trois sens 1) la représentation de la philosophie comme unité organique assigne à la logique aristotélicienne un statut de « commencement », à titre de « partie instrumentale » ; et le traité des Catégories est, à l'intérieur de cette « partie instrumentale », et au début du cursus néoplatonicien des études, le « proème » delà logique et de la philosophie tout entière ; 2) il existe d'autre part un véritable « genre littéraire » des introductions exégétiques, caractérisé par des schémas scolastiques de questions préalables ; et l'organisation du cursus commence par l'emboîtement de plusieurs introductions : à la philosophie en général, à la philosophie d'Aristote, à la philosophie de Platon, à chaque œuvre particulière de Porphyre (Isagogè), d'Aristote et de Platon ; 3) enfin, dans le cadre de l'explication de chaque œuvre singulière, les prologues exégétiques (et les commentaires eux-mêmes) peuvent comporter une description ou une légitimation du prologue de l'œuvre commentée : c'est le cas pour le traité aristotélicien des Catégories. L'application de critères rhétoriques d'origine platonicienne conduit à s'interroger sur la fonction et la liaison organique de ce prologue de l'œuvre commentée avec l'œuvre elle-même envisagée comme totalité organique. [Author's abstract]

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L'arrière-plan néoplatonicien de l'École d'Athènes de Raphaël, 1996
By: Hoffmann, Philippe, Hoffmann, Philippe (Ed.), Rinuy, Paul-Louis (Ed.), Farnoux, Alexandre (Coll.) (Ed.)
Title L'arrière-plan néoplatonicien de l'École d'Athènes de Raphaël
Type Book Section
Language French
Date 1996
Published in Antiquités imaginaires. La référence antique dans l'art occidental, de la Renaissance à nos jours
Pages 143-158
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hoffmann, Philippe , Rinuy, Paul-Louis , Farnoux, Alexandre (Coll.)
Translator(s)
Il est néanmoins permis d’insister, comme nous l'avons déjà dit, sur la tonalité manifestement néoplatonicienne de l’œuvre. Tout d’abord, on peut souligner une distorsion entre l’allégorie de la Philosophie et l’École d’Athènes. Il est vrai que l’allégorie est construite sur l’idée d’une dualité des parties de la Philosophie, qui sont donc des parties égales. La légende, «Causarum cognitio», est certainement inspirée par la légende de l’allégorie de la Prudence, peinte vers 1500 par Pietro Vannucci (le Pérugin) dans le Cambio de Pérouse. Le texte qui accompagne la Prudence a été rédigé par le responsable du programme – d’esprit «ficinien» –, l’érudit Francesco Maturanzio, bien connu non seulement comme «modeste auteur de la Cronaca della città di Perugia dal 1492 al 1503», mais aussi comme aristotélicien thomiste, helléniste et collectionneur de manuscrits grecs. Maturanzio exprimait dans ce programme son adhésion à l'idée d'une conciliation des mondes antique et chrétien, une idée qui devait trouver une expression plus grandiose dans la Chambre de la Signature. On relève notamment, dans la légende de la Prudence de Pérouse, l’expression «...Scrutari verum doceo causasque latentes...». Et comme Raphaël avait travaillé avec le Pérugin, en compagnie de qui il était venu à Rome, le lien entre «scrutari... causas latentes» et «causarum cognitio» est tout à fait plausible. Mais la formule a davantage d'application dans le domaine de la physique que dans celui de l'éthique, de même que l'Artémis d’Éphèse représente la Nature avec ses secrets – l’objet de la partie physique de la Philosophie –, et n’a guère de rapport avec l'éthique. La dissymétrie est plus nette dans le traitement des deux personnages de Platon et d'Aristote. Le maître est, comme il se doit, à la droite du disciple. La direction des gestes est si contrastée qu’elle ne peut signifier qu'une différence de domaine : les Idées et le Démiurge sont le domaine d'élection de Platon, tandis que le Bonheur humain – le plus grand bonheur qui puisse échoir à l’homme – est ce qu'Aristote vient offrir en un geste généreux, qui s’adresse aux spectateurs de la fresque. Comment ne pas voir dans cette structure iconographique un écho précis des conceptions néoplatoniciennes ? On retrouve des thèmes que nous avons maintes fois rencontrés et que Raphaël – ou le responsable du programme iconographique – a puisés dans la culture néoplatonicienne de l'époque, chez Marsile Ficin ou Pic de la Mirandole : L'harmonie des philosophies de Platon et d’Aristote, tout d'abord : ce sont les deux figures centrales à partir desquelles s'ordonne toute la composition. La supériorité de la philosophie de Platon (les «grands mystères» néoplatoniciens) sur celle d’Aristote (les «petits mystères»), qui est la propédeutique à la philosophie de Platon et qui succède elle-même au cycle des sept Arts Libéraux, dont on a voulu déceler la représentation parmi le savant désordre des personnages qui entourent les deux figures centrales. La différence des plans ontologiques auxquels se sont élevés les deux penseurs : Platon a décrit le Monde non pas de manière immanente, mais en recherchant ses causes – les Idées et le Démiurge. Il étudie les réalités naturelles elles-mêmes en considérant leur relation à celles qui sont au-dessus de la nature, c'est-à-dire les réalités intelligibles et divines qui en sont les causes. L’étude du Timée, œuvre platonicienne majeure pour le Moyen Âge occidental, relevait aussi dans l'Antiquité du second cycle du cursus néoplatonicien de lecture des dialogues de Platon. Quant à Aristote, il offre une pensée du bonheur qui doit permettre à l’homme, en menant la vie théorétique – qui est en grande partie une recherche des causes –, de «s’immortaliser autant qu’il est possible». Dans une note, Gombrich signale qu’à la date où Raphaël conçut l’École d’Athènes, il n’existait pas de traduction italienne en édition séparée du Timée ni des Éthiques d’Aristote. On peut ajouter que l’édition princeps de Platon en grec ne devait être publiée qu’en 1513 à Venise (édition aldine), et que Platon était lu à l’époque dans la célèbre traduction latine de Ficin imprimée en 1484. On rappellera dans ce contexte que l’édition princeps des œuvres d’Aristote en grec avait été donnée peu d'années auparavant à Venise par Alde Manuce. Précisément, la Préface grecque d’Alexandre Bondini (Agachemeros), collaborateur d’Alde, justifie l'entreprise par un éloge de la supériorité de la philosophie péripatéticienne, qui procure aux hommes le bonheur (eudaimonia). Peu après, en 1499, paraissait à Venise également l’édition princeps (incunable !) du Commentaire de Simplicius aux Catégories, œuvre dans laquelle les humanistes italiens pouvaient commodément lire le développement que nous avons étudié sur la finalité de la philosophie d’Aristote. Ces deux remarques bibliographiques ne prétendent en aucun cas assigner une source littéraire à un célèbre détail iconographique. La leçon de méthode et de prudence d’E. Gombrich est exemplaire, et il serait vain de vouloir ajouter une nouvelle hypothèse, impossible à prouver en toute rigueur, à tant d’autres. Ce que l’on peut souligner en revanche, si l’on veut bien admettre que, dans une période d’effervescence intellectuelle comme la Renaissance italienne, les livres publiés étaient lus et que les idées circulaient, c’est un écho troublant entre le thème de la Préface d’Alexandre Bondini (1495), le développement de Simplicius sur le Bonheur comme finalité de la philosophie d’Aristote (imprimé en 1499), et le principe «symphonique» néoplatonicien qui organise et unifie le programme iconographique de l’École d’Athènes (1509–1511). [conclusion p. 154-158]

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Tout d\u2019abord, on peut souligner une distorsion entre l\u2019all\u00e9gorie de la Philosophie et l\u2019\u00c9cole d\u2019Ath\u00e8nes. Il est vrai que l\u2019all\u00e9gorie est construite sur l\u2019id\u00e9e d\u2019une dualit\u00e9 des parties de la Philosophie, qui sont donc des parties \u00e9gales. La l\u00e9gende, \u00abCausarum cognitio\u00bb, est certainement inspir\u00e9e par la l\u00e9gende de l\u2019all\u00e9gorie de la Prudence, peinte vers 1500 par Pietro Vannucci (le P\u00e9rugin) dans le Cambio de P\u00e9rouse. 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Peu apr\u00e8s, en 1499, paraissait \u00e0 Venise \u00e9galement l\u2019\u00e9dition princeps (incunable !) du Commentaire de Simplicius aux Cat\u00e9gories, \u0153uvre dans laquelle les humanistes italiens pouvaient commod\u00e9ment lire le d\u00e9veloppement que nous avons \u00e9tudi\u00e9 sur la finalit\u00e9 de la philosophie d\u2019Aristote.\r\n\r\nCes deux remarques bibliographiques ne pr\u00e9tendent en aucun cas assigner une source litt\u00e9raire \u00e0 un c\u00e9l\u00e8bre d\u00e9tail iconographique. La le\u00e7on de m\u00e9thode et de prudence d\u2019E. Gombrich est exemplaire, et il serait vain de vouloir ajouter une nouvelle hypoth\u00e8se, impossible \u00e0 prouver en toute rigueur, \u00e0 tant d\u2019autres. Ce que l\u2019on peut souligner en revanche, si l\u2019on veut bien admettre que, dans une p\u00e9riode d\u2019effervescence intellectuelle comme la Renaissance italienne, les livres publi\u00e9s \u00e9taient lus et que les id\u00e9es circulaient, c\u2019est un \u00e9cho troublant entre le th\u00e8me de la Pr\u00e9face d\u2019Alexandre Bondini (1495), le d\u00e9veloppement de Simplicius sur le Bonheur comme finalit\u00e9 de la philosophie d\u2019Aristote (imprim\u00e9 en 1499), et le principe \u00absymphonique\u00bb n\u00e9oplatonicien qui organise et unifie le programme iconographique de l\u2019\u00c9cole d\u2019Ath\u00e8nes (1509\u20131511). 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Sur quelques aspects de la polémique de Simplicius contre Jean Philopon: de l’invective à la réaffirmation de la transcendance du ciel, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Hadot, Ilsetraut (Ed.)
Title Sur quelques aspects de la polémique de Simplicius contre Jean Philopon: de l’invective à la réaffirmation de la transcendance du ciel
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Simplicius. Sa vie, son œuvre, sa survie: Actes du colloque international de Paris 28 sept. - 1er oct. 1985
Pages 183-221
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hadot, Ilsetraut
Translator(s)
Le Commentaire de Simplicius au De caelo d'Aristote, vaste ouvrage exégétique conçu comme un hymne au Démiurge, présente une doctrine fondamentale sur la structure physique de la substance céleste : celle-ci, nous dit Simplicius, est un mélange des cimes (akrotêtes) des quatre éléments, c'est-à-dire un mélange des quatre éléments dans leur état le plus principiel et le plus pur, et dans ce mélange prédomine la cime, purement lumineuse, du feu. Cette doctrine n'est pas, quant à ses matériaux conceptuels, une création neuve ou originale de Simplicius, car de manière plus détaillée encore, on la rencontre dans le troisième livre du Commentaire de Proclus au Timée. Mais je voudrais montrer, dans le cadre d'une interprétation générale du Commentaire au De caelo, que Simplicius en donne une démonstration et en fait un usage qui lui sont propres, et qui se comprennent en grande partie comme une réaction face aux théories de Jean Philopon. Ce dernier s'était appuyé sur le Timée pour réfuter la doctrine aristotélicienne de la quintessence et de l'éternité du monde, et il niait, bien avant Copernic, toute différence substantielle entre les cieux et le monde sublunaire. Réfutant les théories du Contra Aristotelem de Philopon, Simplicius réaffirme la divinité, la transcendance et l’éternité du ciel, dans une exégèse qui vise à harmoniser (et non à opposer) le Timée et le De caelo. Cette exégèse est un acte religieux, un exercice spirituel qui convertit l'âme (celle de Simplicius et celle de son lecteur) vers le Démiurge. Cette conversion est une initiation aux grandeurs du monde et du ciel, et la description de la nature physique du ciel est l’un des contenus les plus précieux de la révélation. Celle-ci ne peut être procurée aux lecteurs momentanément abusés par Philopon qu’au terme d’une purification préparatoire, qui est la réfutation des analyses du Contra Aristotelem. Ainsi, la polémique de Simplicius est orientée vers une visée indissolublement philosophique et religieuse : lire et interpréter correctement le De caelo d’Aristote, ce n’est pas seulement acquérir des connaissances intellectuelles, c’est aussi, et surtout, s’élever par la pensée (mais de manière « vécue ») jusqu’au monde et au Démiurge, c’est leur adresser une prière. Au sacrilège blasphématoire du chrétien Philopon répond la liturgie néoplatonicienne, juste célébration du Dieu. [introduction p. 183-184]

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Depuis cette date, ses recherches se d\u00e9roulent en \u00e9troite collaboration avec l'\u00e9quipe anglo-am\u00e9ricaine de recherche du professeur Richard Sorabji, intitul\u00e9e \"Ancient Commentators on Aristotle\", et avec l'Aristoteles-Archiv de la Freie Universit\u00e4t de Berlin-Ouest dirig\u00e9 par le professeur Dieter Harlfinger.\r\n\r\nPour permettre aux diff\u00e9rents membres de la R.C.P., dont plusieurs habitent \u00e0 l'\u00e9tranger, ainsi qu'\u00e0 d'autres savants int\u00e9ress\u00e9s par les \u00e9tudes sur Simplicius, d'entrer en contact personnel, de r\u00e9soudre oralement des questions diverses se rapportant \u00e0 l'organisation du travail, d'\u00e9changer entre eux les tout derniers r\u00e9sultats de leurs recherches et d'engager une discussion sur des probl\u00e8mes difficiles, j'ai organis\u00e9, dans le cadre de la R.C.P. 739, un colloque international qui s'est tenu \u00e0 Paris, \u00e0 la Fondation Hugot, du 28 septembre au 1er octobre 1985. 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Catégories et langage selon Simplicius - La question du “skopos” du traité aristotélicien des “Catégories”, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Hadot, Ilsetraut (Ed.)
Title Catégories et langage selon Simplicius - La question du “skopos” du traité aristotélicien des “Catégories”
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Simplicius. Sa vie, son œuvre, sa survie: Actes du colloque international de Paris 28 sept. - 1er oct. 1985
Pages 61-90
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hadot, Ilsetraut
Translator(s)
Simplicius' commentary on Aristotle's Categories is the first among three commentaries left by the renowned Neoplatonic philosopher. This commentary holds a significant place in the study of Aristotle's works, as it marks the beginning of the reading of Aristotle's oeuvre from a spiritual perspective. The prayer at the end of Simplicius' commentary highlights the transformative power of studying Aristotle's Categories, allowing the soul to ascend to higher knowledge and seek ultimate happiness. Simplicius' other commentaries, such as his work on Epictetus and De Caelo, similarly express the journey of spiritual conversion and progressive ascension to higher realities within the Neoplatonic spiritual framework. The Neoplatonic curriculum involved an ethical initiation, leading to the study of Aristotle's works and culminating in the study of Plato's Timaeus and Parmenides. Overall, Simplicius' exegesis of Aristotle's Categories reveals the profound spiritual significance and transformative potential of philosophical studies within the Neoplatonic tradition. [introduction]

