Title | Reconciling Plato's and Aristotle's Cosmologies. Attempts at Harmonization in Simplicius |
Type | Book Section |
Language | English |
Date | 2018 |
Published in | Die Kunst der philosophischen Exegese bei den spätanitken Platon- und Aristoteles Kommentatoren. Akten der 15. Tagung der Karl und Gertrud Abel-Stiftung vom 4. bis 6. Oktober 2012 in Trier |
Pages | 101-125 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | |
Translator(s) |
In this paper, I shall address a particular aspect of the disharmony, more precisely how it is interpreted and resolved by Simplicius in his commentary on Aristotle’s On the Heavens: the question about the being and temporality of the κόσμος. Plato’s and Aristotle’s positions appear to be contrary on this point, since the former, in the Timaeus, insists on the creation of the world by the Demiurge, whereas the latter, in his On the Heavens, asserts the eternity of the heavens. Far from being a triviality, this difference will lead Simplicius to develop hermeneutical strategies designed to restore the harmony between his authorities. From our perspective, the question about the eternity of the world offers a fruitful case study, insofar as it forces Simplicius to mobilize all the strategies he usually uses in this commentary to restore the harmony between Plato and Aristotle. Also I shall lead here a parallel investigation on two separate fronts. First, I will identify the methodological principles implemented through the attempt at harmonising, so as to contribute to our understanding of Simplicius’ way of exegesis. Then, I will investigate the conceptual effect, regarding cosmology, reached by this attempt. In other words, I will explore how Simplicius’ interpretative tools lead him to produce some new philosophical theses. [Introduction, pp. 101 f.] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/vZVYLur1bCGwnlh |
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Title | Une histoire néoplatonicienne des principes Simplicius, In Phys., I, 1-2 |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 2017 |
Published in | Les principes cosmologiques du Platonisme : origines, influences et systématisation |
Pages | 249-272 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | Gavray, Marc-Antoine , Michalewski, Alexandra |
Translator(s) |
Saisir le but (σκοπός) de la Physique, souligne Simplicius au début de son Commentaire, implique de la situer au sein de la partie physique de la philosophie, voire de la philosophie d’Aristote dans son ensemble. Elle concerne « les principes de toutes les réalités naturelles en tant que naturelles, c’est-à-dire corporelles ». Par ces mots, Simplicius indique qu’en tant que science des principes, la Physique se place dans une perspective immanente, à la différence de l’approche (platonicienne) qui vise les principes transcendants des êtres naturels. Le présent traité a pour but d’enseigner ce qui appartient en commun à toutes les réalités naturelles en tant qu’elles sont naturelles, c’est-à-dire corporelles. Ce qui leur est commun, ce sont les principes et leurs concomitants. Les principes sont les causes dites au sens propre et les causes accessoires. Selon eux [i.e. les Péripatéticiens], les causes sont la cause productrice et la cause finale, les causes accessoires la forme, la matière et, en général, les éléments. Platon ajoute aux causes la cause paradigmatique, aux causes accessoires la cause instrumentale. La Physique concerne les principes et les concomitants communs, immanents, aux réalités naturelles. Simplicius identifie les principes aux quatre causes, qu’il répartit en deux groupes. Il reconnaît une supériorité à la cause productrice et à la cause finale, ce dont il trouve l’indice dans l’ordre que suit Aristote : matérielle et formelle, puis productrice et finale. Les premières sont des causes immanentes contenues dans le produit, les secondes des causes transcendantes et séparées de lui. Ces dernières sont plus proprement principes au sens où elles désignent ce d’où le produit provient et à quoi il retourne, tout en différant de lui. La séparation renferme le moyen d’en sortir, appelant à une transcendance qui reste néanmoins sur le même plan, celui de la physique. À ce degré, la séparation ne signifie pas la supériorité ontologique du principe, mais seulement son extériorité. De cette distinction, Simplicius conclut qu’Aristote mène une étude conversive des causes, puisqu’il part de la plus basse (la cause matérielle étudiée par les anciens qui ramenaient toute explication à la matière) et termine par la plus éminente (la cause finale, préoccupation ultime du physicien selon le Phédon, où Socrate enjoint à chercher ce en vue de quoi est ce qui vient à exister). Ce faisant, il souligne le soin permanent d’Aristote à provoquer chez le lecteur une prise de