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Ce colloque a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement financ\u00e9 par la Fondation Hugot du Coll\u00e8ge de France, \u00e0 laquelle j'exprime toute ma gratitude. Je tiens aussi \u00e0 remercier M. et Mme de Morant pour la sollicitude et la bienveillance avec laquelle ils ont accueilli les membres du colloque et veill\u00e9 \u00e0 leur procurer un merveilleux confort.\r\n\r\nLe Centre National de la Recherche Scientifique a subventionn\u00e9 la parution des Actes du Colloque, et je remercie le professeur Dr. H. Wenzel d'avoir rendu possible leur parution dans la s\u00e9rie prestigieuse des Peripatoi de la maison d'\u00e9dition De Gruyter. [Pr\u00e9face]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/45BIqsODQJTdHmt","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":171,"pubplace":"Berlin \u2013 New York","publisher":"de Gruyter","series":"Peripatoi. 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Simplicius' polemics. Some aspects of Simplicius‘ polemical writings against John Philoponus: From invective to a reaffirmation of the transcendence of the heavens, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Sorabji, Richard (Ed.)
Title Simplicius' polemics. Some aspects of Simplicius‘ polemical writings against John Philoponus: From invective to a reaffirmation of the transcendence of the heavens
Type Book Section
Language English
Date 1987
Published in Philoponus and the Rejection of Aristotelian Science. Second Edition
Pages 97-123
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Sorabji, Richard
Translator(s)
I am not entirely comfortable finding myself introducing a discordant note into a collection intended to celebrate the refreshing originality of Philoponus’ ideas. I shall, however, be speaking for Simplicius, vindictive pagan that he was, and shall hope to be an effective counterweight to what is said in other chapters. I shall be talking within the framework of a general interpretation of Simplicius’ commentary on Aristotle’s De caelo. The commentary is an exegetical work undertaken as a paean to the Creator or ‘Demiurge.’ Its basic theory on the physical structure of celestial matter is that this matter is a combination of the superior parts (akrotêtes) of the four elements, dominated by the purely luminous superior part of fire. My aim will be to show how this theory can be seen as a reaction to the theories of John Philoponus. Philoponus had turned to the Timaeus for support in his Contra Aristotelem and had attacked the Aristotelian doctrine that the heavens are made of a fifth element and that the world is eternal. Well before Copernicus, Philoponus denied that there was any substantial difference between the heavens and the sublunary world. In his reply to the Contra Aristotelem, Simplicius reaffirms the divinity, the transcendence, and the eternal nature of the heavens. His exegesis aims to connect, rather than contrast, Plato’s Timaeus and Aristotle’s De caelo. It is, moreover, a religious act, a spiritual exercise designed to turn the soul (both Simplicius’ and his reader’s) towards the Demiurge. This conversion is our initiation into the grandeur of the universe and of the heavens, and his description of the physical nature of the heavens is one of the most valuable aspects of the revelation. Those readers still under Philoponus’ spell cannot achieve this revelation until they have undergone a preliminary act of purification, which is the refutation of the arguments of Philoponus’ Contra Aristotelem. In this way, Simplicius’ attack is directed at a target that is simultaneously philosophical and religious. A correct reading and interpretation of Aristotle’s De caelo leads not only to the acquisition of intellectual knowledge but also, and above all, to our elevation through thought (a thought that we live) to the whole universe and to the Demiurge. It is a form of prayer addressed to them. The sacrilegious blasphemy of the Christian Philoponus is countered by the Neoplatonist liturgy, a rightful celebration of their God. [introduction p. 97-98]

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His exegesis aims to connect, rather than contrast, Plato\u2019s Timaeus and Aristotle\u2019s De caelo.\r\n\r\nIt is, moreover, a religious act, a spiritual exercise designed to turn the soul (both Simplicius\u2019 and his reader\u2019s) towards the Demiurge. This conversion is our initiation into the grandeur of the universe and of the heavens, and his description of the physical nature of the heavens is one of the most valuable aspects of the revelation. Those readers still under Philoponus\u2019 spell cannot achieve this revelation until they have undergone a preliminary act of purification, which is the refutation of the arguments of Philoponus\u2019 Contra Aristotelem. 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The second edition of Philoponus and the Rejection\r\nof Aristotelian Science includes a new two-part introduction which offers a survey of the\r\nrapidly expanding scholarship on Philoponus and of recent archeological discoveries (such as\r\nthe lecture rooms of the 6th century Alexandrian school), as well as new insights into the\r\ninteraction between Greek paganism and Christianity in connection with Philoponus and his\r\nmilieu. The twelve chapters included in this collection are written by very prominent scholars\r\nand tackle topics such as Philoponus' corollaries on space and time, the differences between his\r\ntheological views (e.g. on the three hypostases) and the prevailing dogmas of the time, the\r\nrelation between his theory about impetus and later treatments of impetus and related\r\nconcepts in a number of Arab thinkers and in Galileo. This collection is one of the most reliable\r\nand wide-ranging introductions to Philoponus' views and influence, and those interested in late\r\nancient philosophy and its interactions with Christian thought will find this to be a most\r\nvaluable resource. [Review by Tiberiu Popa]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/CJSIbOOK7lIAB00","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":184,"pubplace":"London","publisher":"Institute of Classical Studies, School of Advanced Study, University of London","series":"BICS Supplement","volume":"103","edition_no":"2","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":[1987]}

Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius, 1980
By: Hoffmann, Philippe, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 217-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L'exposé que l'on va lire ne se propose pas d'étudier les concepts de lieu ou de temps chez Aristote et son commentateur Simplicius, mais de scruter les quelques indications qu’Aristote, dans son Traité des Catégories, nous donne sur les prédicats ποῦ et ποτέ, ou que l'on peut trouver dans certains passages de Physique IV. La matière fournie par les textes aristotéliciens étant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius. Si les catégories ποῦ et ποτέ ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c’est pourtant par rapport à eux, c'est-à-dire par différence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. C'est pourquoi, et bien que ce ne soit qu’à titre secondaire, la méditation sur le temps et le lieu nourrit le commentaire de Simplicius, chez qui elle fonde (ainsi d’ailleurs que chez nombre de commentateurs antérieurs) l'ordre relatif des deux catégories : selon que le temps ou le lieu est considéré comme plus « proche » de l'essence, plus « apparenté » à elle, la catégorie ποῦ (ou la catégorie ποτέ) se situera plus près de l’ousia dans la liste des catégories. Tel étant le critère du classement, l'analyse catégoriale court toujours le risque d’être remplacée par une étude « physique » du temps ou du lieu. Mais Simplicius situe la doctrine des catégories au niveau d’une étude des signifiés et des significations. Un second danger se présente alors, qui est de confondre l'analyse catégoriale et l'analyse grammaticale des « parties du discours ». En effet, les catégories ποῦ et ποτέ correspondent presque exclusivement à deux classes d’adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps. Nous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compléments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit exposée dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives à cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. Guidé par l'idée d’une étroite parenté entre les catégories ποῦ et ποτέ, Simplicius étudie les adverbes de temps en suivant comme modèle la doctrine grammaticale des adverbes de lieu. À la suite de Jamblique, il défend, contre les attaques de Plotin, la thèse soutenue par Aristote dans son Traité des Catégories : ποτέ et ποῦ sont des catégories distinctes et propres, tandis que temps et lieu relèvent de la quantité. Pour fonder cette distinction, Jamblique et Simplicius établissent que ποῦ signifie « la relation au lieu de ce qui est dans le lieu », et ποτέ « la relation au temps de ce qui est dans le temps ». D'autre part, ποῦ et ποτέ se différencient des relatifs, en ce que la relation constitutive de ces derniers est convertible, ce qui n’est pas le cas de la relation constitutive de ces deux catégories : il s'agit, par exemple, de la relation au lieu de ce qui est dans le lieu, et non de la relation du lieu à ce qui est en lui. [introduction p. 217-218]

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Guid\u00e9 par l'id\u00e9e d\u2019une \u00e9troite parent\u00e9 entre les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad, Simplicius \u00e9tudie les adverbes de temps en suivant comme mod\u00e8le la doctrine grammaticale des adverbes de lieu.\r\n\r\n\u00c0 la suite de Jamblique, il d\u00e9fend, contre les attaques de Plotin, la th\u00e8se soutenue par Aristote dans son Trait\u00e9 des Cat\u00e9gories : \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad et \u03c0\u03bf\u1fe6 sont des cat\u00e9gories distinctes et propres, tandis que temps et lieu rel\u00e8vent de la quantit\u00e9. Pour fonder cette distinction, Jamblique et Simplicius \u00e9tablissent que \u03c0\u03bf\u1fe6 signifie \u00ab la relation au lieu de ce qui est dans le lieu \u00bb, et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad \u00ab la relation au temps de ce qui est dans le temps \u00bb.\r\n\r\nD'autre part, \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad se diff\u00e9rencient des relatifs, en ce que la relation constitutive de ces derniers est convertible, ce qui n\u2019est pas le cas de la relation constitutive de ces deux cat\u00e9gories : il s'agit, par exemple, de la relation au lieu de ce qui est dans le lieu, et non de la relation du lieu \u00e0 ce qui est en lui. 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Ces concepts \u2013 substance, quantit\u00e9, relation, qualit\u00e9, lieu, temps, action, passion, situation, avoir \u2013 sont-ils des structures universelles de toute pens\u00e9e ou bien sont-ils li\u00e9s aux particularit\u00e9s s\u00e9mantiques ou syntaxiques d\u2019un syst\u00e8me linguistique particulier, en l\u2019occurrence de la langue grecque, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e9nonc\u00e9s et rassembl\u00e9s?\r\nLes \u00e9tudes ici r\u00e9unies, issues d\u2019un s\u00e9minaire qui s\u2019est poursuivi durant plusieurs ann\u00e9es au Centre de recherche sur la Pens\u00e9e antique de l\u2019Universit\u00e9 de Paris-Sorbonne, associ\u00e9 au C.N.R.S. (Centre L\u00e9on-Robin), s\u2019efforcent d\u2019apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 cette grande question, qui demeure au centre des discussions contemporaines sur les rapports de la philosophie et du langage. 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Simplicius: Corollarium de loco, 1979
By: Hoffmann, Philippe, Aujac, Germaine (Ed.), Soubiran, Jean (Ed.)
Title Simplicius: Corollarium de loco
Type Book Section
Language French
Date 1979
Published in L'Astronomie dans l'antiquité classique. Actes du Colloque tenu à l'Université de Toulouse-le-Mirail, 21–23 Octobre, 1977
Pages 143-161
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aujac, Germaine , Soubiran, Jean
Translator(s)
En conclusion : La définition aristotélicienne du lieu comme « première limite immobile de l'enveloppant » tente de concilier deux exigences contradictoires : le lieu est une enveloppe et il est immobile. Aristote est contraint de dire que le Monde n'est pas en un lieu, puisqu'il n'est enveloppé par rien : s'il n'est nulle part, il ne peut non plus se mouvoir localement, ce qui est en contradiction avec l'« expérience » et avec d’autres exigences du système (la dignité du mouvement circulaire uniforme et éternel convient à la substance céleste). Proclus, sur la base de la problématique aristotélicienne, interprète l'enveloppement par le lieu du corps situé en lui comme une compénétration totale de l’un et de l'autre. Sa solution est plus physique et plus cosmologique que celle de Damascius : le lieu est une sphère corporelle de lumière pure en coïncidence parfaite avec la sphère cosmique. Le lieu est immobile, tandis que l'Univers se meut en lui. Damascius propose une solution plus métaphysique : le lieu est la mesure (incorporelle, quoique sensible) de la position. L'Univers a un lieu fixe, son lieu essentiel, d'où procèdent les lieux successifs qui sont les siens au cours de son mouvement. Proclus et Damascius, chacun à leur manière, établissent donc : que le Monde a un lieu (fixe) ; que le Monde se meut localement. Ils triomphent ainsi des apories dans lesquelles s'engageait la pensée d'Aristote. [conclusion p. 161]

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Bibliothèques et formes du livre a la fin de l’antiquité. Le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Prato, Giancarlo (Ed.)
Title Bibliothèques et formes du livre a la fin de l’antiquité. Le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in I manoscritti greci tra riflessione e dibattito. Atti del V Colloquio Internazionale di Paleografia Greca (Cremona, 4-10 ottobre 1998), Tomo 2
Pages 601-632
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Prato, Giancarlo
Translator(s)
Quels sont donc les maigres résultats de notre enquête ? On déduit d’un cursus d’études tardo-antique des Ve et VIe siècles la nécessaire existence de riches bibliothèques dont l’histoire ultérieure n’est qu’un tissu d’hypothèses ou de questions nécessaires, et le chemin est long jusqu’à la copie des volumes platoniciens de la Collection philosophique au IXe siècle. Les livres utilisés, conservés ou réalisés dans ces milieux néoplatoniciens devaient probablement – pour les œuvres les plus prolixes du moins – être de ces codices de grand format, et aux vastes marges, évoqués par Monsieur Crisci pour une période il est vrai postérieure de plusieurs décennies.

On a pu mettre en relation le chapitre 27 de la Vie de Proclus avec le célèbre codex de papyrus de Callimaque (P.Oxy. XX 2258), écrit en majuscule alexandrine. Ce codex, décrit en 1959 par Jean Irigoin et en 1971 par sir Eric Turner, est de dimensions stupéfiantes. Il est daté en général du VIe ou du VIIe siècle, et Turner, après Edgar Lobel, le situe plutôt vers 500 ou 600 que vers 700. C’est le meilleur exemple connu, pour cette époque, d’un type de mise en pages comportant un texte et son commentaire. (On lui ajoutera – me suggère Jean Irigoin – l’exemple des citations marginales de Galien et de Cratévas lisibles dans le Dioscoride de Vienne, et qui nous instruisent sur le processus de formation d’une chaîne, un autre exemple postérieur étant le Venetus A de l’Iliade, Marc. gr. 454).

La mise en pages attestée dans le Callimaque se retrouvera, peu après 900, dans le Vat. Urb. gr. 35 (Organon d’Aristote), dont les marges comportent, pour l’Isagogè de Porphyre et le début des Catégories, une compilation de la littérature exégétique alexandrine et athénienne (on y trouve du Simplicius), enrichie çà et là de nouveautés postérieures au VIe siècle. Le module de l’écriture adopté par Aréthas pour transcrire les commentaires dans les marges de l’Urb. gr. 35 permet de saisir une pratique de la micrographie, également illustrée (et de manière extrême) dans un autre contexte et à une tout autre époque, par le codex Mani de Cologne. Plus que le module des commentaires marginaux du Callimaque, les modules infimes du manuscrit d’Aristote comme du codex Mani nous mettent peut-être sur la voie du type d’écriture utilisé pour la copie des œuvres immenses d’un Proclus, d’un Damascius ou d’un Simplicius.

On peut imaginer que les livres de l’école néoplatonicienne prenaient volontiers la forme des codices de grand format déjà évoqués, et dont l’usage est attesté pour des textes profanes ou classiques. S’ils contenaient un texte des auctoritates, de vastes marges pouvaient accueillir des commentaires de l’école (c’est le cas des commentaires de Proclus sur Hésiode et sur Orphée). S’ils contenaient une œuvre exégétique « moderne » (de Proclus ou de Simplicius), la pratique d’écritures de petit module ne pouvait-elle permettre de maintenir dans des limites spatiales maniables des textes correspondant à des centaines de pages dans les éditions modernes ? Mais ce n’est là, bien sûr, qu’une suggestion, ou plutôt une ultime question. [conclusion p. 630-632]

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(On lui ajoutera \u2013 me sugg\u00e8re Jean Irigoin \u2013 l\u2019exemple des citations marginales de Galien et de Crat\u00e9vas lisibles dans le Dioscoride de Vienne, et qui nous instruisent sur le processus de formation d\u2019une cha\u00eene, un autre exemple post\u00e9rieur \u00e9tant le Venetus A de l\u2019Iliade, Marc. gr. 454).\r\n\r\nLa mise en pages attest\u00e9e dans le Callimaque se retrouvera, peu apr\u00e8s 900, dans le Vat. Urb. gr. 35 (Organon d\u2019Aristote), dont les marges comportent, pour l\u2019Isagog\u00e8 de Porphyre et le d\u00e9but des Cat\u00e9gories, une compilation de la litt\u00e9rature ex\u00e9g\u00e9tique alexandrine et ath\u00e9nienne (on y trouve du Simplicius), enrichie \u00e7\u00e0 et l\u00e0 de nouveaut\u00e9s post\u00e9rieures au VIe si\u00e8cle. 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Catégories et langage selon Simplicius - La question du “skopos” du traité aristotélicien des “Catégories”, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Hadot, Ilsetraut (Ed.)
Title Catégories et langage selon Simplicius - La question du “skopos” du traité aristotélicien des “Catégories”
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Simplicius. Sa vie, son œuvre, sa survie: Actes du colloque international de Paris 28 sept. - 1er oct. 1985
Pages 61-90
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hadot, Ilsetraut
Translator(s)
Simplicius' commentary on Aristotle's Categories is the first among three commentaries left by the renowned Neoplatonic philosopher. This commentary holds a significant place in the study of Aristotle's works, as it marks the beginning of the reading of Aristotle's oeuvre from a spiritual perspective. The prayer at the end of Simplicius' commentary highlights the transformative power of studying Aristotle's Categories, allowing the soul to ascend to higher knowledge and seek ultimate happiness. Simplicius' other commentaries, such as his work on Epictetus and De Caelo, similarly express the journey of spiritual conversion and progressive ascension to higher realities within the Neoplatonic spiritual framework. The Neoplatonic curriculum involved an ethical initiation, leading to the study of Aristotle's works and culminating in the study of Plato's Timaeus and Parmenides. Overall, Simplicius' exegesis of Aristotle's Categories reveals the profound spiritual significance and transformative potential of philosophical studies within the Neoplatonic tradition. [introduction]

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C'\u00e9tait donc pour faciliter une \u00e9tude coordonn\u00e9e et syst\u00e9matique \u00e0 la fois du texte et de la pens\u00e9e de Simplicius que la Recherche Coop\u00e9rative Programm\u00e9e 739 \"Recherches sur les \u0153uvres et la pens\u00e9e de Simplicius\" fut fond\u00e9e en 1982 dans le cadre du Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S., Paris). Depuis cette date, ses recherches se d\u00e9roulent en \u00e9troite collaboration avec l'\u00e9quipe anglo-am\u00e9ricaine de recherche du professeur Richard Sorabji, intitul\u00e9e \"Ancient Commentators on Aristotle\", et avec l'Aristoteles-Archiv de la Freie Universit\u00e4t de Berlin-Ouest dirig\u00e9 par le professeur Dieter Harlfinger.\r\n\r\nPour permettre aux diff\u00e9rents membres de la R.C.P., dont plusieurs habitent \u00e0 l'\u00e9tranger, ainsi qu'\u00e0 d'autres savants int\u00e9ress\u00e9s par les \u00e9tudes sur Simplicius, d'entrer en contact personnel, de r\u00e9soudre oralement des questions diverses se rapportant \u00e0 l'organisation du travail, d'\u00e9changer entre eux les tout derniers r\u00e9sultats de leurs recherches et d'engager une discussion sur des probl\u00e8mes difficiles, j'ai organis\u00e9, dans le cadre de la R.C.P. 739, un colloque international qui s'est tenu \u00e0 Paris, \u00e0 la Fondation Hugot, du 28 septembre au 1er octobre 1985. Ce colloque a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement financ\u00e9 par la Fondation Hugot du Coll\u00e8ge de France, \u00e0 laquelle j'exprime toute ma gratitude. Je tiens aussi \u00e0 remercier M. et Mme de Morant pour la sollicitude et la bienveillance avec laquelle ils ont accueilli les membres du colloque et veill\u00e9 \u00e0 leur procurer un merveilleux confort.\r\n\r\nLe Centre National de la Recherche Scientifique a subventionn\u00e9 la parution des Actes du Colloque, et je remercie le professeur Dr. H. Wenzel d'avoir rendu possible leur parution dans la s\u00e9rie prestigieuse des Peripatoi de la maison d'\u00e9dition De Gruyter. [Pr\u00e9face]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/45BIqsODQJTdHmt","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":171,"pubplace":"Berlin \u2013 New York","publisher":"de Gruyter","series":"Peripatoi. 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L'arrière-plan néoplatonicien de l'École d'Athènes de Raphaël, 1996
By: Hoffmann, Philippe, Hoffmann, Philippe (Ed.), Rinuy, Paul-Louis (Ed.), Farnoux, Alexandre (Coll.) (Ed.)
Title L'arrière-plan néoplatonicien de l'École d'Athènes de Raphaël
Type Book Section
Language French
Date 1996
Published in Antiquités imaginaires. La référence antique dans l'art occidental, de la Renaissance à nos jours
Pages 143-158
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hoffmann, Philippe , Rinuy, Paul-Louis , Farnoux, Alexandre (Coll.)
Translator(s)
Il est néanmoins permis d’insister, comme nous l'avons déjà dit, sur la tonalité manifestement néoplatonicienne de l’œuvre. Tout d’abord, on peut souligner une distorsion entre l’allégorie de la Philosophie et l’École d’Athènes. Il est vrai que l’allégorie est construite sur l’idée d’une dualité des parties de la Philosophie, qui sont donc des parties égales. La légende, «Causarum cognitio», est certainement inspirée par la légende de l’allégorie de la Prudence, peinte vers 1500 par Pietro Vannucci (le Pérugin) dans le Cambio de Pérouse. Le texte qui accompagne la Prudence a été rédigé par le responsable du programme – d’esprit «ficinien» –, l’érudit Francesco Maturanzio, bien connu non seulement comme «modeste auteur de la Cronaca della città di Perugia dal 1492 al 1503», mais aussi comme aristotélicien thomiste, helléniste et collectionneur de manuscrits grecs.

Maturanzio exprimait dans ce programme son adhésion à l'idée d'une conciliation des mondes antique et chrétien, une idée qui devait trouver une expression plus grandiose dans la Chambre de la Signature. On relève notamment, dans la légende de la Prudence de Pérouse, l’expression «...Scrutari verum doceo causasque latentes...». Et comme Raphaël avait travaillé avec le Pérugin, en compagnie de qui il était venu à Rome, le lien entre «scrutari... causas latentes» et «causarum cognitio» est tout à fait plausible. Mais la formule a davantage d'application dans le domaine de la physique que dans celui de l'éthique, de même que l'Artémis d’Éphèse représente la Nature avec ses secrets – l’objet de la partie physique de la Philosophie –, et n’a guère de rapport avec l'éthique.

La dissymétrie est plus nette dans le traitement des deux personnages de Platon et d'Aristote. Le maître est, comme il se doit, à la droite du disciple. La direction des gestes est si contrastée qu’elle ne peut signifier qu'une différence de domaine : les Idées et le Démiurge sont le domaine d'élection de Platon, tandis que le Bonheur humain – le plus grand bonheur qui puisse échoir à l’homme – est ce qu'Aristote vient offrir en un geste généreux, qui s’adresse aux spectateurs de la fresque.

Comment ne pas voir dans cette structure iconographique un écho précis des conceptions néoplatoniciennes ? On retrouve des thèmes que nous avons maintes fois rencontrés et que Raphaël – ou le responsable du programme iconographique – a puisés dans la culture néoplatonicienne de l'époque, chez Marsile Ficin ou Pic de la Mirandole :

    L'harmonie des philosophies de Platon et d’Aristote, tout d'abord : ce sont les deux figures centrales à partir desquelles s'ordonne toute la composition.
    La supériorité de la philosophie de Platon (les «grands mystères» néoplatoniciens) sur celle d’Aristote (les «petits mystères»), qui est la propédeutique à la philosophie de Platon et qui succède elle-même au cycle des sept Arts Libéraux, dont on a voulu déceler la représentation parmi le savant désordre des personnages qui entourent les deux figures centrales.
    La différence des plans ontologiques auxquels se sont élevés les deux penseurs : Platon a décrit le Monde non pas de manière immanente, mais en recherchant ses causes – les Idées et le Démiurge. Il étudie les réalités naturelles elles-mêmes en considérant leur relation à celles qui sont au-dessus de la nature, c'est-à-dire les réalités intelligibles et divines qui en sont les causes. L’étude du Timée, œuvre platonicienne majeure pour le Moyen Âge occidental, relevait aussi dans l'Antiquité du second cycle du cursus néoplatonicien de lecture des dialogues de Platon.

Quant à Aristote, il offre une pensée du bonheur qui doit permettre à l’homme, en menant la vie théorétique – qui est en grande partie une recherche des causes –, de «s’immortaliser autant qu’il est possible». Dans une note, Gombrich signale qu’à la date où Raphaël conçut l’École d’Athènes, il n’existait pas de traduction italienne en édition séparée du Timée ni des Éthiques d’Aristote. On peut ajouter que l’édition princeps de Platon en grec ne devait être publiée qu’en 1513 à Venise (édition aldine), et que Platon était lu à l’époque dans la célèbre traduction latine de Ficin imprimée en 1484. On rappellera dans ce contexte que l’édition princeps des œuvres d’Aristote en grec avait été donnée peu d'années auparavant à Venise par Alde Manuce. Précisément, la Préface grecque d’Alexandre Bondini (Agachemeros), collaborateur d’Alde, justifie l'entreprise par un éloge de la supériorité de la philosophie péripatéticienne, qui procure aux hommes le bonheur (eudaimonia). Peu après, en 1499, paraissait à Venise également l’édition princeps (incunable !) du Commentaire de Simplicius aux Catégories, œuvre dans laquelle les humanistes italiens pouvaient commodément lire le développement que nous avons étudié sur la finalité de la philosophie d’Aristote.

Ces deux remarques bibliographiques ne prétendent en aucun cas assigner une source littéraire à un célèbre détail iconographique. La leçon de méthode et de prudence d’E. Gombrich est exemplaire, et il serait vain de vouloir ajouter une nouvelle hypothèse, impossible à prouver en toute rigueur, à tant d’autres. Ce que l’on peut souligner en revanche, si l’on veut bien admettre que, dans une période d’effervescence intellectuelle comme la Renaissance italienne, les livres publiés étaient lus et que les idées circulaient, c’est un écho troublant entre le thème de la Préface d’Alexandre Bondini (1495), le développement de Simplicius sur le Bonheur comme finalité de la philosophie d’Aristote (imprimé en 1499), et le principe «symphonique» néoplatonicien qui organise et unifie le programme iconographique de l’École d’Athènes (1509–1511). [conclusion p. 154-158]

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Ovide, Philostrate, Platon et Aristote ont \u00e9t\u00e9 au coeur des d\u00e9bats et des r\u00e9flexions des \u00e9crivains et des critiques, tout comme les chefs-d\u2019oeuvre de l\u2019architecture et de la sculpture \u2013 le Parth\u00e9non ou le Laocoon \u2013 ont inspir\u00e9 les artistes au fil de leurs red\u00e9couvertes successives de l\u2019art antique. H\u00e9ritage, influence, r\u00e9invention, Classic revival, Nachleben der Antike ? Les mots et les expressions sont nombreux pour tenter de cerner un ph\u00e9nom\u00e8ne crucial et chatoyant. Les \u00e9tudes ici r\u00e9unies par Philippe Hoffmann, Paul-Louis Rinuy et Alexandre Farnoux, au terme d\u2019un s\u00e9minaire et d\u2019une table ronde tenus au Centre d\u2019\u00e9tudes anciennes de l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, veulent ouvrir des pistes pour de nouvelles recherches et illustrer divers aspects de la pr\u00e9sence de l\u2019Antique au sein des modernit\u00e9s [offical abstract]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/Al1RSBIKKbIdEE7","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":165,"pubplace":"Paris","publisher":"Presses de l\u2019\u00c9cole normale sup\u00e9rieure","series":"\u00c9tudes de litt\u00e9rature ancienne","volume":"7","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":["L'arri\u00e8re-plan n\u00e9oplatonicien de l'\u00c9cole d'Ath\u00e8nes de Rapha\u00ebl"]}

La fonction des prologues exégétiques dans la pensée pédagogique néoplatonicienne, 1998
By: Hoffmann, Philippe, Dubois, Jean-Daniel (Ed.), Roussel, Bernard (Ed.)
Title La fonction des prologues exégétiques dans la pensée pédagogique néoplatonicienne
Type Book Section
Language French
Date 1998
Published in Entrer en matière. Les prologues
Pages 209-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Dubois, Jean-Daniel , Roussel, Bernard
Translator(s)
La philosophie néoplatonicienne a développé une doctrine de  la  relation  pédagogique  entre  le  Maître  (image  visible  du  Bien)  et les  étudiants (âmes  imparfaites),  qui se fonde sur la définition même de la  philosophie  comme  « assimilation  à  Dieu  », et  qui  inscrit dans  une perspective  anagogique  la  pratique  de  l'exégèse  et  de  l'enseignement. Dans  un  tel  cadre, la question  du « prologue  » s*entend en  trois sens  1) la représentation de la philosophie comme unité organique assigne à la logique aristotélicienne un statut de « commencement », à titre de « partie instrumentale  »  ; et  le  traité  des  Catégories est,  à  l'intérieur de  cette « partie instrumentale », et au début du cursus néoplatonicien des études, le  « proème  » delà logique et de la philosophie tout entière ; 2) il existe d'autre part un véritable « genre littéraire » des introductions exégétiques, caractérisé  par  des  schémas  scolastiques  de  questions  préalables  ; et  l'organisation  du  cursus commence  par  l'emboîtement  de  plusieurs introductions : à la philosophie en général, à la philosophie d'Aristote, à la philosophie de Platon, à chaque œuvre particulière de Porphyre (Isagogè), d'Aristote et de Platon ; 3) enfin, dans le cadre de l'explication de chaque œuvre  singulière, les  prologues  exégétiques  (et  les  commentaires  eux-mêmes) peuvent comporter une description ou une légitimation du prologue de  l'œuvre  commentée  :  c'est  le  cas  pour  le  traité  aristotélicien des Catégories. L'application de critères  rhétoriques d'origine platonicienne conduit à s'interroger sur la fonction et la liaison organique de ce prologue de  l'œuvre commentée avec l'œuvre elle-même envisagée comme totalité organique. [Author's abstract]

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Dans un tel cadre, la question du \u00ab prologue \u00bb s*entend en trois sens 1) la repr\u00e9sentation de la philosophie comme unit\u00e9 organique assigne \u00e0 la logique aristot\u00e9licienne un statut de \u00ab commencement \u00bb, \u00e0 titre de \u00ab partie instrumentale \u00bb ; et le trait\u00e9 des Cat\u00e9gories est, \u00e0 l'int\u00e9rieur de cette \u00ab partie instrumentale \u00bb, et au d\u00e9but du cursus n\u00e9oplatonicien des \u00e9tudes, le \u00ab pro\u00e8me \u00bb del\u00e0 logique et de la philosophie tout enti\u00e8re ; 2) il existe d'autre part un v\u00e9ritable \u00ab genre litt\u00e9raire \u00bb des introductions ex\u00e9g\u00e9tiques, caract\u00e9ris\u00e9 par des sch\u00e9mas scolastiques de questions pr\u00e9alables ; et l'organisation du cursus commence par l'embo\u00eetement de plusieurs introductions : \u00e0 la philosophie en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 la philosophie d'Aristote, \u00e0 la philosophie de Platon, \u00e0 chaque \u0153uvre particuli\u00e8re de Porphyre (Isagog\u00e8), d'Aristote et de Platon ; 3) enfin, dans le cadre de l'explication de chaque \u0153uvre singuli\u00e8re, les prologues ex\u00e9g\u00e9tiques (et les commentaires eux-m\u00eames) peuvent comporter une description ou une l\u00e9gitimation du prologue de l'\u0153uvre comment\u00e9e : c'est le cas pour le trait\u00e9 aristot\u00e9licien des Cat\u00e9gories. L'application de crit\u00e8res rh\u00e9toriques d'origine platonicienne conduit \u00e0 s'interroger sur la fonction et la liaison organique de ce prologue de l'\u0153uvre comment\u00e9e avec l'\u0153uvre elle-m\u00eame envisag\u00e9e comme totalit\u00e9 organique. [Author's abstract]","btype":2,"date":"1998","language":"French","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/qogll7IhtIDqqda","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":138,"full_name":"Hoffmann, Philippe ","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":188,"full_name":"Dubois, Jean-Daniel ","role":{"id":2,"role_name":"editor"}},{"id":189,"full_name":"Roussel, Bernard ","role":{"id":2,"role_name":"editor"}}],"book":null,"booksection":{"id":685,"section_of":371,"pages":"209-245","is_catalog":null,"book":{"id":371,"bilderberg_idno":null,"dare_idno":null,"catalog_idno":null,"entry_type":null,"type":4,"language":"fr","title":"Entrer en mati\u00e8re. 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La triade chaldaïque ἔρως, ἀλήθεια, πίστις: De Proclus à Simplicius, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Segonds, A. Ph. (Ed.), Steel, Carlos (Ed.), Mettraux, A. F. (Coll.) (Ed.), Luna, Concetta (Coll.) (Ed.)
Title La triade chaldaïque ἔρως, ἀλήθεια, πίστις: De Proclus à Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in Proclus et la théologie platonicienne. Actes du colloque international de Louvain (13 -16 mai 1998). En l'honneur de H.D. Saffrey et L.G. Westerink
Pages 459-489
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Segonds, A. Ph. , Steel, Carlos , Mettraux, A. F. (Coll.) , Luna, Concetta (Coll.)
Translator(s)
L'analyse  des  textes  montre  que  dans  l’œuvre  de  Simplicius s'établit  une  correspondance  ferme  entre  le  prologue  de  son Commentaire  à  la Physique et  la  prière  finale  du  Commentaire  au 
De  caelo.  Selon  l’ordre  néoplatonicien  de  lecture  des  traités d'Aristote,  la  Physique  précède  le  De caelo.  Ne  peut-on,  dans  ces conditions,  et  malgré  un  ordre  chronologique  de  composition  in­verse,  expliquer  par  une  raison  de  fond  -   c'est-à-dire  par  une sorte  de  continuité  intentionnelle  entre  les  deux  ouvrages  -  
l’absence  d’une  prière  à  la  fin  du  Commentaire  à  la  Physique,  en considérant  que  la  prière  finale  de  l'In De caelo  couronne  à  la  fois 
ces  deux  commentaires,  puisque  l'un  comme  l'autre  instruisent une polémique contre l'impiété  de Jean Philopon, et font  remonter l'exégète  -   et  avec  lui  ses  lecteurs  -   jusqu’à  une  forme d'union avec  le  corps  céleste  et  avec  le  Démiurge,  c’est-à-dire jusqu'à  une 
«  sympathie  » donatrice de félicité? Ainsi  se  trouve  atteint  le  telos  évoqué  dans  le  prologue  du Commentaire  aux  Catégories,  tandis  qu'un  fil  thématique  précis unit les trois Commentaires de Simplicius sur Aristote. [conclusion, p. 489]