conscience progressive de la nécessité de dépasser le plan de la physique pour s’élever à d’autres principes de la nature. La conversion qu’Aristote opère reste néanmoins dans le plan d’immanence des réalités naturelles en tant que naturelles, car la Physique évacue deux types de causes, plus proprement platoniciennes : la cause paradigmatique et la cause instrumentale. Simplicius ne s’étend pas sur cette décision dans son introduction, mais il faut poursuivre le Commentaire pour en trouver les raisons. La cause paradigmatique se distingue de la cause formelle par sa transcendance. Elle est le modèle intellectif qui préside à l’information selon l’aptitude de ce qui le reçoit, « l’essence idéale par soi à l’image de laquelle est façonné ce qui est ici-bas ». Quant à la cause instrumentale, elle se distingue de la cause productrice comme ce au moyen de quoi (δι’ οὗ) à l’égard de ce par quoi (ὑφ’ οὗ) : elle est en quelque sorte une cause productrice intermédiaire et imparfaite, au sens où elle meut tout en étant elle-même mue. Si elle est absente de la Physique, c’est en raison de sa fonction première : commentant le Timée, Proclus explique que la cause instrumentale désigne le principe directement moteur de la matière et de la forme, mais dont le statut est intermédiaire car son rôle moteur provient d’un principe supérieur. Par là, il désigne plus précisément l’Âme du monde, dont la motricité procède ultimement du Démiurge. On le voit, ces deux causes n’ont pas leur place dans la Physique, parce qu’elles font intervenir des principes supérieurs aux réalités naturelles en tant que naturelles : les Idées et le Démiurge. En résumé, la Physique s’occupe des formes dans la matière, les formes non séparées, et elle actualise la cognition en puissance de l’intellect qui se produit au moyen de la sensation et de la représentation. Autrement dit, elle vise à comprendre les formes dans la matière grâce aux modes de connaissance qui leur sont adaptés, sans faire appel à d’autres modes supérieurs de compréhension. En tant que partie de la philosophie, elle examine les principes nécessaires pour saisir le monde (sensible) dans lequel nous vivons, d’un point de vue qui lui est propre et immanent. Sur cette base, je voudrais examiner où Simplicius situe la Physique dans l’histoire de la philosophie, et en particulier dans l’histoire des principes de la nature, en prenant pour cadre la systématicité qu’il trouve chez les philosophes présocratiques. Il s’agira d’un côté de comprendre comment ces principes s’articulent à ceux privilégiés par les formes concurrentes de la physique, celles qui traitent des causes supérieures, et de l’autre de montrer en quoi les Présocratiques expliquent le développement à la fois historique et taxinomique du système physique du néoplatonisme tardif. [introduction p. 249-251] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/JiUJD0OfD6bN2xM |
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Par l\u00e0, il d\u00e9signe plus pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019\u00c2me du monde, dont la motricit\u00e9 proc\u00e8de ultimement du D\u00e9miurge. On le voit, ces deux causes n\u2019ont pas leur place dans la Physique, parce qu\u2019elles font intervenir des principes sup\u00e9rieurs aux r\u00e9alit\u00e9s naturelles en tant que naturelles : les Id\u00e9es et le D\u00e9miurge.\r\n\r\nEn r\u00e9sum\u00e9, la Physique s\u2019occupe des formes dans la mati\u00e8re, les formes non s\u00e9par\u00e9es, et elle actualise la cognition en puissance de l\u2019intellect qui se produit au moyen de la sensation et de la repr\u00e9sentation. Autrement dit, elle vise \u00e0 comprendre les formes dans la mati\u00e8re gr\u00e2ce aux modes de connaissance qui leur sont adapt\u00e9s, sans faire appel \u00e0 d\u2019autres modes sup\u00e9rieurs de compr\u00e9hension. 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Dans cet intervalle, la question de la nature et du nombre des principes cosmologiques est apparue comme un enjeu central de la d\u00e9fense du platonisme, dans sa confrontation avec les \u00e9coles rivales, mais aussi, \u00e0 partir de l\u2019\u00e9poque imp\u00e9riale, avec le christianisme. Au sein de cette histoire, les critiques et r\u00e9ceptions aristot\u00e9liciennes ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant et ont, d'un certain point de vue, pr\u00e9par\u00e9 le tournant inaugur\u00e9 par Plotin : de Th\u00e9ophraste, qui le premier articule la causalit\u00e9 du Premier Moteur et l'h\u00e9ritage platonicien des Formes intelligibles, \u00e0 Alexandre d'Aphrodise, qui critique l'anthropomorphisme inh\u00e9rent aux th\u00e9ories providentialistes des platoniciens imp\u00e9riaux, les ex\u00e9g\u00e8tes p\u00e9ripat\u00e9ticiens ont ouvert des pistes qui seront adapt\u00e9es et transform\u00e9es \u00e0 travers les