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Selon l\u2019ordre n\u00e9oplatonicien de lecture des trait\u00e9s d'Aristote, la Physique pr\u00e9c\u00e8de le De caelo. Ne peut-on, dans ces conditions, et malgr\u00e9 un ordre chronologique de composition in\u00adverse, expliquer par une raison de fond - c'est-\u00e0-dire par une sorte de continuit\u00e9 intentionnelle entre les deux ouvrages - \r\nl\u2019absence d\u2019une pri\u00e8re \u00e0 la fin du Commentaire \u00e0 la Physique, en consid\u00e9rant que la pri\u00e8re finale de l'In De caelo couronne \u00e0 la fois \r\nces deux commentaires, puisque l'un comme l'autre instruisent une pol\u00e9mique contre l'impi\u00e9t\u00e9 de Jean Philopon, et font remonter l'ex\u00e9g\u00e8te - et avec lui ses lecteurs - jusqu\u2019\u00e0 une forme d'union avec le corps c\u00e9leste et avec le D\u00e9miurge, c\u2019est-\u00e0-dire jusqu'\u00e0 une \r\n\u00ab sympathie \u00bb donatrice de f\u00e9licit\u00e9? Ainsi se trouve atteint le telos \u00e9voqu\u00e9 dans le prologue du Commentaire aux Cat\u00e9gories, tandis qu'un fil th\u00e9matique pr\u00e9cis unit les trois Commentaires de Simplicius sur Aristote. [conclusion, p. 489]","btype":2,"date":"2000","language":"French","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/Z6GulpIldCyTgq3","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":138,"full_name":"Hoffmann, Philippe ","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":196,"full_name":"Segonds, A. Ph.","role":{"id":2,"role_name":"editor"}},{"id":14,"full_name":"Steel, Carlos ","role":{"id":2,"role_name":"editor"}},{"id":461,"full_name":"Mettraux, A. F. 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They present their views on the organisation and principles of Proclus\u2019 theology, on the hermeneutics of Platonic dialogues, on the antecedents of this theological synthesis, and on its posterity, from Proclus\u2019 immediate successors through the Byzantine, Arabic and Latin Middle Ages.\r\n\r\nThis monumental volume, which is the result of three decades of dedicated scholarly research on the philosophy of Proclus, will stand for many years as an indispensable guide for all those interested in Neoplatonic studies. 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Le temps comme mesure et la mesure du temps selon Simplicius, 1998
By: Hoffmann, Philippe, Briquel-Chatonnet, Françoise (Ed.), Lozachmeur, Hélène (Ed.)
Title Le temps comme mesure et la mesure du temps selon Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1998
Published in Proche-Orient Ancien. Temps vécu, temps pensé
Pages 223-234
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Briquel-Chatonnet, Françoise , Lozachmeur, Hélène
Translator(s)
Cette enquête rapide a fait apparaître cinq thèses fondamentales : 1. toute mesure confère l’unité à ce qu’elle rassemble, et le fait participer, à son niveau, de l’Un lui-même ; 2. le temps, image de l’éternité (Platon), est l ’une des « mesures rassemblantes » qui sauvent le sensible du désastre ontologique ; il est, plus proprement, la « mesure de l’extension (paratasis) de l’être » ; 3. le temps est une quantité continue (Aristote), et il est mesuré par des mesures naturelles intrinsèques ; 4. la catégorie du pote, qui est distincte du temps et de la quantité, est définie par une pure relation non convertible au temps lui-même, ou à ses « mesures naturelles » ; 5. ainsi est pensée la datation d ’un événement historique (comme la bataille de Salamine), tandis que la taxis agissante du temps ordonne, conjoint et distingue les événements historiques (la guerre de Troie et la guerre du Péloponnèse ne se confondent pas). [conclusion, p. 234]

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Les analyses de l'énoncé: catégories et parties du discours selon les commentateurs néoplatoniciens, 1999
By: Hoffmann, Philippe, Diebler, Stéphane (Ed.), Rashed, Marwan (Ed.), Büttgen, Philippe (Ed.)
Title Les analyses de l'énoncé: catégories et parties du discours selon les commentateurs néoplatoniciens
Type Book Section
Language French
Date 1999
Published in Théories de la phrase et de la proposition, de Platon à Averroès
Pages 209-248
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Diebler, Stéphane , Rashed, Marwan , Büttgen, Philippe
Translator(s)
Avec les exégètes néoplatoniciens d’Aristote, à la fin de l'Antiquité, l'intérêt constant porté au discours par les philosophes grecs – depuis les sophistes, Platon, Aristote, les stoïciens – trouve son point d’achèvement, tandis que s’affirme nettement la différence des deux points de vue – grammatical et logique – que l’on peut porter sur l’énoncé. Cet effort de distinction caractérise la littérature des commentaires sur l’Organon, qui correspond, on le sait, au début du cours de philosophie néoplatonicienne dans l’Antiquité tardive.

L’étude de l’Organon commençait, après des enseignements propédeutiques et une lecture de l’Isagoge de Porphyre, par l’exégèse du traité des Catégories, que domine une description fine du "but", du skopos. Les catégories sont les éléments constitutifs de l’énoncé déclaratif (logos apophantikós), seule espèce du logos à être vraie ou fausse, et qui est lui-même la base du syllogisme démonstratif, lequel est le point culminant ou la clé de voûte de la logique, puisque la démonstration est l’instrument de discernement du vrai et du faux dans le domaine de la théorie, et du bien et du mal dans le domaine de la pratique. Les catégories sont les termes “qui ne se disent pas en liaison”, c’est-à-dire qui ne sont pas pris dans une syntaxe attributive et qui se contentent encore de “signifier”. La doctrine des catégories est, en son fond, sémantique et ressortit à la logique. Mais elle reflète une division (diairesis) des étants en dix classes suprêmes, les “genres généralissimes”.

Lorsqu’il commente le chapitre 2 des Catégories, Simplicius explique que la division en dix catégories s’inscrit elle-même dans une séquence dyade-tétrade-décade. Aristote, affirme-t-il, commence avec raison par donner une quadruple division des étants, puisque la tétrade est plus fondamentale que la décade, et que cette quadripartition se ramène elle-même à une bipartition :

"[...] puisque, nous l'avons vu, le but (skopos) porte sur les mots simples et génériques, qui signifient les réalités simples et génériques, avant de les diviser (diairesis) en le plus grand nombre de termes possible – j'entends par là la division en dix catégories, au-delà desquelles on ne pouvait en trouver d’autres –, Aristote a jugé bon de commencer par une division minimale, car on ne pouvait rassembler les mots simples en un plus petit nombre de groupes : en effet cette façon de procéder était scientifique (epistêmonikón) parce que la décade est comprise dans la tétrade ; en effet en faisant la somme d’un, deux, trois et quatre, nous obtenons le nombre dix ; et la tétrade, à rebours, Aristote l’a rassemblée dans la dyade. Les quatre termes dont nous parlons sont : l’essence, l’accident, l’universel et le particulier. Les étants en effet se divisent en deux (ta onta diaireitai dikhôs) [...]".

Ces deux termes sont l’essence (qui correspond à la première catégorie) et l’accident (sous le chef duquel se regroupent les neuf autres catégories). À la fin de l’explication de ce lemme, Simplicius précise que “la division en quatre termes n’est pas une division au sens propre, mais plutôt un dénombrement (anarithmêsis)”.

L'analyse du logos apophantikós conduit donc le philosophe à distinguer entre dix “mots simples”, les dix catégories énumérées par Aristote, et qui constituent, aux yeux des exégètes antiques, une liste exhaustive en droit et close : la substance ou l’essence (ousia, ti esti), la quantité (poson), la qualité (poion), la relation (pros ti), l’agir et le pâtir (poiein, paschein), le "quand” et le “où” (pote, pou), la situation et l’avoir (keisthai, echein).

Cette analyse ne coïncide en rien avec celle des grammairiens qui, à la fin de l'Antiquité, enseignent de manière fixe la doctrine des huit “parties du discours” (merê tou logou), progressivement élaborée comme le fruit de ce qu’ils nomment le merismos (“partition”). Ces huit “parties du discours” sont, dans l'ordre : le nom, le verbe, le participe, l’article, le pronom, la préposition, l'adverbe et la conjonction.

Soucieux, pour plusieurs raisons, de distinguer leur recherche de l’activité grammaticale, les commentateurs néoplatoniciens d’Aristote ont soigneusement distingué entre ces deux modes d'analyse du logos (discours, phrase, proposition, énoncé) : la division des catégories, qui est fondée sur la diairesis des étants en dix genres – elle relève de la logique et participe de l’ontologie – et la merismos grammaticale des éléments du langage en huit classes (les huit “parties du discours”).

La lecture des Catégories conduisait ces exégètes à rencontrer certaines difficultés. Tout d'abord, il y avait un débat sur la nature même des "catégories" (sont-elles des mots ? des notions ? des réalités ?). Des adversaires stoïciens d’Aristote (Athénodore et Cornutus) contestaient la complétude de la liste, insuffisante selon eux, puisqu’ils voyaient en elle le résultat d’une division des mots. Le débat sur l’origine grammaticale des catégories, ou sur le lien de cette doctrine avec l’objet propre et la discipline de la grammaire, illustré à l’époque moderne par les travaux d’auteurs aussi différents que Trendelenburg ou E. Benveniste, était déjà un débat antique.

Autre question. Le début du De interpretatione présente un exposé sur le nom (onoma) et le verbe (rhêma), qui sont à la fois des termes logiques (sujet et prédicat) et les deux premières “parties du discours” selon la liste canonique des grammairiens. Comment rendre compte de la rencontre, mais aussi de la différence, entre le point de vue du philosophe lecteur de l’Organon et le point de vue du grammairien ? Comment expliquer la succession – dans la perspective de l’“ordre de lecture” néoplatonicien – des Catégories et du De interpretatione ?

La tâche de tout commentateur néoplatonicien était donc d'expliquer à la fois comment distinguer entre l’analyse grammaticale d'une phrase et l’analyse logique d’un énoncé véridique, et quelle est l’articulation de la doctrine des Catégories et de la doctrine du De interpretatione.

Il faut pour cela rappeler quels étaient les “buts” assignés par les exégètes à ces deux traités, qui étaient lus l’un à la suite de l’autre dans “l’ordre de lecture” des œuvres d’Aristote tel qu’il était pratiqué à la fin de l’Antiquité. [introduction p. 209-212]

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Ces huit \u201cparties du discours\u201d sont, dans l'ordre : le nom, le verbe, le participe, l\u2019article, le pronom, la pr\u00e9position, l'adverbe et la conjonction.\r\n\r\nSoucieux, pour plusieurs raisons, de distinguer leur recherche de l\u2019activit\u00e9 grammaticale, les commentateurs n\u00e9oplatoniciens d\u2019Aristote ont soigneusement distingu\u00e9 entre ces deux modes d'analyse du logos (discours, phrase, proposition, \u00e9nonc\u00e9) : la division des cat\u00e9gories, qui est fond\u00e9e sur la diairesis des \u00e9tants en dix genres \u2013 elle rel\u00e8ve de la logique et participe de l\u2019ontologie \u2013 et la merismos grammaticale des \u00e9l\u00e9ments du langage en huit classes (les huit \u201cparties du discours\u201d).\r\n\r\nLa lecture des Cat\u00e9gories conduisait ces ex\u00e9g\u00e8tes \u00e0 rencontrer certaines difficult\u00e9s. Tout d'abord, il y avait un d\u00e9bat sur la nature m\u00eame des \"cat\u00e9gories\" (sont-elles des mots ? des notions ? des r\u00e9alit\u00e9s ?). Des adversaires sto\u00efciens d\u2019Aristote (Ath\u00e9nodore et Cornutus) contestaient la compl\u00e9tude de la liste, insuffisante selon eux, puisqu\u2019ils voyaient en elle le r\u00e9sultat d\u2019une division des mots. Le d\u00e9bat sur l\u2019origine grammaticale des cat\u00e9gories, ou sur le lien de cette doctrine avec l\u2019objet propre et la discipline de la grammaire, illustr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne par les travaux d\u2019auteurs aussi diff\u00e9rents que Trendelenburg ou E. Benveniste, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un d\u00e9bat antique.\r\n\r\nAutre question. 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Les bibliothèques philosophiques d’après le témoignage de la littérature néoplatonicienne des Ve et VIe siècles, 2007
By: Hoffmann, Philippe, D'Ancona Costa, Cristina (Ed.)
L’enquête que nous venons de mener est semée d’incertitudes, et elle est souvent aporétique. Mais quelques conclusions peuvent être tirées de façon prudente.

L’enseignement dispensé dans les écoles néoplatoniciennes suivait un programme qui, depuis les diverses propédeutiques jusqu’à l’étude des poèmes “révélés”, impliquait l’usage de livres – le programme pouvant être interprété comme une sorte de “catalogue idéal”. La pratique du commentaire, essentielle dans ces milieux, semble s’être accompagnée, dans certains cas du moins, d’un usage de manuscrits – sans doute de grand format – dans les marges desquels étaient consignés des développements exégétiques (et l’on aimerait mieux savoir quel type d’écriture pouvait être alors utilisé : faut-il imaginer parfois un recours à une micrographie, comme dans l’exemple byzantin du Vaticanus Urbinas gr. 35, copié pour Aréthas vers 900 ?).

Sur certains dossiers, comme celui de l’origine des modèles de la “Collection philosophique” (la bibliothèque de l’école néoplatonicienne d’Alexandrie ?), la recherche a progressé, mettant en lumière le rôle probable de Stéphanos d’Alexandrie dans le transfert à Constantinople, au début du VIIᵉ siècle, des modèles tardo-antiques de la Collection.

Cet exemple montre que l’on peut attendre, au gré des recherches, un progrès de nos connaissances, par-delà les considérations souvent hypothétiques qui ont été ici présentées. [conclusion p. 152-153]

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Mais quelques conclusions peuvent \u00eatre tir\u00e9es de fa\u00e7on prudente.\r\n\r\nL\u2019enseignement dispens\u00e9 dans les \u00e9coles n\u00e9oplatoniciennes suivait un programme qui, depuis les diverses prop\u00e9deutiques jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tude des po\u00e8mes \u201cr\u00e9v\u00e9l\u00e9s\u201d, impliquait l\u2019usage de livres \u2013 le programme pouvant \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme une sorte de \u201ccatalogue id\u00e9al\u201d. La pratique du commentaire, essentielle dans ces milieux, semble s\u2019\u00eatre accompagn\u00e9e, dans certains cas du moins, d\u2019un usage de manuscrits \u2013 sans doute de grand format \u2013 dans les marges desquels \u00e9taient consign\u00e9s des d\u00e9veloppements ex\u00e9g\u00e9tiques (et l\u2019on aimerait mieux savoir quel type d\u2019\u00e9criture pouvait \u00eatre alors utilis\u00e9 : faut-il imaginer parfois un recours \u00e0 une micrographie, comme dans l\u2019exemple byzantin du Vaticanus Urbinas gr. 35, copi\u00e9 pour Ar\u00e9thas vers 900 ?).\r\n\r\nSur certains dossiers, comme celui de l\u2019origine des mod\u00e8les de la \u201cCollection philosophique\u201d (la biblioth\u00e8que de l\u2019\u00e9cole n\u00e9oplatonicienne d\u2019Alexandrie ?), la recherche a progress\u00e9, mettant en lumi\u00e8re le r\u00f4le probable de St\u00e9phanos d\u2019Alexandrie dans le transfert \u00e0 Constantinople, au d\u00e9but du VII\u1d49 si\u00e8cle, des mod\u00e8les tardo-antiques de la Collection.\r\n\r\nCet exemple montre que l\u2019on peut attendre, au gr\u00e9 des recherches, un progr\u00e8s de nos connaissances, par-del\u00e0 les consid\u00e9rations souvent hypoth\u00e9tiques qui ont \u00e9t\u00e9 ici pr\u00e9sent\u00e9es. [conclusion p. 152-153]","btype":2,"date":"2007","language":"French","online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/Yfl8Gt8Sgf5xdCH","doi_url":null,"categories":[],"authors":[{"id":138,"full_name":"Hoffmann, Philippe ","role":{"id":1,"role_name":"author"}},{"id":60,"full_name":"D'Ancona Costa, Cristina","role":{"id":2,"role_name":"editor"}}],"book":null,"booksection":{"id":502,"section_of":37,"pages":"135-153","is_catalog":null,"book":{"id":37,"bilderberg_idno":null,"dare_idno":null,"catalog_idno":null,"entry_type":null,"type":4,"language":"en","title":"The Libraries of the Neoplatonists. Proceedings of the Meeting of the European Science Foundation Network \"Late Antiquity and Arabic Thought: Patterns in the Constitution of European Culture\", Strasbourg, March 12-14, 2004 under the Scientific Committee of the meeting, composed by Matthias Baltes, Michel Cacouros, Cristina D\u2019Ancona, Tiziano Dorandi, Gerhard Endre\u00df, Philippe Hoffmann, Henri Hugonnard Roche","title_transcript":"","title_translation":"","short_title":"D_Ancona_Costa2007","has_no_author":null,"volume":null,"date":"2007","edition_no":null,"free_date":"2007","abstract":"The transmission of Greek learning to the Arabic-speaking world paved the way to the rise of Arabic philosophy. 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Les catégories aristotéliciennes ΠΟΤE et ΠΟΥ d’après le commentaire de Simplicius. Méthode d’exégèse et aspects doctrinaux, 2000
By: Hoffmann, Philippe, Goulet- Cazé, Marie-Odile (Ed.)
Title Les catégories aristotéliciennes ΠΟΤE et ΠΟΥ d’après le commentaire de Simplicius. Méthode d’exégèse et aspects doctrinaux
Type Book Section
Language French
Date 2000
Published in Le commentaire entre tradition et innovation. Actes du colloque international de l'institute des traditions textuelles, Paris et Villejuif, 22-25 septembre 1999
Pages 355-376
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Goulet- Cazé, Marie-Odile
Translator(s)
Simplicius aligns himself fundamentally with Porphyry and Jamblichus, preserving the tradition of responding to Plotinus’s aporias on the Categories. He also reveals trends in the Peripatetic commentaries that Plotinus was reacting to. Simplicius demonstrates the specificity of the categories ΠΟΤE and ΠΟΥ, using Jamblichus's definition of neo-Platonic skopos, which relies on a unity of meaning to establish the unity of a category corresponding to the unity of a genus. Despite being influenced by Jamblichus, Simplicius ultimately follows a philosophical orientation that aligns him with his master Damascius. [conclusion]

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Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius, 1980
By: Hoffmann, Philippe, Aubenque, Pierre (Ed.)
Title Les catégories ΠΟΙ et ΠΟΤΕ chez Aristote et Simplicius
Type Book Section
Language French
Date 1980
Published in Concepts et catégories dans la pensée antique
Pages 217-245
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aubenque, Pierre
Translator(s)
L'exposé que l'on va lire ne se propose pas d'étudier les concepts de lieu ou de temps chez Aristote et son commentateur Simplicius, mais de scruter les quelques indications qu’Aristote, dans son Traité des Catégories, nous donne sur les prédicats ποῦ et ποτέ, ou que l'on peut trouver dans certains passages de Physique IV. La matière fournie par les textes aristotéliciens étant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius.

Si les catégories ποῦ et ποτέ ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c’est pourtant par rapport à eux, c'est-à-dire par différence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. C'est pourquoi, et bien que ce ne soit qu’à titre secondaire, la méditation sur le temps et le lieu nourrit le commentaire de Simplicius, chez qui elle fonde (ainsi d’ailleurs que chez nombre de commentateurs antérieurs) l'ordre relatif des deux catégories : selon que le temps ou le lieu est considéré comme plus « proche » de l'essence, plus « apparenté » à elle, la catégorie ποῦ (ou la catégorie ποτέ) se situera plus près de l’ousia dans la liste des catégories.

Tel étant le critère du classement, l'analyse catégoriale court toujours le risque d’être remplacée par une étude « physique » du temps ou du lieu. Mais Simplicius situe la doctrine des catégories au niveau d’une étude des signifiés et des significations. Un second danger se présente alors, qui est de confondre l'analyse catégoriale et l'analyse grammaticale des « parties du discours ». En effet, les catégories ποῦ et ποτέ correspondent presque exclusivement à deux classes d’adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps.

Nous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compléments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit exposée dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives à cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. Guidé par l'idée d’une étroite parenté entre les catégories ποῦ et ποτέ, Simplicius étudie les adverbes de temps en suivant comme modèle la doctrine grammaticale des adverbes de lieu.

À la suite de Jamblique, il défend, contre les attaques de Plotin, la thèse soutenue par Aristote dans son Traité des Catégories : ποτέ et ποῦ sont des catégories distinctes et propres, tandis que temps et lieu relèvent de la quantité. Pour fonder cette distinction, Jamblique et Simplicius établissent que ποῦ signifie « la relation au lieu de ce qui est dans le lieu », et ποτέ « la relation au temps de ce qui est dans le temps ».

D'autre part, ποῦ et ποτέ se différencient des relatifs, en ce que la relation constitutive de ces derniers est convertible, ce qui n’est pas le cas de la relation constitutive de ces deux catégories : il s'agit, par exemple, de la relation au lieu de ce qui est dans le lieu, et non de la relation du lieu à ce qui est en lui. [introduction p.  217-218]

{"_index":"sire","_id":"508","_score":null,"_source":{"id":508,"authors_free":[{"id":702,"entry_id":508,"agent_type":null,"is_normalised":null,"person_id":138,"institution_id":null,"role":{"id":1,"role_name":"author"},"free_name":"Hoffmann, Philippe","free_first_name":"Philippe","free_last_name":"Hoffmann","norm_person":{"id":138,"first_name":"Philippe ","last_name":"Hoffmann","full_name":"Hoffmann, Philippe ","short_ident":"","is_classical_name":null,"dnb_url":"http:\/\/d-nb.info\/gnd\/189361905","viaf_url":"","db_url":"","from_claudius":null}},{"id":703,"entry_id":508,"agent_type":null,"is_normalised":null,"person_id":149,"institution_id":null,"role":{"id":2,"role_name":"editor"},"free_name":"Aubenque, Pierre","free_first_name":"Pierre","free_last_name":"Aubenque","norm_person":{"id":149,"first_name":"Pierre","last_name":"Aubenque","full_name":"Aubenque, Pierre","short_ident":"","is_classical_name":null,"dnb_url":"http:\/\/d-nb.info\/gnd\/118919458","viaf_url":"","db_url":"","from_claudius":null}}],"entry_title":"Les cat\u00e9gories \u03a0\u039f\u0399 et \u03a0\u039f\u03a4\u0395 chez Aristote et Simplicius","main_title":{"title":"Les cat\u00e9gories \u03a0\u039f\u0399 et \u03a0\u039f\u03a4\u0395 chez Aristote et Simplicius"},"abstract":"L'expos\u00e9 que l'on va lire ne se propose pas d'\u00e9tudier les concepts de lieu ou de temps chez Aristote et son commentateur Simplicius, mais de scruter les quelques indications qu\u2019Aristote, dans son Trait\u00e9 des Cat\u00e9gories, nous donne sur les pr\u00e9dicats \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad, ou que l'on peut trouver dans certains passages de Physique IV. La mati\u00e8re fournie par les textes aristot\u00e9liciens \u00e9tant peu abondante, notre attention se portera principalement sur le Commentaire de Simplicius.\r\n\r\nSi les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad ne se confondent pas avec les concepts de lieu et de temps, c\u2019est pourtant par rapport \u00e0 eux, c'est-\u00e0-dire par diff\u00e9rence avec eux, qu'elles prennent sens et consistance. C'est pourquoi, et bien que ce ne soit qu\u2019\u00e0 titre secondaire, la m\u00e9ditation sur le temps et le lieu nourrit le commentaire de Simplicius, chez qui elle fonde (ainsi d\u2019ailleurs que chez nombre de commentateurs ant\u00e9rieurs) l'ordre relatif des deux cat\u00e9gories : selon que le temps ou le lieu est consid\u00e9r\u00e9 comme plus \u00ab proche \u00bb de l'essence, plus \u00ab apparent\u00e9 \u00bb \u00e0 elle, la cat\u00e9gorie \u03c0\u03bf\u1fe6 (ou la cat\u00e9gorie \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad) se situera plus pr\u00e8s de l\u2019ousia dans la liste des cat\u00e9gories.\r\n\r\nTel \u00e9tant le crit\u00e8re du classement, l'analyse cat\u00e9goriale court toujours le risque d\u2019\u00eatre remplac\u00e9e par une \u00e9tude \u00ab physique \u00bb du temps ou du lieu. Mais Simplicius situe la doctrine des cat\u00e9gories au niveau d\u2019une \u00e9tude des signifi\u00e9s et des significations. Un second danger se pr\u00e9sente alors, qui est de confondre l'analyse cat\u00e9goriale et l'analyse grammaticale des \u00ab parties du discours \u00bb. En effet, les cat\u00e9gories \u03c0\u03bf\u1fe6 et \u03c0\u03bf\u03c4\u03ad correspondent presque exclusivement \u00e0 deux classes d\u2019adverbes, qui sont, respectivement, les adverbes de lieu et les adverbes de temps.\r\n\r\nNous verrons que Simplicius, analysant et classant les significations des adverbes (et compl\u00e9ments) de lieu, ne fait que reprendre, sur ce point, la doctrine grammaticale classique, telle qu'on la voit expos\u00e9e dans la Grammaire de Denys le Thrace, dans les scholies relatives \u00e0 cette grammaire, ou chez un auteur comme Apollonius Dyscole. 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Ces concepts \u2013 substance, quantit\u00e9, relation, qualit\u00e9, lieu, temps, action, passion, situation, avoir \u2013 sont-ils des structures universelles de toute pens\u00e9e ou bien sont-ils li\u00e9s aux particularit\u00e9s s\u00e9mantiques ou syntaxiques d\u2019un syst\u00e8me linguistique particulier, en l\u2019occurrence de la langue grecque, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e9nonc\u00e9s et rassembl\u00e9s?\r\nLes \u00e9tudes ici r\u00e9unies, issues d\u2019un s\u00e9minaire qui s\u2019est poursuivi durant plusieurs ann\u00e9es au Centre de recherche sur la Pens\u00e9e antique de l\u2019Universit\u00e9 de Paris-Sorbonne, associ\u00e9 au C.N.R.S. (Centre L\u00e9on-Robin), s\u2019efforcent d\u2019apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse \u00e0 cette grande question, qui demeure au centre des discussions contemporaines sur les rapports de la philosophie et du langage. Leur apport sp\u00e9cifique consiste dans une ex\u00e9g\u00e8se rigoureuse des analyses du trait\u00e9 aristot\u00e9licien des Cat\u00e9gories, \u00e9clair\u00e9 par les d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs de la doctrine, tels que nous les connaissons notamment \u00e0 travers le Commentaire du N\u00e9oplatonicien Simplicius. Certaines de ces \u00e9tudes examinent l\u2019influence ou les transformations des cat\u00e9gories aristot\u00e9liciennes chez les Sto\u00efciens, les grammairiens grecs de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9, les N\u00e9oplatoniciens tardifs, les P\u00e8res de l\u2019\u00c9glise et dans la tradition latine antique et m\u00e9di\u00e9vale. 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Les prières en prose de Simplicius, entre rhétorique et théologie, 2020
By: Hoffmann, Philippe, Hoffmann, Philippe (Ed.), Timotin, Andrei (Ed.)
Title Les prières en prose de Simplicius, entre rhétorique et théologie
Type Book Section
Language French
Date 2020
Published in Théories et practiques de la prière à la fin de l'antiquité
Pages 209-267
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hoffmann, Philippe , Timotin, Andrei
Translator(s)
Les prières en prose de Simplicius, quant à elles, appartiennent toutes à la catégorie des prières conclusives – dont le modèle est fourni par la prière à Pan à la fin du Phèdre de Platon, qui est une référence pour les prières philosophiques 158. De ce point de vue, formel, elles peuvent être rapprochées de la prière finale de la Réponse à Por-
phyre  (De  Mysteriis)  de Jamblique, ou de tel « hymne » en prose de Proclus  marquant  une  césure  importante  dans  la  Théologie  Platoni-
cienne 159. Les autres prières néoplatoniciennes que nous avons citées ou évoquées sont soit des prières initiales soit des prières intervenant 
dans  le  cours  même  d’une  œuvre.  Mais  la  comparaison  entre  toutes  ces prières – souvent complexes – et celles de Simplicius n’est pas 
illégitime et fait apparaître une indéniable parenté : Simplicius s’inscrit dans une tradition spécifiquement néoplatonicienne, où la rhéto-
rique de la prière sert à l’expression d’un savoir théologique et d’une forme de piété personnelle dont le lecteur contemporain entend encore 
les accents. Ses prières sont tout à la fois des prières philosophiques et littéraires, des prières personnelles, des prières demandant des grâces 
particulières, mais aussi de véritables prières cultuelles, dans la mesure où, comme tous les professeurs néoplatoniciens, Simplicius célèbre 
par ses commentaires une véritable liturgie en l’honneur des dieux; et l’on a remarqué aussi l’affleurement d’une dimension théurgique 
que ses prières partagent avec les Hymnes de Proclus.  Ces  différentes catégories ne doivent pas être opposées, car elles se fondent 
ici dans l’unité dynamique de l’acte de parole, qui est aussi un élan de l’âme. Car si ces prières sont des textes écrits, leur vertu anagogique ne peut s’actualiser que dans la vibration sonore et les rythmes révélés par l’analyse stylistique, qui demandent à être prononcés et entendus. 
Le raffinement de l’écriture, ici, appelle une oralisation, et l’on se plaît à imaginer que Simplicius a pu, au moins en son privé, peut-être dans un discours « mental », prononcer ces prières et les faire résonner. Mais  parce  que  ses  prières  sont  l’achèvement  de  commentaires 
destinés à des « commençants » et non à des philosophes confirmés, Simplicius  s’en  tient  à  des  déclarations  théologiques  élémentaires  et  
s’exprime de façon beaucoup plus sobre que Jamblique ou Proclus ; son  style  clair  et  simple  parvient  à  maîtriser  la  solennité  qui  est  de  
règle dans des adresses aux dieux 163, mais comme ses prédécesseurs néoplatoniciens  il  ordonne  chacune  de  ses  prières  au  dieu  ou  aux 
dieux qui veillent, de façon précise, sur l’ordre de réalité visé par son enseignement. À  tous  ces  dieux  Simplicius  demande  un  accompagnement  bienveillant et une aide sur la voie d’une ἀναγωγή indissolublement scientifique et spirituelle qui dépassera la discursivité et à son terme n’aura 
plus besoin du langage, ni même de prière, car elle s’accomplira dans le Silence. [conclusion, pp. 264-267]

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Science théologique et foi selon le commentaire de Simplicius au De Caelo d’Aristote, 2014
By: Hoffmann, Philippe, Coda, Elisa (Ed.), Martini Bonadeo, Cecilia (Ed.)
Title Science théologique et foi selon le commentaire de Simplicius au De Caelo d’Aristote
Type Book Section
Language French
Date 2014
Published in De l'Antiquité tardive au Moyen Âge. Études de logique aristotélicienne et de philosophie grecque, syriaque, arabe et latine offertes à Henri Hugonnard-Roche
Pages 277-363
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Coda, Elisa , Martini Bonadeo, Cecilia
Translator(s)
En hommage aux recherches de Henri Hugonnard-Roche sur la philosophie naturelle dans le Moyen Âge latin, sur l’astronomie et la cosmologie, mais aussi sur les commentaires arabes au De Caelo d’Aristote, et plus généralement sur la postérité syriaque et arabe de la pensée aristotélicienne, cette étude générale portera sur un texte grec de l’Antiquité tardive : le commentaire de Simplicius au De Caelo.