diff\u00e9rents syst\u00e8mes n\u00e9oplatoniciens. Reprenant \u00e0 Alexandre sa critique des conceptions artificialistes de la cosmologie platonicienne, Plotin s'oppose \u00e0 lui pour d\u00e9fendre l'efficience causale des Formes intelligibles, qu'il d\u00e9finit comme des r\u00e9alit\u00e9s vivantes et intellectives, en les ins\u00e9rant dans un syst\u00e8me de d\u00e9rivation de toutes choses depuis l'Un. \u00c0 sa suite, les diff\u00e9rents diadoques n\u00e9oplatoniciens placeront la vie au c\u0153ur du monde intelligible, d\u00e9finissant les Formes comme des r\u00e9alit\u00e9s vivantes et intellectives dot\u00e9es d\u2019une efficience propre\u3000: la puissance de faire advenir des r\u00e9alit\u00e9s d\u00e9riv\u00e9es. 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Title | Au terme d’une tradition: Simplicius, lecteur du Phédon |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 2015 |
Published in | Ancient Readings of Plato’s Phaedo |
Pages | 293-310 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | Delcomminette, Sylvain , Hoine, Pieter d’ , Gavray, Marc-Antoine |
Translator(s) |
Une qualité indéniable des Commentaires de Simplicius réside dans leur utilisation abondante de la tradition philosophique. Ils comportent de nombreuses citations des Présocratiques, des Platoniciens et des Péripatéticiens, mais surtout d’Aristote et de Platon. C’est notamment à travers cet usage des références que l’on peut mesurer l’originalité (ou la particularité) philosophique de Simplicius. Ses thèses s’élaborent au fil d’une exégèse qui croise les textes et tisse patiemment la synthèse de la culture païenne. Dès lors, c’est dans une certaine pratique de l’intertextualité que se joue sa contribution à l’histoire de la philosophie et que se dessine parfois une interprétation novatrice de certains classiques de la tradition. Or, pour autant que nous le sachions, Simplicius n’a pas écrit de commentaire sur le Phédon. En tant que membre de l’École d’Athènes, il a certes dû lire et interpréter ce dialogue, qui faisait partie du canon de lecture. Disciple de Damascius, il a peut-être même assisté à l’une (au moins) des deux séries de cours dispensées par son maître. À tout le moins, il devait en connaître l’existence et avoir pris position par rapport à une telle lecture. Aussi, pour retrouver son interprétation du Phédon, il faut emprunter un chemin détourné, en examinant les citations et allusions liées à ce dialogue à travers ses différents Commentaires. Comment surgissent ces renvois au Phédon et à quelle fin ? Dans cette étude, je souhaite poursuivre trois objectifs, tous relativement modestes. Tout d’abord, j’aimerais examiner l’apport personnel de Simplicius à l’interprétation du Phédon, par rapport à la tradition dans laquelle il s’inscrit. Ensuite, plus particulièrement, je voudrais évaluer la distance de Simplicius à l’égard des Commentaires de Damascius, afin de mesurer leur impact au sein de l’École platonicienne en exil. Enfin, et plus largement, j’espère contribuer à la compréhension de la méthode et de l’originalité de Simplicius, en tant que philosophe et commentateur. [introduction p. 1] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/QqG0Y1xgt1bzrvI |
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Title | Au terme d’une tradition: Simplicius, lecteur du Phédon |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 2015 |
Published in | Ancient Readings of Plato’s Phaedo |
Pages | 293-310 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | Delcomminette, Sylvain , Hoine, Pieter d’ , Gavray, Marc-Antoine |
Translator(s) |
Une qualité indéniable des Commentaires de Simplicius réside dans leur utilisation abondante de la tradition philosophique. Ils comportent de nombreuses citations des Présocratiques, des Platoniciens et des Péripatéticiens, mais surtout d’Aristote et de Platon. C’est notamment à travers cet usage des références que l’on peut mesurer l’originalité (ou la particularité) philosophique de Simplicius. Ses thèses s’élaborent au fil d’une exégèse qui croise les textes et tisse patiemment la synthèse de la culture païenne. Dès lors, c’est dans une certaine pratique de l’intertextualité que se joue sa contribution à l’histoire de la philosophie et que se dessine parfois une interprétation novatrice de certains classiques de la tradition. Or, pour autant que nous le sachions, Simplicius n’a pas écrit de commentaire sur le Phédon. En tant que membre de l’École d’Athènes, il a certes dû lire et interpréter ce dialogue, qui faisait partie du canon de lecture. Disciple de Damascius, il a peut-être même assisté à l’une (au moins) des deux séries de cours dispensées par son maître. À tout le moins, il devait en connaître l’existence et avoir pris position par rapport à une telle lecture. Aussi, pour retrouver son interprétation