Son propos est de considérer la nature de la religion philosophique néoplatonicienne dans le commentaire de Simplicius et d’en proposer une interprétation d’ensemble, en nouant les fils d’une recherche engagée dans trois publications antérieures : un article ancien consacré à la polémique de Simplicius contre Jean Philopon et à la question de la structure physique de la substance céleste, et deux autres études, plus récentes, consacrées à la triade chaldaïque Amour - Vérité - Foi (Érōs, Alêtheia, Pistis), qui a été formalisée par Proclus comme principe dynamique de la prière, et sur laquelle les commentaires à la Physique et au De Caelo offrent de précieux témoignages.

Cette triade de puissances anagogiques est à l’œuvre notamment dans cet « hymne » au Démiurge que constitue le Commentaire au De Caelo. Au cours de la présente enquête, consacrée à une interprétation globale de l’œuvre de Simplicius, on complétera le dossier déjà rassemblé au sujet de la triade chaldaïque, en produisant notamment deux textes supplémentaires de Simplicius qui confirment explicitement que l’élaboration d’une pistis philosophique, à l’extrême fin de l’Antiquité, doit se comprendre dans le contexte de la controverse païenne contre l’« athéisme » chrétien.

La traduction commentée d’un long extrait du commentaire, en annexe, permettra enfin d’étudier de près les présupposés spécifiquement néoplatoniciens qui guident l’exégète dans sa lecture d’Aristote, et les enjeux théologiques qui dominent son interprétation du De Caelo et préparent, dans l’expérience de la Foi, une union de « sympathie » avec la substance même du Ciel et avec le Démiurge.

L’étude des œuvres philosophiques de l’Antiquité tardive, principalement des textes néoplatoniciens grecs, favorisée par un nombre impressionnant d’éditions critiques d’importance majeure, a connu ces dernières décennies un profond renouvellement herméneutique, grâce à une compréhension toujours approfondie des doctrines elles-mêmes, mais aussi à une attention accrue portée aux dimensions rhétoriques de ces textes, comme aux enjeux historiques, politiques, religieux, qui sont inséparables du très complexe système philosophique en devenir, forgé pendant près de quatre siècles, de Porphyre jusqu’aux derniers professeurs d’Alexandrie.

L’étude du néoplatonisme ne peut être séparée de l’histoire générale, politique et religieuse, de l’Antiquité tardive. La théologie savante et la philosophie sont intimement liées, soit que la théologie apparaisse comme une « partie » de la philosophie, soit que l’ensemble du système philosophique se désigne lui-même comme une théologie, ainsi que le montrent les ouvrages majeurs de Proclus, intitulés Peri tôn kata Platōna Theologias (Théologie Platonicienne) ou Stoicheiosis Theologikê (Éléments de théologie), qui présentent selon des modes d’exposition très différents le déploiement de l’ensemble du système.

La théologie savante s’enrichit et s’accompagne d’autres dimensions relevant du mode de vie même des philosophes néoplatoniciens et de leurs pratiques : rituels théurgiques, formes diverses de la piété à l’égard des dieux (eusebeia), mais aussi religion personnelle ou encore engagement dans la polémique anti-chrétienne.

L’interprétation des textes eux-mêmes a été renouvelée par une attention accrue portée aux genres littéraires philosophiques et à la dimension pragmatique des œuvres. Les analyses de Pierre Hadot, en particulier, nourries d’une réflexion sur les « jeux de langage » de Wittgenstein, ont contribué à renouveler l’interprétation des commentaires néoplatoniciens, ceux de Simplicius notamment, envisagés comme des œuvres littéraires à part entière, avec leur régime spécifique de systématicité, leurs règles, leurs codes, leurs finalités pragmatiques propres.

Au-delà de l’érudition scientifique et de la puissance conceptuelle qui caractérise le discours philosophique – nourri à la fois de la tradition péripatéticienne et des recherches des exégètes néoplatoniciens depuis Plotin et Porphyre – ces commentaires doivent se comprendre aussi comme des exercices de méditation spirituelle à finalité anagogique, que l’auteur pratique à la fois pour lui-même et pour ses destinataires, auditeurs ou lecteurs. Par leur dimension pragmatique, ils relèvent de la vie philosophique (bios) et ne sont plus seulement des éléments du discours philosophique (logos). [introduction p. 277-279]

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Au cours de la pr\u00e9sente enqu\u00eate, consacr\u00e9e \u00e0 une interpr\u00e9tation globale de l\u2019\u0153uvre de Simplicius, on compl\u00e9tera le dossier d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9 au sujet de la triade chalda\u00efque, en produisant notamment deux textes suppl\u00e9mentaires de Simplicius qui confirment explicitement que l\u2019\u00e9laboration d\u2019une pistis philosophique, \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin de l\u2019Antiquit\u00e9, doit se comprendre dans le contexte de la controverse pa\u00efenne contre l\u2019\u00ab ath\u00e9isme \u00bb chr\u00e9tien.\r\n\r\nLa traduction comment\u00e9e d\u2019un long extrait du commentaire, en annexe, permettra enfin d\u2019\u00e9tudier de pr\u00e8s les pr\u00e9suppos\u00e9s sp\u00e9cifiquement n\u00e9oplatoniciens qui guident l\u2019ex\u00e9g\u00e8te dans sa lecture d\u2019Aristote, et les enjeux th\u00e9ologiques qui dominent son interpr\u00e9tation du De Caelo et pr\u00e9parent, dans l\u2019exp\u00e9rience de la Foi, une union de \u00ab sympathie \u00bb avec la substance m\u00eame du Ciel et avec le D\u00e9miurge.\r\n\r\nL\u2019\u00e9tude des \u0153uvres philosophiques de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive, principalement des textes n\u00e9oplatoniciens grecs, favoris\u00e9e par un nombre impressionnant d\u2019\u00e9ditions critiques d\u2019importance majeure, a connu ces derni\u00e8res d\u00e9cennies un profond renouvellement herm\u00e9neutique, gr\u00e2ce \u00e0 une compr\u00e9hension toujours approfondie des doctrines elles-m\u00eames, mais aussi \u00e0 une attention accrue port\u00e9e aux dimensions rh\u00e9toriques de ces textes, comme aux enjeux historiques, politiques, religieux, qui sont ins\u00e9parables du tr\u00e8s complexe syst\u00e8me philosophique en devenir, forg\u00e9 pendant pr\u00e8s de quatre si\u00e8cles, de Porphyre jusqu\u2019aux derniers professeurs d\u2019Alexandrie.\r\n\r\nL\u2019\u00e9tude du n\u00e9oplatonisme ne peut \u00eatre s\u00e9par\u00e9e de l\u2019histoire g\u00e9n\u00e9rale, politique et religieuse, de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive. La th\u00e9ologie savante et la philosophie sont intimement li\u00e9es, soit que la th\u00e9ologie apparaisse comme une \u00ab partie \u00bb de la philosophie, soit que l\u2019ensemble du syst\u00e8me philosophique se d\u00e9signe lui-m\u00eame comme une th\u00e9ologie, ainsi que le montrent les ouvrages majeurs de Proclus, intitul\u00e9s Peri t\u00f4n kata Plat\u014dna Theologias (Th\u00e9ologie Platonicienne) ou Stoicheiosis Theologik\u00ea (\u00c9l\u00e9ments de th\u00e9ologie), qui pr\u00e9sentent selon des modes d\u2019exposition tr\u00e8s diff\u00e9rents le d\u00e9ploiement de l\u2019ensemble du syst\u00e8me.\r\n\r\nLa th\u00e9ologie savante s\u2019enrichit et s\u2019accompagne d\u2019autres dimensions relevant du mode de vie m\u00eame des philosophes n\u00e9oplatoniciens et de leurs pratiques : rituels th\u00e9urgiques, formes diverses de la pi\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard des dieux (eusebeia), mais aussi religion personnelle ou encore engagement dans la pol\u00e9mique anti-chr\u00e9tienne.\r\n\r\nL\u2019interpr\u00e9tation des textes eux-m\u00eames a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e par une attention accrue port\u00e9e aux genres litt\u00e9raires philosophiques et \u00e0 la dimension pragmatique des \u0153uvres. Les analyses de Pierre Hadot, en particulier, nourries d\u2019une r\u00e9flexion sur les \u00ab jeux de langage \u00bb de Wittgenstein, ont contribu\u00e9 \u00e0 renouveler l\u2019interpr\u00e9tation des commentaires n\u00e9oplatoniciens, ceux de Simplicius notamment, envisag\u00e9s comme des \u0153uvres litt\u00e9raires \u00e0 part enti\u00e8re, avec leur r\u00e9gime sp\u00e9cifique de syst\u00e9maticit\u00e9, leurs r\u00e8gles, leurs codes, leurs finalit\u00e9s pragmatiques propres.\r\n\r\nAu-del\u00e0 de l\u2019\u00e9rudition scientifique et de la puissance conceptuelle qui caract\u00e9rise le discours philosophique \u2013 nourri \u00e0 la fois de la tradition p\u00e9ripat\u00e9ticienne et des recherches des ex\u00e9g\u00e8tes n\u00e9oplatoniciens depuis Plotin et Porphyre \u2013 ces commentaires doivent se comprendre aussi comme des exercices de m\u00e9ditation spirituelle \u00e0 finalit\u00e9 anagogique, que l\u2019auteur pratique \u00e0 la fois pour lui-m\u00eame et pour ses destinataires, auditeurs ou lecteurs. Par leur dimension pragmatique, ils rel\u00e8vent de la vie philosophique (bios) et ne sont plus seulement des \u00e9l\u00e9ments du discours philosophique (logos). 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Ce volume r\u00e9unit des sp\u00e9cialistes des disciplines du domaine voulant rendre hommage \u00e0 un coll\u00e8gue dont l\u2019activit\u00e9 a ouvert une voie, Henri Hugonnard-Roche.\r\nSp\u00e9cialiste de la transmission du grec au syriaque de la logique aristot\u00e9licienne, Henri Hugonnard-Roche a montr\u00e9 par ses recherches la continuit\u00e9 entre la philosophie de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive et la pens\u00e9e des chr\u00e9tiens de langue syriaque d\u2019un c\u00f4t\u00e9, des savants musulmans \u00e9crivant en arabe, de l\u2019autre. R\u00e9unis souvent par ce que Werner Jaeger avait autrefois d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab la port\u00e9e \u0153cum\u00e9nique de l\u2019Antiquit\u00e9 classique \u00bb, des musulmans et des chr\u00e9tiens faisant partie d\u2019un cercle philosophique se penchaient, dans la ville de Bagdad au Xe si\u00e8cle, sur le texte d\u2019Aristote. Leur \u00ab Aristote \u00bb \u00e9tait souvent celui de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive : l\u2019Aristote de l\u2019\u00e9cole n\u00e9oplatonicienne d\u2019Alexandrie que les intellectuels de la Syrie chr\u00e9tienne avaient d\u00e9j\u00e0 rencontr\u00e9 quelque quatre si\u00e8cles auparavant et qu\u2019ils avaient traduit, en m\u00eame temps que Galien, et parfois comment\u00e9. Des noms presque inconnus comme celui de Sergius de Resh\u2019ayna (mort en 536) commencent dans nos manuels \u00e0 en c\u00f4toyer d\u2019autres bien plus connus, comme celui de Bo\u00e8ce, gr\u00e2ce aux recherches de Henri Hugonnard-Roche. Ce volume, par la vari\u00e9t\u00e9 des langues qui s\u2019y entrem\u00ealent, des traditions de pens\u00e9e qu\u2019il fait fusionner, par l\u2019acribie des contributions et le caract\u00e8re novateur des \u00e9ditions de textes et des \u00e9tudes ponctuelles qu\u2019il contient, t\u00e9moigne du rayonnement international du savant auquel il est offert, et de l\u2019effervescence du domaine de recherche auquel il a si grandement contribu\u00e9. [Author's abstract]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/j7haSVMVm5wa9du","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":360,"pubplace":"Paris","publisher":"Vrin","series":"\u00c9tudes musulmanes","volume":"","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":["Science th\u00e9ologique et foi selon le commentaire de Simplicius au De Caelo d\u2019Aristote"]}

Simplicius' polemics. Some aspects of Simplicius‘ polemical writings against John Philoponus: From invective to a reaffirmation of the transcendence of the heavens, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Sorabji, Richard (Ed.)
Title Simplicius' polemics. Some aspects of Simplicius‘ polemical writings against John Philoponus: From invective to a reaffirmation of the transcendence of the heavens
Type Book Section
Language English
Date 1987
Published in Philoponus and the Rejection of Aristotelian Science. Second Edition
Pages 97-123
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Sorabji, Richard
Translator(s)
I am not entirely comfortable finding myself introducing a discordant note into a collection intended to celebrate the refreshing originality of Philoponus’ ideas. I shall, however, be speaking for Simplicius, vindictive pagan that he was, and shall hope to be an effective counterweight to what is said in other chapters. I shall be talking within the framework of a general interpretation of Simplicius’ commentary on Aristotle’s De caelo. The commentary is an exegetical work undertaken as a paean to the Creator or ‘Demiurge.’ Its basic theory on the physical structure of celestial matter is that this matter is a combination of the superior parts (akrotêtes) of the four elements, dominated by the purely luminous superior part of fire.

My aim will be to show how this theory can be seen as a reaction to the theories of John Philoponus. Philoponus had turned to the Timaeus for support in his Contra Aristotelem and had attacked the Aristotelian doctrine that the heavens are made of a fifth element and that the world is eternal. Well before Copernicus, Philoponus denied that there was any substantial difference between the heavens and the sublunary world. In his reply to the Contra Aristotelem, Simplicius reaffirms the divinity, the transcendence, and the eternal nature of the heavens. His exegesis aims to connect, rather than contrast, Plato’s Timaeus and Aristotle’s De caelo.

It is, moreover, a religious act, a spiritual exercise designed to turn the soul (both Simplicius’ and his reader’s) towards the Demiurge. This conversion is our initiation into the grandeur of the universe and of the heavens, and his description of the physical nature of the heavens is one of the most valuable aspects of the revelation. Those readers still under Philoponus’ spell cannot achieve this revelation until they have undergone a preliminary act of purification, which is the refutation of the arguments of Philoponus’ Contra Aristotelem. In this way, Simplicius’ attack is directed at a target that is simultaneously philosophical and religious.