du Phédon, il faut emprunter un chemin détourné, en examinant les citations et allusions liées à ce dialogue à travers ses différents Commentaires. Comment surgissent ces renvois au Phédon et à quelle fin ? Dans cette étude, je souhaite poursuivre trois objectifs, tous relativement modestes. Tout d’abord, j’aimerais examiner l’apport personnel de Simplicius à l’interprétation du Phédon, par rapport à la tradition dans laquelle il s’inscrit. Ensuite, plus particulièrement, je voudrais évaluer la distance de Simplicius à l’égard des Commentaires de Damascius, afin de mesurer leur impact au sein de l’École platonicienne en exil. Enfin, et plus largement, j’espère contribuer à la compréhension de la méthode et de l’originalité de Simplicius, en tant que philosophe et commentateur. [introduction p. 1] |
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Title | Reconciling Plato's and Aristotle's Cosmologies. Attempts at Harmonization in Simplicius |
Type | Book Section |
Language | English |
Date | 2018 |
Published in | Die Kunst der philosophischen Exegese bei den spätanitken Platon- und Aristoteles Kommentatoren. Akten der 15. Tagung der Karl und Gertrud Abel-Stiftung vom 4. bis 6. Oktober 2012 in Trier |
Pages | 101-125 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | |
Translator(s) |
In this paper, I shall address a particular aspect of the disharmony, more precisely how it is interpreted and resolved by Simplicius in his commentary on Aristotle’s On the Heavens: the question about the being and temporality of the κόσμος. Plato’s and Aristotle’s positions appear to be contrary on this point, since the former, in the Timaeus, insists on the creation of the world by the Demiurge, whereas the latter, in his On the Heavens, asserts the eternity of the heavens. Far from being a triviality, this difference will lead Simplicius to develop hermeneutical strategies designed to restore the harmony between his authorities. From our perspective, the question about the eternity of the world offers a fruitful case study, insofar as it forces Simplicius to mobilize all the strategies he usually uses in this commentary to restore the harmony between Plato and Aristotle. Also I shall lead here a parallel investigation on two separate fronts. First, I will identify the methodological principles implemented through the attempt at harmonising, so as to contribute to our understanding of Simplicius’ way of exegesis. Then, I will investigate the conceptual effect, regarding cosmology, reached by this attempt. In other words, I will explore how Simplicius’ interpretative tools lead him to produce some new philosophical theses. [Introduction, pp. 101 f.] |
Online Resources | https://uni-koeln.sciebo.de/s/vZVYLur1bCGwnlh |
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Title | Une histoire néoplatonicienne des principes Simplicius, In Phys., I, 1-2 |
Type | Book Section |
Language | French |
Date | 2017 |
Published in | Les principes cosmologiques du Platonisme : origines, influences et systématisation |
Pages | 249-272 |
Categories | no categories |
Author(s) | Gavray, Marc-Antoine |
Editor(s) | Gavray, Marc-Antoine , Michalewski, Alexandra |
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Saisir le but (σκοπός) de la Physique, souligne Simplicius au début de son Commentaire, implique de la situer au sein de la partie physique de la philosophie, voire de la philosophie d’Aristote dans son ensemble. Elle concerne « les principes de toutes les réalités naturelles en tant que naturelles, c’est-à-dire corporelles ». Par ces mots, Simplicius indique qu’en tant que science des principes, la Physique se place dans une perspective immanente, à la différence de l’approche (platonicienne) qui vise les principes transcendants des êtres naturels. Le présent traité a pour but d’enseigner ce qui appartient en commun à toutes les réalités naturelles en tant qu’elles sont naturelles, c’est-à-dire corporelles. Ce qui leur est commun, ce sont les principes et leurs concomitants. Les principes sont les causes dites au sens propre et les causes accessoires. Selon eux [i.e. les Péripatéticiens], les causes sont la cause productrice et la cause finale, les causes accessoires la forme, la matière et, en général, les éléments. Platon ajoute aux causes la cause paradigmatique, aux causes accessoires la cause instrumentale. La Physique concerne les principes et les concomitants communs, immanents, aux réalités naturelles. Simplicius identifie les principes aux quatre causes, qu’il répartit en deux groupes. Il reconnaît une supériorité à la cause productrice et à la cause finale, ce dont il trouve l’indice dans l’ordre que suit Aristote : matérielle et formelle, puis productrice et finale. Les premières sont des causes immanentes contenues dans le produit, les secondes des causes