A correct reading and interpretation of Aristotle’s De caelo leads not only to the acquisition of intellectual knowledge but also, and above all, to our elevation through thought (a thought that we live) to the whole universe and to the Demiurge. It is a form of prayer addressed to them. The sacrilegious blasphemy of the Christian Philoponus is countered by the Neoplatonist liturgy, a rightful celebration of their God. [introduction p. 97-98]

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His exegesis aims to connect, rather than contrast, Plato\u2019s Timaeus and Aristotle\u2019s De caelo.\r\n\r\nIt is, moreover, a religious act, a spiritual exercise designed to turn the soul (both Simplicius\u2019 and his reader\u2019s) towards the Demiurge. This conversion is our initiation into the grandeur of the universe and of the heavens, and his description of the physical nature of the heavens is one of the most valuable aspects of the revelation. Those readers still under Philoponus\u2019 spell cannot achieve this revelation until they have undergone a preliminary act of purification, which is the refutation of the arguments of Philoponus\u2019 Contra Aristotelem. 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The second edition of Philoponus and the Rejection\r\nof Aristotelian Science includes a new two-part introduction which offers a survey of the\r\nrapidly expanding scholarship on Philoponus and of recent archeological discoveries (such as\r\nthe lecture rooms of the 6th century Alexandrian school), as well as new insights into the\r\ninteraction between Greek paganism and Christianity in connection with Philoponus and his\r\nmilieu. The twelve chapters included in this collection are written by very prominent scholars\r\nand tackle topics such as Philoponus' corollaries on space and time, the differences between his\r\ntheological views (e.g. on the three hypostases) and the prevailing dogmas of the time, the\r\nrelation between his theory about impetus and later treatments of impetus and related\r\nconcepts in a number of Arab thinkers and in Galileo. This collection is one of the most reliable\r\nand wide-ranging introductions to Philoponus' views and influence, and those interested in late\r\nancient philosophy and its interactions with Christian thought will find this to be a most\r\nvaluable resource. [Review by Tiberiu Popa]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/CJSIbOOK7lIAB00","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":184,"pubplace":"London","publisher":"Institute of Classical Studies, School of Advanced Study, University of London","series":"BICS Supplement","volume":"103","edition_no":"2","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":["Simplicius' polemics. Some aspects of Simplicius\u2018 polemical writings against John Philoponus: From invective to a reaffirmation of the transcendence of the heavens"]}

Simplicius: Corollarium de loco, 1979
By: Hoffmann, Philippe, Aujac, Germaine (Ed.), Soubiran, Jean (Ed.)
Title Simplicius: Corollarium de loco
Type Book Section
Language French
Date 1979
Published in L'Astronomie dans l'antiquité classique. Actes du Colloque tenu à l'Université de Toulouse-le-Mirail, 21–23 Octobre, 1977
Pages 143-161
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Aujac, Germaine , Soubiran, Jean
Translator(s)
En conclusion : La définition aristotélicienne du lieu comme « première limite immobile de l'enveloppant » tente de concilier deux exigences contradictoires : le lieu est une enveloppe et il est immobile. Aristote est contraint de dire que le Monde n'est pas en un lieu, puisqu'il n'est enveloppé par rien : s'il n'est nulle part, il ne peut non plus se mouvoir localement, ce qui est en contradiction avec l'« expérience » et avec d’autres exigences du système (la dignité du mouvement circulaire uniforme et éternel convient à la substance céleste).

    Proclus, sur la base de la problématique aristotélicienne, interprète l'enveloppement par le lieu du corps situé en lui comme une compénétration totale de l’un et de l'autre. Sa solution est plus physique et plus cosmologique que celle de Damascius : le lieu est une sphère corporelle de lumière pure en coïncidence parfaite avec la sphère cosmique. Le lieu est immobile, tandis que l'Univers se meut en lui.

    Damascius propose une solution plus métaphysique : le lieu est la mesure (incorporelle, quoique sensible) de la position. L'Univers a un lieu fixe, son lieu essentiel, d'où procèdent les lieux successifs qui sont les siens au cours de son mouvement.

Proclus et Damascius, chacun à leur manière, établissent donc :

    que le Monde a un lieu (fixe) ;
    que le Monde se meut localement.

Ils triomphent ainsi des apories dans lesquelles s'engageait la pensée d'Aristote. [conclusion p. 161]

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Simplicius’ Corollary on Place: Method of Philosophising and Doctrines, 2016
By: Hoffmann, Philippe, Golitsis, Pantelis, Sorabji, Richard (Ed.)
Title Simplicius’ Corollary on Place: Method of Philosophising and Doctrines
Type Book Section
Language English
Date 2016
Published in Aristotle Re-Interpreted. New Findings on Seven Hundred Years of the Ancient Commentators
Pages 531–540
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe , Golitsis, Pantelis
Editor(s) Sorabji, Richard
Translator(s)
Simplicius’ Corollary on Place (Corollarium de loco) is not a doxographic text but a strictly Neoplatonic philosophical work, with its own philosophical method. It takes the form of a digression interrupting the continuity of Simplicius’ commentary on Aristotle’s Physics (itself a written work intended for readers, hoi entugkhanontes, hoi enteuxomenoi), and its literary genre is that of a monograph treatise using dialectic and exegesis as its principal methods. The dialectical method consists in discussing the opinions of Simplicius’ predecessors, ancient and modern, mainly Aristotle and Proclus, to pave the way for the exposition of the truth, following the method inaugurated by Aristotle in the Topics and still very much alive. It also proceeds by puzzles and solutions (aporiai kai luseis). Th e exegetic method reappears even within a digression which breaks with the continuous commentary and Simplicius devotes sometimes long passages to quoting and commenting on texts from Aristotle, Theophrastus, Proclus, and Damascius, but also from the Chaldaean Oracles, Iamblichus, or Syrianus. Throughout this piece Simplicius maintains complete control over his material which includes the art of rhetoric, dialectical technique, and his philosophic intention. In it, he replaces the Aristotelian defi nition of place (‘the first unmoved boundary of the surrounding body’ (to tou periekhontos peras akinêton prôton), Phys . 4.4, 212a20–1) with a new defi nition taken from his master Damascius (place is the measure of the intrinsic positioning (metron tês theseôs) of the parts of a body, and of its right position in a greater surrounding whole), and he departs from Aristotle’s thought with a radical innovation which progressively works its way in. [introduction p. 531-532]

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Sur quelques aspects de la polémique de Simplicius contre Jean Philopon: de l’invective à la réaffirmation de la transcendance du ciel, 1987
By: Hoffmann, Philippe, Hadot, Ilsetraut (Ed.)
Title Sur quelques aspects de la polémique de Simplicius contre Jean Philopon: de l’invective à la réaffirmation de la transcendance du ciel
Type Book Section
Language French
Date 1987
Published in Simplicius. Sa vie, son œuvre, sa survie: Actes du colloque international de Paris 28 sept. - 1er oct. 1985
Pages 183-221
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Hadot, Ilsetraut
Translator(s)
Le Commentaire de Simplicius au De caelo d'Aristote, vaste ouvrage exégétique conçu comme un hymne au Démiurge, présente une doctrine fondamentale sur la structure physique de la substance céleste : celle-ci, nous dit Simplicius, est un mélange des cimes (akrotêtes) des quatre éléments, c'est-à-dire un mélange des quatre éléments dans leur état le plus principiel et le plus pur, et dans ce mélange prédomine la cime, purement lumineuse, du feu.

Cette doctrine n'est pas, quant à ses matériaux conceptuels, une création neuve ou originale de Simplicius, car de manière plus détaillée encore, on la rencontre dans le troisième livre du Commentaire de Proclus au Timée. Mais je voudrais montrer, dans le cadre d'une interprétation générale du Commentaire au De caelo, que Simplicius en donne une démonstration et en fait un usage qui lui sont propres, et qui se comprennent en grande partie comme une réaction face aux théories de Jean Philopon. Ce dernier s'était appuyé sur le Timée pour réfuter la doctrine aristotélicienne de la quintessence et de l'éternité du monde, et il niait, bien avant Copernic, toute différence substantielle entre les cieux et le monde sublunaire.

Réfutant les théories du Contra Aristotelem de Philopon, Simplicius réaffirme la divinité, la transcendance et l’éternité du ciel, dans une exégèse qui vise à harmoniser (et non à opposer) le Timée et le De caelo. Cette exégèse est un acte religieux, un exercice spirituel qui convertit l'âme (celle de Simplicius et celle de son lecteur) vers le Démiurge. Cette conversion est une initiation aux grandeurs du monde et du ciel, et la description de la nature physique du ciel est l’un des contenus les plus précieux de la révélation. Celle-ci ne peut être procurée aux lecteurs momentanément abusés par Philopon qu’au terme d’une purification préparatoire, qui est la réfutation des analyses du Contra Aristotelem.

Ainsi, la polémique de Simplicius est orientée vers une visée indissolublement philosophique et religieuse : lire et interpréter correctement le De caelo d’Aristote, ce n’est pas seulement acquérir des connaissances intellectuelles, c’est aussi, et surtout, s’élever par la pensée (mais de manière « vécue ») jusqu’au monde et au Démiurge, c’est leur adresser une prière. Au sacrilège blasphématoire du chrétien Philopon répond la liturgie néoplatonicienne, juste célébration du Dieu. [introduction p. 183-184]

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C'\u00e9tait donc pour faciliter une \u00e9tude coordonn\u00e9e et syst\u00e9matique \u00e0 la fois du texte et de la pens\u00e9e de Simplicius que la Recherche Coop\u00e9rative Programm\u00e9e 739 \"Recherches sur les \u0153uvres et la pens\u00e9e de Simplicius\" fut fond\u00e9e en 1982 dans le cadre du Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S., Paris). Depuis cette date, ses recherches se d\u00e9roulent en \u00e9troite collaboration avec l'\u00e9quipe anglo-am\u00e9ricaine de recherche du professeur Richard Sorabji, intitul\u00e9e \"Ancient Commentators on Aristotle\", et avec l'Aristoteles-Archiv de la Freie Universit\u00e4t de Berlin-Ouest dirig\u00e9 par le professeur Dieter Harlfinger.\r\n\r\nPour permettre aux diff\u00e9rents membres de la R.C.P., dont plusieurs habitent \u00e0 l'\u00e9tranger, ainsi qu'\u00e0 d'autres savants int\u00e9ress\u00e9s par les \u00e9tudes sur Simplicius, d'entrer en contact personnel, de r\u00e9soudre oralement des questions diverses se rapportant \u00e0 l'organisation du travail, d'\u00e9changer entre eux les tout derniers r\u00e9sultats de leurs recherches et d'engager une discussion sur des probl\u00e8mes difficiles, j'ai organis\u00e9, dans le cadre de la R.C.P. 739, un colloque international qui s'est tenu \u00e0 Paris, \u00e0 la Fondation Hugot, du 28 septembre au 1er octobre 1985. Ce colloque a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement financ\u00e9 par la Fondation Hugot du Coll\u00e8ge de France, \u00e0 laquelle j'exprime toute ma gratitude. Je tiens aussi \u00e0 remercier M. et Mme de Morant pour la sollicitude et la bienveillance avec laquelle ils ont accueilli les membres du colloque et veill\u00e9 \u00e0 leur procurer un merveilleux confort.\r\n\r\nLe Centre National de la Recherche Scientifique a subventionn\u00e9 la parution des Actes du Colloque, et je remercie le professeur Dr. H. Wenzel d'avoir rendu possible leur parution dans la s\u00e9rie prestigieuse des Peripatoi de la maison d'\u00e9dition De Gruyter. [Pr\u00e9face]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/45BIqsODQJTdHmt","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":171,"pubplace":"Berlin \u2013 New York","publisher":"de Gruyter","series":"Peripatoi. 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Un grief antichrétien chez Proclus: l'ignorance en théologie, 2012
By: Hoffmann, Philippe, Perrot, Arnaud (Ed.)
Title Un grief antichrétien chez Proclus: l'ignorance en théologie
Type Book Section
Language French
Date 2012
Published in Les chrétiens et l’hellénisme: identités religieuses et culture grecque dans l’Antiquité tardive
Pages 161-197
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Perrot, Arnaud
Translator(s)
Concluons brièvement. Le dossier de textes que nous venons d’étudier montre que Proclus n’appréhendait la réalité de son temps, et les chrétiens qui l’entouraient, qu’avec des schèmes de pensée directement issus de la science philosophique platonicienne construite et enseignée par lui-même et par les philosophes de son école. La théorie de l’âme qui lui permet de comprendre l’état d’«ignorance» dans lequel se trouvent les chrétiens est directement issue du Livre IV de la République de Platon. La doctrine de l’oubli (lêthê) est elle aussi platonicienne et permet de situer les âmes ignorantes des chrétiens, incarnées et individuelles, dans l’horizon indépassable qui est le leur – le monde de la génésis. La théorie proclienne de la causalité, qui lie la puissance de la Cause à l’extension de ses effets, renforce l’explication par «l’oubli». Et le monothéisme rudimentaire des chrétiens prend son sens par rapport à (et en décalage avec) l’architecture majestueuse de la Théologie platonicienne, qui déploie les ordres divins à partir de l’Un-Bien. Ce monothéisme est comme un lambeau appauvri d’une science théologique à laquelle les chrétiens sont étrangers, tout comme leur est inaccessible l’expérience ultime de la vision unitive.

Cette perception de la réalité peut sans doute être mise en relation avec une attitude politique prudente de Proclus, qui ne cherchait pas à provoquer les chrétiens en dépit des difficultés, ainsi que l’a justement suggéré H. D. Saffrey. Au début du VIe siècle, les choses changent, la situation des païens s’assombrit encore – en dépit, ou à cause, de la restauration de l’école néoplatonicienne d’Athènes et de l’enseignement philosophique sous la direction de Damascius – et le ton se durcit : le panorama des âges de l’Humanité, dans la Vie d’Isidore de Damascius, qui ouvrait cette enquête, laisse éclater une indignation véhémente contre l’Empire chrétien, qui se retrouve ensuite chez Simplicius. L’on sait ce que fut l’édit de Justinien en 529, et quelles furent ses conséquences.

Mais s’il est une chose qui n’a pas varié, c’est probablement la conscience hautaine que les derniers néoplatoniciens avaient d’être les détenteurs de l’authentique science théologique. Étaient-ils complètement inconscients de la grandeur doctrinale et spirituelle, et de l’ampleur quantitative, de la littérature chrétienne des premiers siècles ? Peut-on penser qu’ils ignoraient vraiment les œuvres de leurs adversaires ? Nous n’entendons que leur silence... [conclusion p. 196-197]

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What was Commentary in Late Antiquity? The Example of the Neoplatonic Commentators, 2006
By: Hoffmann, Philippe, Gill, Mary Louise (Ed.), Pellegrin, Pierre (Ed.)
Title What was Commentary in Late Antiquity? The Example of the Neoplatonic Commentators
Type Book Section
Language English
Date 2006
Published in A Companion to Ancient Philosophy
Pages 597-622
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Gill, Mary Louise , Pellegrin, Pierre
Translator(s)
Neoplatonic  thought  at  the  end  of antiquity  -   like  that  of most  of the  schools  of the Hellenistic and Roman period -  has an essentially exegetical and scholastic dimension. Beginning with the classical  and Hellenistic period,  philosophy in Greece is inseparable from  the  existence  of  schools  (private  or  public),  often  organized  as  places  of  com­munal life (sunousia), in which the explication of the texts of the school's founders came to  be  one  of the  main  activities.  The  practice  of exegesis  of written  texts  supplanted the  ancient  practice of dialogue.  It  was sustained  through its  application  to canonical texts,  and  was  put  to  everyday  use  in  the  framework  of courses  in  the  explication  of texts.  The social  reality of the school  as  an  institution,  with its  hierarchy,  its diadochos (i.e.,  the  successor  to  the  school’s  founder),  its  structure  as  a  conventicle  in  which communal life was practiced,  its library, its regulation of time, and its programs organ­ized  around  the reading  of canonical  texts,  constitutes  a  concrete  context  into  which we  should  reinsert  the  practice  of exegesis,  which  is  the  heart  of philosophical  ped­agogy  and the  matrix  of doctrinal  and  dogmatic works. [Author's abstract]

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Φάος et τόπος. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chaldaïques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco), 2014
By: Hoffmann, Philippe, Lecerf, Adrien (Ed.), Saudelli, Lucia (Ed.), Seng, Helmut (Ed.)
Title Φάος et τόπος. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chaldaïques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)
Type Book Section
Language French
Date 2014
Published in Oracles Chaldaïques: fragments et philosophie
Pages 101-152
Categories no categories
Author(s) Hoffmann, Philippe
Editor(s) Lecerf, Adrien , Saudelli, Lucia , Seng, Helmut
Translator(s)
La longue digression introduite par Simplicius dans son Commentaire à la Physique d’Aristote, qui est consacrée à la notion de « lieu » et qui prend la suite de l’explication continue du texte même d’Aristote (Physique IV 1-5, 208a27 - 213a11), est traditionnellement désignée par le titre (sans support dans la tradition manuscrite) de Corollarium de loco. Avec le Corollarium de tempore, qui accompagne parallèlement l’explication du traité aristotélicien du temps (Physique IV 10-14, 217b29 - 224a17), il constitue un diptyque essentiel pour notre connaissance de la philosophie néoplatonicienne de la Nature, car il offre sur les doctrines néoplatoniciennes de l’espace et du temps des exposés d’importance majeure.