transcendantes et séparées de lui. Ces dernières sont plus proprement principes au sens où elles désignent ce d’où le produit provient et à quoi il retourne, tout en différant de lui. La séparation renferme le moyen d’en sortir, appelant à une transcendance qui reste néanmoins sur le même plan, celui de la physique. À ce degré, la séparation ne signifie pas la supériorité ontologique du principe, mais seulement son extériorité. De cette distinction, Simplicius conclut qu’Aristote mène une étude conversive des causes, puisqu’il part de la plus basse (la cause matérielle étudiée par les anciens qui ramenaient toute explication à la matière) et termine par la plus éminente (la cause finale, préoccupation ultime du physicien selon le Phédon, où Socrate enjoint à chercher ce en vue de quoi est ce qui vient à exister). Ce faisant, il souligne le soin permanent d’Aristote à provoquer chez le lecteur une prise de conscience progressive de la nécessité de dépasser le plan de la physique pour s’élever à d’autres principes de la nature. La conversion qu’Aristote opère reste néanmoins dans le plan d’immanence des réalités naturelles en tant que naturelles, car la Physique évacue deux types de causes, plus proprement platoniciennes : la cause paradigmatique et la cause instrumentale. Simplicius ne s’étend pas sur cette décision dans son introduction, mais il faut poursuivre le Commentaire pour en trouver les raisons. La cause paradigmatique se distingue de la cause formelle par sa transcendance. Elle est le modèle intellectif qui préside à l’information selon l’aptitude de ce qui le reçoit, « l’essence idéale par soi à l’image de laquelle est façonné ce qui est ici-bas ». Quant à la cause instrumentale, elle se distingue de la cause productrice comme ce au moyen de quoi (δι’ οὗ) à l’égard de ce par quoi (ὑφ’ οὗ) : elle est en quelque sorte une cause productrice intermédiaire et imparfaite, au sens où elle meut tout en étant elle-même mue. Si elle est absente de la Physique, c’est en raison de sa fonction première : commentant le Timée, Proclus explique que la cause instrumentale désigne le principe directement moteur de la matière et de la forme, mais dont le statut est intermédiaire car son rôle moteur provient d’un principe supérieur. Par là, il désigne plus précisément l’Âme du monde, dont la motricité procède ultimement du Démiurge. On le voit, ces deux causes n’ont pas leur place dans la Physique, parce qu’elles font intervenir des principes supérieurs aux réalités naturelles en tant que naturelles : les Idées et le Démiurge. En résumé, la Physique s’occupe des formes dans la matière, les formes non séparées, et elle actualise la cognition en puissance de l’intellect qui se produit au moyen de la sensation et de la représentation. Autrement dit, elle vise à comprendre les formes dans la matière grâce aux modes de connaissance qui leur sont adaptés, sans faire appel à d’autres modes supérieurs de compréhension. En tant que partie de la philosophie, elle examine les principes nécessaires pour saisir le monde (sensible) dans lequel nous vivons, d’un point de vue qui lui est propre et immanent. Sur cette base, je voudrais examiner où Simplicius situe la Physique dans l’histoire de la philosophie, et en particulier dans l’histoire des principes de la nature, en prenant pour cadre la systématicité qu’il trouve chez les philosophes présocratiques. Il s’agira d’un côté de comprendre comment ces principes s’articulent à ceux privilégiés par les formes concurrentes de la physique, celles qui traitent des causes supérieures, et de l’autre de montrer en quoi les Présocratiques expliquent le développement à la fois historique et taxinomique du système physique du néoplatonisme tardif. [introduction p. 249-251] |
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Elle concerne \u00ab les principes de toutes les r\u00e9alit\u00e9s naturelles en tant que naturelles, c\u2019est-\u00e0-dire corporelles \u00bb. Par ces mots, Simplicius indique qu\u2019en tant que science des principes, la Physique se place dans une perspective immanente, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019approche (platonicienne) qui vise les principes transcendants des \u00eatres naturels.\r\n\r\nLe pr\u00e9sent trait\u00e9 a pour but d\u2019enseigner ce qui appartient en commun \u00e0 toutes les r\u00e9alit\u00e9s naturelles en tant qu\u2019elles sont naturelles, c\u2019est-\u00e0-dire corporelles. Ce qui leur est commun, ce sont les principes et leurs concomitants. Les principes sont les causes dites au sens propre et les causes accessoires. Selon eux [i.e. les P\u00e9ripat\u00e9ticiens], les causes sont la cause productrice et la cause finale, les causes accessoires la forme, la mati\u00e8re et, en g\u00e9n\u00e9ral, les \u00e9l\u00e9ments. 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