Le Corollarium de loco présente, sur 45 pages des CAG, une histoire néoplatonicienne des doctrines du « lieu », d’Aristote à Damascius (et Simplicius lui-même), qui nous a conservé de précieux fragments de deux traités perdus de Proclus et de Damascius, et suit un plan en deux parties très nettement distinguées. Une section dialectique, tout d’abord, dans laquelle Simplicius mène un examen critique des contradictions du dossier aristotélicien (Physique et De caelo), en répondant au traitement par Alexandre d’Aphrodise de la magna quaestio. Il discute dans cette première partie les doctrines antérieures à celle de Damascius (d’Aristote à Syrianus) et s’attache à comprendre les raisons de leur échec.

Vient ensuite une pars construens, ou plutôt un exposé systématique consacré à la doctrine véridique du « lieu », celle de Damascius, que Simplicius retouche et précise. Dans la première partie, dialectique, Simplicius consacre près de 13 pages (de l’édition Diels), soit près du tiers de l’ensemble de la digression, à l’examen critique des doctrines du « lieu » qui se sont intéressées à un type de définition rejeté (et négligé) par Aristote, celui qui fait du lieu un « espace » ou une « étendue ». La discussion de ces doctrines (représentées sous des formes diverses par Démocrite, Straton de Lampsaque, Syrianus, et Proclus) est particulièrement importante car, conformément à une méthode d’origine aristotélicienne, l’examen dialectique des opinions consiste non seulement en une critique et une réfutation, mais vise aussi à extraire la part de vérité contenue dans les opinions examinées.

La lecture d’ensemble de la digression permet de comprendre que Simplicius a prêté un intérêt tout particulier aux définitions du « lieu » comme « étendue » (corporelle ou incorporelle) parce qu’elles préfiguraient en quelque sorte – de façon certes maladroite et fautive – la doctrine de son maître Damascius. On passe alors de la considération de l’« étendue » à celle de la « distension » néoplatonicienne. En effet, lorsqu’il en vient à l’exposé complet de la doctrine de Damascius, Simplicius met en lumière le fait qu’il y a une liaison fondamentale entre le « lieu » et la « distension », qui se réalise dans la Procession. Le lieu est une détermination « inétendue », qui « œuvre à la perfection des corps », et plus précisément il est la « mesure rassemblante » d’une modalité particulière de la « distension », désignée par le terme de « disposition » : disposition des parties d’une totalité à l’intérieur de cette totalité ou encore position d’un corps à l’intérieur d’un autre corps envisagé comme totalité plus englobante.

Malgré l’autorité dont Proclus est revêtu aux yeux de tous les néoplatoniciens de la fin de l’Antiquité, et malgré le respect profond que Simplicius éprouve pour lui, il lui importe ici de réfuter que le lieu soit un corps, fût-ce un corps immatériel, afin que le lieu puisse ultérieurement être défini comme une mesure inétendue et incorporelle de la « distension » des corps (Damascius). Dans le traité perdu dont des passages centraux sont conservés par Simplicius, Proclus démontre sa doctrine par la conjonction d’une démarche proprement philosophique et apodictique, et par un recours à deux confirmations offertes par des autorités sacrées : la Raison rencontre la Révélation.

La première démarche part de prémisses aristotéliciennes (Physique IV 4, 212a2-6). Elle promeut l’hypothèse selon laquelle le « lieu » serait une « étendue », et elle démontre que c’est une « étendue » corporelle, comprise comme sphère de lumière pure coïncidant avec la sphère cosmique : un corps immobile, indivisible, immatériel. La seconde démarche consiste à poser la concordance de cette conclusion rationnelle avec les données du mythe d’Er dans la République, et avec le sens attribué à un vers chaldaïque qui énonce de façon mystérieuse que l’Âme du Monde « anime de fond en comble lumière, feu, éther, mondes ».

Le lieu-lumière démontré par la procédure rationnelle est enseigné par le sens profond (et caché) que l’on décèle dans le mythe (c’est la colonne de lumière de République X 616b4-c4) et dans la parole même des dieux. Le commentaire de Proclus sur la République identifie parallèlement la lumière de République X au lieu du Ciel, réaffirme son identité avec la lumière chaldaïque, et fait référence à ce traité en offrant une doctrine tout à fait concordante.

L’autorité des Oracles Chaldaïques est pour les néoplatoniciens de cette époque la source ultime de la Vérité, et Simplicius engage contre Proclus, pas à pas, une longue discussion exégétique sur le sens de cet Oracle. Cette discussion est un document exceptionnel sur l’intérêt porté aux Oracles Chaldaïques par Simplicius, au sein même d’un commentaire sur Aristote et sur une question de physique.

L’objet des pages qui suivent est de proposer une traduction commentée de l’ensemble du texte de Simplicius (In Phys. 611,8 - 618,7 D.), de façon à montrer l’osmose entre la démarche proprement philosophique de Simplicius (et de Proclus), qui correspond à une recherche de Physique, et l’opération herméneutique appliquée à une parole oraculaire, laquelle est une confirmation d’un raisonnement et une expérience de foi puisqu’elle porte sur un objet divin. La traduction du texte de Simplicius sera précédée de quelques remarques préliminaires sur l’Oracle 51. Le texte grec de Simplicius est accessible à la fois dans l’édition de Diels et dans l’édition mise en ligne déjà mentionnée (éd. Golitsis-Hoffmann). [introduction p.  101-106]

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Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chalda\u00efques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)","main_title":{"title":"\u03a6\u03ac\u03bf\u03c2 et \u03c4\u03cc\u03c0\u03bf\u03c2. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chalda\u00efques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)"},"abstract":"La longue digression introduite par Simplicius dans son Commentaire \u00e0 la Physique d\u2019Aristote, qui est consacr\u00e9e \u00e0 la notion de \u00ab lieu \u00bb et qui prend la suite de l\u2019explication continue du texte m\u00eame d\u2019Aristote (Physique IV 1-5, 208a27 - 213a11), est traditionnellement d\u00e9sign\u00e9e par le titre (sans support dans la tradition manuscrite) de Corollarium de loco. Avec le Corollarium de tempore, qui accompagne parall\u00e8lement l\u2019explication du trait\u00e9 aristot\u00e9licien du temps (Physique IV 10-14, 217b29 - 224a17), il constitue un diptyque essentiel pour notre connaissance de la philosophie n\u00e9oplatonicienne de la Nature, car il offre sur les doctrines n\u00e9oplatoniciennes de l\u2019espace et du temps des expos\u00e9s d\u2019importance majeure.\r\n\r\nLe Corollarium de loco pr\u00e9sente, sur 45 pages des CAG, une histoire n\u00e9oplatonicienne des doctrines du \u00ab lieu \u00bb, d\u2019Aristote \u00e0 Damascius (et Simplicius lui-m\u00eame), qui nous a conserv\u00e9 de pr\u00e9cieux fragments de deux trait\u00e9s perdus de Proclus et de Damascius, et suit un plan en deux parties tr\u00e8s nettement distingu\u00e9es. Une section dialectique, tout d\u2019abord, dans laquelle Simplicius m\u00e8ne un examen critique des contradictions du dossier aristot\u00e9licien (Physique et De caelo), en r\u00e9pondant au traitement par Alexandre d\u2019Aphrodise de la magna quaestio. Il discute dans cette premi\u00e8re partie les doctrines ant\u00e9rieures \u00e0 celle de Damascius (d\u2019Aristote \u00e0 Syrianus) et s\u2019attache \u00e0 comprendre les raisons de leur \u00e9chec.\r\n\r\nVient ensuite une pars construens, ou plut\u00f4t un expos\u00e9 syst\u00e9matique consacr\u00e9 \u00e0 la doctrine v\u00e9ridique du \u00ab lieu \u00bb, celle de Damascius, que Simplicius retouche et pr\u00e9cise. Dans la premi\u00e8re partie, dialectique, Simplicius consacre pr\u00e8s de 13 pages (de l\u2019\u00e9dition Diels), soit pr\u00e8s du tiers de l\u2019ensemble de la digression, \u00e0 l\u2019examen critique des doctrines du \u00ab lieu \u00bb qui se sont int\u00e9ress\u00e9es \u00e0 un type de d\u00e9finition rejet\u00e9 (et n\u00e9glig\u00e9) par Aristote, celui qui fait du lieu un \u00ab espace \u00bb ou une \u00ab \u00e9tendue \u00bb. La discussion de ces doctrines (repr\u00e9sent\u00e9es sous des formes diverses par D\u00e9mocrite, Straton de Lampsaque, Syrianus, et Proclus) est particuli\u00e8rement importante car, conform\u00e9ment \u00e0 une m\u00e9thode d\u2019origine aristot\u00e9licienne, l\u2019examen dialectique des opinions consiste non seulement en une critique et une r\u00e9futation, mais vise aussi \u00e0 extraire la part de v\u00e9rit\u00e9 contenue dans les opinions examin\u00e9es.\r\n\r\nLa lecture d\u2019ensemble de la digression permet de comprendre que Simplicius a pr\u00eat\u00e9 un int\u00e9r\u00eat tout particulier aux d\u00e9finitions du \u00ab lieu \u00bb comme \u00ab \u00e9tendue \u00bb (corporelle ou incorporelle) parce qu\u2019elles pr\u00e9figuraient en quelque sorte \u2013 de fa\u00e7on certes maladroite et fautive \u2013 la doctrine de son ma\u00eetre Damascius. On passe alors de la consid\u00e9ration de l\u2019\u00ab \u00e9tendue \u00bb \u00e0 celle de la \u00ab distension \u00bb n\u00e9oplatonicienne. En effet, lorsqu\u2019il en vient \u00e0 l\u2019expos\u00e9 complet de la doctrine de Damascius, Simplicius met en lumi\u00e8re le fait qu\u2019il y a une liaison fondamentale entre le \u00ab lieu \u00bb et la \u00ab distension \u00bb, qui se r\u00e9alise dans la Procession. Le lieu est une d\u00e9termination \u00ab in\u00e9tendue \u00bb, qui \u00ab \u0153uvre \u00e0 la perfection des corps \u00bb, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment il est la \u00ab mesure rassemblante \u00bb d\u2019une modalit\u00e9 particuli\u00e8re de la \u00ab distension \u00bb, d\u00e9sign\u00e9e par le terme de \u00ab disposition \u00bb : disposition des parties d\u2019une totalit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de cette totalit\u00e9 ou encore position d\u2019un corps \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un autre corps envisag\u00e9 comme totalit\u00e9 plus englobante.\r\n\r\nMalgr\u00e9 l\u2019autorit\u00e9 dont Proclus est rev\u00eatu aux yeux de tous les n\u00e9oplatoniciens de la fin de l\u2019Antiquit\u00e9, et malgr\u00e9 le respect profond que Simplicius \u00e9prouve pour lui, il lui importe ici de r\u00e9futer que le lieu soit un corps, f\u00fbt-ce un corps immat\u00e9riel, afin que le lieu puisse ult\u00e9rieurement \u00eatre d\u00e9fini comme une mesure in\u00e9tendue et incorporelle de la \u00ab distension \u00bb des corps (Damascius). Dans le trait\u00e9 perdu dont des passages centraux sont conserv\u00e9s par Simplicius, Proclus d\u00e9montre sa doctrine par la conjonction d\u2019une d\u00e9marche proprement philosophique et apodictique, et par un recours \u00e0 deux confirmations offertes par des autorit\u00e9s sacr\u00e9es : la Raison rencontre la R\u00e9v\u00e9lation.\r\n\r\nLa premi\u00e8re d\u00e9marche part de pr\u00e9misses aristot\u00e9liciennes (Physique IV 4, 212a2-6). Elle promeut l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle le \u00ab lieu \u00bb serait une \u00ab \u00e9tendue \u00bb, et elle d\u00e9montre que c\u2019est une \u00ab \u00e9tendue \u00bb corporelle, comprise comme sph\u00e8re de lumi\u00e8re pure co\u00efncidant avec la sph\u00e8re cosmique : un corps immobile, indivisible, immat\u00e9riel. La seconde d\u00e9marche consiste \u00e0 poser la concordance de cette conclusion rationnelle avec les donn\u00e9es du mythe d\u2019Er dans la R\u00e9publique, et avec le sens attribu\u00e9 \u00e0 un vers chalda\u00efque qui \u00e9nonce de fa\u00e7on myst\u00e9rieuse que l\u2019\u00c2me du Monde \u00ab anime de fond en comble lumi\u00e8re, feu, \u00e9ther, mondes \u00bb.\r\n\r\nLe lieu-lumi\u00e8re d\u00e9montr\u00e9 par la proc\u00e9dure rationnelle est enseign\u00e9 par le sens profond (et cach\u00e9) que l\u2019on d\u00e9c\u00e8le dans le mythe (c\u2019est la colonne de lumi\u00e8re de R\u00e9publique X 616b4-c4) et dans la parole m\u00eame des dieux. Le commentaire de Proclus sur la R\u00e9publique identifie parall\u00e8lement la lumi\u00e8re de R\u00e9publique X au lieu du Ciel, r\u00e9affirme son identit\u00e9 avec la lumi\u00e8re chalda\u00efque, et fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce trait\u00e9 en offrant une doctrine tout \u00e0 fait concordante.\r\n\r\nL\u2019autorit\u00e9 des Oracles Chalda\u00efques est pour les n\u00e9oplatoniciens de cette \u00e9poque la source ultime de la V\u00e9rit\u00e9, et Simplicius engage contre Proclus, pas \u00e0 pas, une longue discussion ex\u00e9g\u00e9tique sur le sens de cet Oracle. Cette discussion est un document exceptionnel sur l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 aux Oracles Chalda\u00efques par Simplicius, au sein m\u00eame d\u2019un commentaire sur Aristote et sur une question de physique.\r\n\r\nL\u2019objet des pages qui suivent est de proposer une traduction comment\u00e9e de l\u2019ensemble du texte de Simplicius (In Phys. 611,8 - 618,7 D.), de fa\u00e7on \u00e0 montrer l\u2019osmose entre la d\u00e9marche proprement philosophique de Simplicius (et de Proclus), qui correspond \u00e0 une recherche de Physique, et l\u2019op\u00e9ration herm\u00e9neutique appliqu\u00e9e \u00e0 une parole oraculaire, laquelle est une confirmation d\u2019un raisonnement et une exp\u00e9rience de foi puisqu\u2019elle porte sur un objet divin. La traduction du texte de Simplicius sera pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de quelques remarques pr\u00e9liminaires sur l\u2019Oracle 51. Le texte grec de Simplicius est accessible \u00e0 la fois dans l\u2019\u00e9dition de Diels et dans l\u2019\u00e9dition mise en ligne d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9e (\u00e9d. Golitsis-Hoffmann). 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Nous \u00e9tudions \u00e9galement la fortune et l\u02bcinfortune des vers chalda\u00efques dans l\u02bcAntiquit\u00e9 tardive et jusqu\u02bcau XVIIe si\u00e8cle, en d\u00e9gageant d\u02bcautre part les perspectives d\u02bcune nouvelle \u00e9dition des Oracles. [official abstract]","republication_of":null,"online_url":"","online_resources":"https:\/\/uni-koeln.sciebo.de\/s\/w8DvrIrkCyncwcE","translation_of":null,"new_edition_of":null,"is_catalog":0,"in_bibliography":0,"is_inactive":0,"notes":null,"doi_url":null,"book":{"id":357,"pubplace":"Heidelberg","publisher":"Winter","series":"Bibliotheca Chaldaica","volume":"4","edition_no":"","valid_from":null,"valid_until":null}}},"article":null},"sort":["\u03a6\u03ac\u03bf\u03c2 et \u03c4\u03cc\u03c0\u03bf\u03c2. Le fragment 51 (v. 3) des Places (p. 28 Kroll) des Oracles Chalda\u00efques selon Proclus et Simplicius (Corollarium de loco)"]}

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